Kenora

Kenora, Ontario, constituée en tant que ville en 2000, population de 15 096 habitants (recensement de 2016), de 15 348 (recensement de 2011). La ville de Kenora est située sur le bord du lac des Bois, à 50km à l’est de la frontière du Manitoba. La ville est le résultat de l’amalgame de trois anciens villages : Kenora (constitué en 1892), Jaffray Melick (constitué en 1988) et Keewatin (constitué en 1908).



Colonisation

Kenora est située sur le territoire traditionnel des Ojibwés. Parmi les premiers Européens établis dans la région du lac des Bois, on trouve l’explorateur et marchand de fourrures Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye. Un groupe dirigé par La Vérendrye construit le Fort Saint-Charles dans la partie nord-ouest du lac (maintenant le Minnesota) en 1732.

Ce qui est le site actuel de Kenora est incorporé en tant que village manitobain en 1882 sous le nom de Rat Portage, lors d’un conflit frontalier avec l’Ontario. Dix ans plus tard, Rat Portage est constitué en vertu de la loi de l’Ontario. Le village est renommé Kenora en 1905. Le nom est dérivé de Keewatin, Norman et Rat Portage, des communautés interdépendantes qui étaient regroupées autour du lieu où le lac se déverse dans la rivière Winnipeg.

Développement et économie

Kenora doit sa croissance à son site pittoresque situé sur une importante voie d’eau internationale. La dépendance traditionnelle des Ojibwés à l’égard du poisson et du riz sauvage continue tout le long de l’ère de la traite des fourrures. Autour de 1836, la Compagnie de la Baie d’Hudson établit un poste de traite à côté de ce qui est aujourd’hui la ville de Kenora.

La construction du chemin de fer du Canadien Pacifique (CP), qui débute aux environs de 1880, favorise l’industrie du bois, les bateaux à vapeur et à aubes, l’exploitation de mines d’or, l’industrie de la pêche, le développement hydroélectrique et la meunerie. Les hydravions et la route transcanadienne contribuent à l’augmentation du trafic estival. L’économie de Kenora est basée sur les soins de santé, les services publics, le tourisme, la construction, la fabrication industrielle, et l’industrie du bois. Les propriétaires de chalets, dont un bon nombre vient du Manitoba voisin et du Midwest américain, doublent la population de Kenora durant l’été. Les réserves avoisinantes abritent une importante population ojibwée.


Lecture supplémentaire

  • F. Mead, ed, Through the Kenora Gateway (1981); F.E. Jackson, North Wind Blowing Backwards (1977).