Commission de la conservation

La Commission de la conservation est créée en 1909 pour dispenser aux gouvernements canadiens des conseils scientifiques fondés sur les données les plus récentes sur la CONSERVATION des ressources humaines et naturelles.

Sir Clifford Sifton, homme politique
L'un des hommes politiciques les plus doués de son époque, Sifton est renommé surtout pour avoir fait des efforts afin de favoriser l'immigration pour la colonisation de l'Ouest (avec la permission des Biblioth\u00e8que et Archives Canada/PA-27943).

Commission de la conservation

La Commission de la conservation est créée en 1909 pour dispenser aux gouvernements canadiens des conseils scientifiques fondés sur les données les plus récentes sur la CONSERVATION des ressources humaines et naturelles. On reconnaît généralement les gaspillages qu'entraînent les méthodes courantes d'exploitation des ressources, et le mouvement pour la conservation commence à proposer des solutions de rechange, surtout aux États-Unis, où la première commission nationale voit le jour en 1908. On pousse le Canada à en faire autant en vue d'établir une politique continentale de la conservation.

 Deux dirigeants canadiens préoccupés de la protection de l'environnement répondent à cet appel, soit Clifford SIFTON et le premier ministre Wilfrid LAURIER, dont le gouvernement crée la commission canadienne.

Président de la commission jusqu'en 1918, Sifton en a toujours été l'âme dirigeante. Selon lui, on entend par conservation l'utilisation des ressources en vue du plus grand bien de tous les Canadiens. L'intérêt public exige une gestion judicieuse, mais une telle gestion nécessite à son tour une connaissance approfondie de la base de ressources. C'est cette connaissance que doit fournir la commission.

La commission se compose de 3 ministres du Cabinet fédéral, de 9 ministres provinciaux responsables des ressources naturelles dans leur province et de 20 membres à titre individuel, dont un professeur de chacune des provinces disposant d'une université. Elle comporte par la suite divers comités de travail chargés de l'étude des sept sujets suivants : les terres agricoles, l'eau et l'énergie hydraulique, la pêche, le gibier et les animaux à fourrure, les forêts, les mines et la santé publique.

Les résultats sont publiés dans quelque 200 ouvrages, rapports et articles scientifiques qui constituent le premier relevé à grande échelle des ressources canadiennes et des problèmes inhérents. Toutefois, les réalisations en politique publique ne sont pas aussi impressionnantes. Les gouvernements tardent à adopter les conseils de la commission et, tandis que d'autres organismes du gouvernement fédéral commencent à s'occuper de la gestion des ressources, la Commission de la conservation en vient à sembler superflue. Elle est dissoute en 1921.


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