Flames de Calgary

Les Flames de Calgary sont une franchise de la Ligue nationale de hockey située à Calgary, en Alberta. Les Flames ont remporté la Coupe Stanley en 1989.



Flames de Calgary
Les Flames de Calgary affrontant les Capitals de Washington (photo avec la permission des Flames de Calgary).

Les Flames de Calgary sont une franchise de la Ligue nationale de hockey située à Calgary, en Alberta. Les Flames ont remporté la Coupe Stanley en 1989.

Faits saillants sur les Flames de Calgary

Date de création : 1972 (en tant que Flames d’Atlanta), 1980 (en tant que Flames de Calgary)

Aréna : Scotiabank Saddledome

Couleurs de l’équipe : rouge, noir, or et blanc.

Victoires en Coupe Stanley : 1

Mascotte : Harvey the Hound

Flames d’Atlanta

L’équipe intègre la Ligue nationale de hockey en 1972 sous le nom des Flames d’Atlanta. Lors de la saison 1972‑1973, la LNH ajoute deux nouvelles équipes, dites d’expansion, en réponse à la création d’une ligue rivale, l’Association mondiale de hockey (AMH). Dans un contexte où les équipes de l’AMH se répandent un peu partout en Amérique du Nord, la LNH décide d’accroître également sa présence sur de nouveaux marchés. L’une de ces nouvelles équipes s’implante à New York afin d’utiliser le nouveau Nassau Veterans Memorial Coliseum, et devient les Islanders de New York. L’autre franchise s’installe à Atlanta, qui, elle aussi, peut s’enorgueillir d’un nouvel aréna, avec pour objectif de permettre à la LNH de s’implanter dans le sud des États‑Unis. Cette équipe devient ensuite les Flames d’Atlanta. Les Flames obtiennent de bons résultats pour une équipe d’expansion. Ils font leur première apparition en séries éliminatoires de la Coupe Stanley dès leur deuxième saison, mais sont balayés par les Flyers de Philadelphie lors de la première ronde. En huit saisons à Atlanta, les Flames atteignent les séries éliminatoires six fois, sans jamais toutefois franchir la première ronde.

Transfert à Calgary

Bien que l’équipe se montre compétitive sur la glace à Atlanta, la franchise perd de l’argent. La hausse des coûts de fonctionnement associée à une baisse des ventes de billets conduit Tom Cousins, le propriétaire des Flames, à vendre la franchise à un groupe dirigé par un homme d’affaires de Vancouver, Nelson Skalbania. En mai 1980, l’équipe est transférée à Calgary et devient les Flames de Calgary. Un an plus tard, Nelson Skalbania vend ses parts dans l’équipe à ses associés, un groupe d’hommes d’affaires de Calgary comprenant Byron et Daryl « Doc » Seaman, Harley Hotchkiss, Norman Green, Ralph Scurfield et Norman Kwong.

Les Flames jouent leurs trois premières saisons à Calgary au Corral Stampede, qui peut accueillir à peine plus de 7 000 partisans. Lorsque la ville de Calgary lance sa candidature pour les Jeux olympiques d’hiver de 1988, il est clair qu’un aréna plus grand sera nécessaire pour accueillir les épreuves. En 1983, les Flames de Calgary commencent à jouer au nouvel Olympic Saddledome devant 17 000 partisans.

Lors de leur première saison à Calgary, les Flames atteignent les demi‑finales des séries éliminatoires avant d’être battus par les North Stars du Minnesota. Au cours des années suivantes, ils arrivent systématiquement en séries éliminatoires, en éprouvant toutefois les plus grandes difficultés à surmonter la première ronde. En 1983 et en 1984, ils jouent la finale de division, en étant battus à chaque fois par leurs rivaux provinciaux, les Oilers d’Edmonton.

Lors de l’introduction de « Harvey the Hound » en 1984, Calgary devient la première équipe de la LNH dotée d’une mascotte officielle. Harvey the Hound demeure l’une des mascottes des équipes de la ligue les plus facilement reconnaissables et les plus aimées des partisans. L’un des moments les plus mémorables entourant la mascotte des Flames survient en 2003, alors que, debout derrière le banc des visiteurs, elle nargue l’entraîneur des Oilers d’Edmonton, Craig MacTavish. Énervé par les quolibets, ce dernier arrache la fameuse langue pendante rouge de la mascotte et la jette dans la foule.

Domination (1985‑1990)

Au milieu des années 1980, le directeur général, Cliff Fletcher, construit une équipe gagnante qui remet en cause la domination des Oilers d’Edmonton. Les matchs des séries éliminatoires connues sous l’appellation de « batailles de l’Alberta » deviennent légendaires, notamment lors de la série de 1986 au cours de laquelle les Flames dominent les Oilers favoris en sept matchs. Le but décisif survient alors que le défenseur des Oilers, Steve Smith, détourne accidentellement la rondelle dans son propre filet. Cette année-là, les Flames atteignent la finale de la Coupe Stanley, qu’ils perdent contre les Canadiens de Montréal quatre matchs à un.

En 1988‑1989, Calgary atteint les séries éliminatoires avec 117 points, le meilleur total de toutes les équipes de la LNH et le meilleur total jamais atteint par les Flames. L’équipe, dirigée par le défenseur Al MacInnis et comprenant des vedettes comme Joe Mullen, Doug Gilmour et Joe Nieuwendyk, est prête à venger sa défaite en finale trois ans plus tôt.

Après un premier tour des séries éliminatoires épuisant au cours duquel les Flames battent de justesse les Canucks de Vancouver, l’équipe de Calgary est lancée. Elle écrase les Kings de Los Angeles de Wayne Gretzky en quatre matchs et se débarrasse assez facilement des Blackhawks en cinq pour obtenir le droit de croiser à nouveau la route des Canadiens de Montréal en finale. Cette fois, les Flames défont les Canadiens en six matchs, devenant la seule équipe en visite à remporter la Coupe Stanley lors d’un match contre les Canadiens au Forum de Montréal.

Al MacInnis remporte le trophée Conn Smythe en tant que joueur le plus utile des séries éliminatoires, devenant ainsi le premier défenseur à dominer le pointage des séries éliminatoires de la LNH avec 31 points. Le légendaire Lanny McDonald, l’un des joueurs les plus aimés des partisans, soulève la Coupe Stanley pour la première fois, après ce qui aura été son dernier match en LNH avant sa retraite. Cinq joueurs de l’équipe championne ont depuis été intronisés au Temple de la renommée du hockey.

Sonia Scurfield, l’une des propriétaires de l’équipe, devient la première Canadienne à voir son nom gravé sur la coupe.

Temps difficiles (1991‑2003)

Dans les années 1990, l’équipe ne connaît pas un grand succès en séries éliminatoires. En 1992, les Flames n’atteignent pas les séries éliminatoires pour la première fois depuis leur départ d’Atlanta. Dans la première partie de la décennie, l’équipe ne réussit pas à dépasser la première ronde des séries éliminatoires; pire encore, entre 1996‑1997 et 2002‑2003, elle n’atteint même pas ce stade. L’émergence de Jarome Iginla comme véritable vedette après ses débuts en 1996‑1997 constitue l’une des rares satisfactions pour les Flames durant cette période. Lors de la saison 2001‑2002, Jarome Iginla remporte simultanément le trophée Art‑Ross et le trophée Maurice‑Richard, alors que son équipe échoue une nouvelle fois à atteindre les séries éliminatoires.

Retour à la finale de la Coupe Stanley (2004)

En 2003‑2004, Jarome Iginla décroche un deuxième trophée Maurice‑Richard en devenant meilleur buteur de la ligue en saison régulière avec 41 buts. Cette fois, la réussite de son équipe est à la hauteur de sa réussite personnelle. Sous la direction de l’Albertain Darryl Sutter et soutenue par une saison étincelante de son gardien Miikka Kiprusoff, la franchise de Calgary atteint à nouveau les séries éliminatoires en 2003‑2004.

Une fois les séries éliminatoires atteintes, les Flames connaisse un parcours qui va fédérer derrière eux tous les partisans canadiens. Classés sixièmes de l’Association de l’Ouest à la fin de la saison, ils n’ont l’avantage de la glace lors d’aucune des rondes des séries éliminatoires. Pour atteindre la finale, ils doivent commencer par battre les trois équipes les mieux classées de l’Association : Vancouver, Detroit et San Jose.

La série contre Vancouver s’avère une âpre bataille en sept matchs au cours de laquelle Calgary finit par l’emporter en prolongation du septième match. Les Flames battent ensuite l’éternelle puissance de la LNH, les Red Wings de Detroit, en six matchs, Miikka Kiprusoff réalisant deux blanchissages consécutifs pour mettre un terme à la série. Les Sharks de San Jose se montrent également incapables de déjouer le gardien de l’équipe de Calgary lors de la finale d’Association, ne marquant qu’un seul but lors des deux derniers matchs de la série en six. L’attaquant des Flames Martin Gélinas marque le but qui permet à son équipe de remporter la série à chacune des trois premières rondes.

En finale de la Coupe Stanley, les Flames rencontrent le Lightning de Tampa Bay qui en est à sa première apparition lors de cette ronde décisive. Bien que les deux équipes ne se soient jamais croisées auparavant lors des séries éliminatoires, cette opposition en finale devient rapidement électrisante, une intensité émotionnelle mise en évidence par la bagarre qui éclate lors du troisième match de la série entre Jarome Iginla et Vincent Lecavalier, deux des joueurs les plus talentueux sur la glace. La série marquée par le tempérament bouillant des protagonistes et par nombre de controverses s’avère passionnante. Lors de la troisième période du sixième match, les Flames semblent sur le point de mettre la main sur la Coupe Stanley à domicile lorsque le patin de Martin Gelinas dévie la rondelle; toutefois, dans une décision controversée, les arbitres estiment que le gardien de Tampa Bay, Nikolai Khabibulin, a arrêté le but et les Flames finissent par perdre en prolongation. Finalement, la franchise de Calgary va perdre le septième match à Tampa Bay avec un score de 2 à 1.

Alors que le nombre de spectateurs assistant aux matchs à domicile des Flames était en baisse depuis pratiquement une décennie, l’excellent parcours de la formation durant la saison 2003‑2004 suscite la passion d’une nouvelle génération de partisans. Les ventes de chandails de l’équipe atteignent des niveaux record en 2004 et, les saisons suivantes, les matchs au Saddledome se jouent régulièrement à guichet fermé. 

Depuis 2005

Après le lock‑out de la LNH de 2004‑2005, les Flames se montrent incapables de répéter leur succès précédent en séries éliminatoires. Lors de la saison 2005‑2006, ils terminent premiers de leur division, Miikka Kiprusoff remportant, cette année‑là, le trophée Vézina du meilleur gardien. Les Flames, toutefois, sont éliminés en première ronde des séries éliminatoires par les Mighty Ducks d’Anaheim. Au cours des trois saisons suivantes, ils perdent systématiquement en ronde d’ouverture des séries éliminatoires, obtenant des résultats encore plus mauvais par la suite, puisqu’entre 2009‑2010 et 2013‑2014, ils ne réussissent jamais à atteindre les séries.

En 2013, juste avant la date limite des échanges, le directeur général Jay Feaster échange Jarome Iginla, meilleur buteur de l’équipe de tous les temps et véritable incarnation de la franchise, aux Penguins de Pittsburgh, contre deux espoirs universitaires et un choix de premier tour au repêchage. Le défenseur Jay Bouwmeester est également échangé juste avant la date limite, tandis que le gardien Miikka Kiprusoff prend sa retraite avant le début de la saison suivante. La franchise de Calgary entre alors officiellement dans une phase de reconstruction.

Sous la houlette de l’entraîneur Bob Hartley, les Flames se forgent une identité d’équipe qui travaille dur. Grâce à des repêchages astucieux et à une politique de formation pertinente, l’équipe est renforcée par l’arrivée de jeunes joueurs talentueux, dont Johnny Gaudreau, Sean Monahan et Sam Bennett. Lors de la saison 2014‑2015, non seulement les Flames obtiennent des résultats allant au‑delà des attentes en revenant en séries éliminatoires, mais la franchise de Calgary remporte également sa première série éliminatoire depuis 2004. En 2015, le trio à la ligne bleue de l’équipe, comprenant Mark Giordano et TJ Brodie, est renforcé par l’arrivée de Dougie Hamilton, ce qui en fait l’un des groupes de défenseurs les plus solides de la ligue.

Depuis les séries de 2015, toutefois, les Flames peinent à atteindre une constance. En 2015-2016, l’équipe de Calgary rate les séries éliminatoires par 10 ans, et Bob Hartley est remplacé la saison suivante par Glen Gulutzan en tant qu’entraîneur en chef. La seule consolation de l’équipe après cette saison décevante est la possibilité d’acquérir le joueur avant Matthew Tkachuk au sixième tour du repêchage de la LNH en 2016.

La saison suivante (2016-2017), les Flames se rendent jusqu’aux séries éliminatoires, mais sont promptement éliminés par les Ducks de Anaheim en quatre matchs. Forte d’un alignement jeune et dynamique, suppléé après la fin de saison par le défenseur Travis Hamonic, le gardien Mike Smith et l’avant aguerri Jaromir Jagr, l’équipe semble prête à la victoire en 2017-2018. Malgré tous leurs efforts, les Flames connaissent une saison désastreuse et manquent les séries pour la septième fois en neuf saisons. Pour remédier à la situation, les Flames font d’importants changements de personnel et embauchent Bill Peter en tant qu’entraîneur en chef; il s’agit de leur troisième depuis 2012. Le défenseur étoile Dougie Hamilton est également échangé aux Hurricanes de la Caroline contre le défenseur Noah Hanifin (le cinquième jouer repêché dans la LNH en 2015) dans le cadre d’une entente touchant cinq joueurs.

Les Flames restent la propriété d’un groupe de cinq investisseurs locaux. En 2017, le magazine Forbes estime la valeur du club à 430 millions de $ US.

Membres des Flames de Calgary intronisés au Temple de la renommée du hockey

Nom

Poste

Année d’intronisation 

Lanny McDonald

Ailier droit

1992

Bob Johnson

Entraîneur

1992

Joseph Mullen

Ailier droit

2000

Grant Fuhr

Gardien de but

2003

Cliff Fletcher

Directeur général

2004

Harley Hotchkiss 

Propriétaire, gouverneur

2006

Al MacInnis

Défenseur

2007

Brett Hull

Ailier droit

2009

Daryl Seaman

Propriétaire

2010

Joe Nieuwendyk

Centre

2011

Doug Gilmour

Centre

2011

Bill Hay

Président, chef de la direction

2015

Phil Housley

Défenseur

2015

Pat Quinn

Défenseur

2016 (intronisé dans la catégorie des bâtisseurs)

Sergei Makarov

Ailier droit

2016

Martin St. Louis

Ailier droit

2018

 

Résultats des Flames de Calgary en finale de la Coupe Stanley

Finale 2004 de la Coupe Stanley

Flames de Calgary contre Lightning de Tampa Bay

Match 1 : Calgary 4 – Tampa Bay 1

Match 2 : Tampa Bay 4 – Calgary 1

Match 3 : Calgary 3 – Tampa Bay 0

Match 4 : Tampa Bay 1 – Calgary 0

Match 5 : Calgary 3 – Tampa Bay 2 (après prolongation)

Match 6 : Tampa Bay 3 – Calgary 2 (après prolongation)

Match 7 : Tampa Bay 2 – Calgary 1

Le Lightning de Tampa Bay remporte la série 4‑3 et la Coupe Stanley.

Finale 1989 de la Coupe Stanley

Flames de Calgary contre Canadiens de Montréal

Match 1 : Calgary 3 – Montréal 2

Match 2 : Montréal 4 – Calgary 2

Match 3 : Montréal 4 – Calgary 3 (après prolongation)

Match 4 : Calgary 4 – Montréal 2

Match 5 : Calgary 3 – Montréal 2

Match 6 : Calgary 4 – Montréal 2

Les Flames de Calgary remportent la série 4‑2 et la Coupe Stanley.

Finale 1986 de la Coupe Stanley

Flames de Calgary contre Canadiens de Montréal

Match 1 : Calgary 5 – Montréal 2

Match 2 : Montréal 3 – Calgary 2 (après prolongation)

Match 3 : Montréal 5 – Calgary 3

Match 4 : Montréal 1 – Calgary 0

Match 5 : Montréal 4 – Calgary 3

Les Canadiens de Montréal remportent la série 4‑1 et la Coupe Stanley.


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