Immigration économique au Canada

La prospérité actuelle et future du Canada dépend du recrutement d’immigrants. Les nouveaux arrivants peuvent en effet combler les pénuries de main-d’œuvre, créer de nouvelles entreprises et investir dans l’économie canadienne. Les immigrants économiques, qui peuvent être des employés ou des employeurs, deviennent généralement des résidents permanents du Canada. Ce groupe n’inclut pas les nombreux travailleurs étrangers temporaires qui contribuent à l’économie canadienne.

Les immigrants économiques sont pour le Canada une source de nouveaux talents, d’innovation, de nouvelles familles et d’investissements financiers. Ils enrichissent aussi la culture, le patrimoine et le développement du pays, en plus de contribuer au progrès technologique, à la productivité et à la croissance économique. Des études montrent que les nouveaux arrivants n’ont que peu ou pas d’effets négatifs sur le salaire des autres travailleurs canadiens.

Le recensement de 2016 dénombre 2 994 130 immigrants économiques au Canada, ce qui représente environ la moitié du nombre total d’immigrants (5 703 615). (Voir aussi Immigration au Canada.)

La prospérité actuelle et future du Canada dépend du recrutement d’immigrants. Les nouveaux arrivants peuvent en effet combler les pénuries de main-d’œuvre, créer de nouvelles entreprises et investir dans l’économie canadienne. Les immigrants économiques, qui peuvent être des employés ou des employeurs, deviennent généralement des résidents permanents du Canada. Ce groupe n’inclut pas les nombreux travailleurs étrangers temporaires qui contribuent à l’économie canadienne. Les immigrants économiques sont pour le Canada une source de nouveaux talents, d’innovation, de nouvelles familles et d’investissements financiers. Ils enrichissent aussi la culture, le patrimoine et le développement du pays, en plus de contribuer au progrès technologique, à la productivité et à la croissance économique. Des études montrent que les nouveaux arrivants n’ont que peu ou pas d’effets négatifs sur le salaire des autres travailleurs canadiens. Le recensement de 2016 dénombre 2 994 130 immigrants économiques au Canada, ce qui représente environ la moitié du nombre total d’immigrants (5 703 615). (Voir aussi Immigration au Canada.)


Photo des documents de résidence permanente
"Make a Landing on Peace Bridge" de Morgan sur Flickr sous licence CC BY 2.0.

Contexte

La Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, adoptée en 2001, énonce les objectifs du Parlement quant à la politique d’immigration du Canada. Essentiellement, celle-ci vise à « favoriser le développement économique et la prospérité du Canada » afin que « toutes les régions puissent bénéficier des avantages économiques découlant de l’immigration ». Le gouvernement fédéral est responsable des politiques d’immigration, et ce, principalement par l’entremise d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Ce ministère fixe les cibles du nombre de nouveaux arrivants et les révise chaque année à l’automne. Pour ce faire, il consulte notamment les différentes industries, les provinces et territoires, les fournisseurs de services d’établissement et d’autres partenaires. (Voir aussi Politique d’immigration québécoise.)

L’immigration économique permet au Canada d’assurer la croissance de sa population générale et de sa population active. La population canadienne est en effet vieillissante et connaît un faible taux de fécondité (c’est-à-dire le nombre d’enfants par femme). Un Canadien sur cinq est né à l’étranger, ce qui représente le plus haut taux parmi les pays du G7. En tout, les immigrants représentent environ 71 % de l’accroissement de la population du Canada. En 2018-2019, le Canada connaît une croissance démographique de 1,4 %, soit la plus élevée parmi les pays du G7. La source principale de cette croissance est l’immigration. D’ici 2040, on prévoit que les immigrants seront responsables de toute la croissance démographique du Canada ou presque. Les immigrants économiques sont généralement plus jeunes que les personnes nées au pays, ce qui réduit le vieillissement de la population active canadienne. En 1971, le Canada comptait 6,6 personnes en âge de travailler pour chaque personne âgée. En 2012, ce nombre est tombé à 4,2, et on prévoit qu’il sera à 2,0 d’ici 2036, lorsque 5 millions de Canadiens prendront leur retraite.

Le Canada n’est pas le seul pays à vouloir attirer de nouveaux talents. D’autres pays industrialisés, comme les États-Unis, cherchent aussi des immigrants qualifiés, tout comme les marchés émergents, par exemple le Brésil et l’Inde. En 2005, 22 % des pays avaient adopté des politiques visant à accueillir rapidement les immigrants hautement qualifiés. En 2015, cette valeur avait grimpé à 44 %.

Comment le Canada sélectionne-t-il ses immigrants?

L’immigration économique est l’une des nombreuses catégories d’immigration au pays. Bien qu’elle mène elle aussi à une résidence permanente, elle se distingue de la réunification des familles, du statut de réfugié et de la protection humanitaire. Avant de déménager au Canada et de décrocher un emploi, les immigrants doivent demander un visa de résident permanent auprès d’IRCC. Le Canada utilise un système de points pour sélectionner les travailleurs immigrants et accorde la priorité à ceux qui ont un bon capital humain, une formation au Canada et un emploi réservé.

Le gouvernement du Canada crée son premier système de points en 1967. (Voir Immigration au Canada). Il le réforme en 1993, à la suite d’un retard accumulé important qui cause un temps d’attente de plus de cinq ans.

En 2015, le gouvernement met sur pied le système électronique Entrée express, qui accélère le processus pour les immigrants qualifiés qui ont de l’expérience de travail au Canada ou ont un emploi réservé. Ce système attire donc de plus en plus les travailleurs temporaires et les étudiants internationaux déjà au pays (voir  Programmes des travailleurs étrangers temporaires du Canada). Entrée express propose trois programmes principaux aux travailleurs hautement qualifiés qui désirent immigrer au Canada. (Parmi les travailleurs hautement qualifiés, on trouve par exemple les médecins, les programmeurs et les architectes.)

Programme

Personnes concernées

Programme des travailleurs qualifiés (fédéral)

Travailleurs qualifiés ayant de l’expérience de travail à l’étranger et qui désirent immigrer définitivement au Canada.

Programme des travailleurs de métiers spécialisés (fédéral)

Travailleurs qualifiés qui souhaitent devenir des résidents permanents.

Catégorie de l’expérience canadienne

Travailleurs qualifiés qui ont de l’expérience de travail au Canada et qui souhaitent devenir des résidents permanents.


Les aspirants immigrants doivent remplir leur demande pour faire partie d’un bassin de candidats souhaitant s’installer au Canada. Le système de points d’Entrée express se base sur de nombreux facteurs pour classer ces demandes. Il tient notamment compte des compétences, de l’expérience de travail, des aptitudes linguistiques et de la formation. Le système peut aussi attribuer des points pour d’autres facteurs, comme le fait d’avoir une offre d’emploi ou d’avoir un frère ou une sœur vivant au Canada. IRCC met de l’avant ces facteurs puisqu’ils augmentent les chances d’une intégration rapide à la société canadienne et d’une bonne participation à l’économie. Le ministère délivre ensuite un certain nombre de visas à ceux qui ont été sélectionnés, en fonction de cibles annuelles prédéterminées.

Possibilités et défis

Bien des gens considèrent Entrée express comme un processus plus objectif que les systèmes de gestion de l’immigration d’autres pays puisqu’il se base sur des caractéristiques observables. Entrée express remplace un ancien système qui en a mécontenté plus d’un. Celui-ci, basé sur le principe du « premier arrivé, premier servi », était moins prévisible et adoptait un rythme de traitement des dossiers dépendant de l’économie. Les défenseurs du système de points actuel affirment qu’il est exempt de préjugés. Ils soulignent notamment le fait que ni l’ethnie ni le pays d’origine n’ont de rôle à jouer dans le processus de sélection.

Cependant, certains chercheurs relèvent plusieurs enjeux d’équité et de justice liés à Entrée express et au système de points.

Tout d’abord, le fait d’être sélectionné ne garantit en rien un emploi. Le Canada accueille plus d’immigrants hautement qualifiés que le nombre de personnes qu’il est en mesure d’intégrer rapidement au marché du travail. Ceci est principalement dû au fait qu’il ne reconnaît pas beaucoup de titres de compétences étrangers, surtout dans les domaines de la médecine (générale, dentaire et vétérinaire). Lorsqu’ils se heurtent à ce problème, les nouveaux arrivants se trouvent incapables de mettre à profit les compétences et la formation pour lesquelles ils ont été sélectionnés. Ils doivent alors trouver un autre travail ou retourner sur les bancs d’école. Bon nombre d’entre eux se tournent donc vers des « emplois de subsistance », sans réussir à s’épanouir sur le plan personnel ou professionnel. Enfin, la connaissance de l’une ou l’autre des langues officielles du Canada peut aussi représenter une barrière à l’application de leurs compétences : dans certains cas, les immigrants pourraient sembler moins qualifiés que la population générale. Toutefois, le temps referme généralement cet écart lorsque la maîtrise de l’anglais ou du français s’améliore.

Ensuite, le processus d’immigration nécessite beaucoup de temps et d’argent. Les délais de traitement des demandes sont encore relativement longs, et les frais d’administration sont des obstacles pour bien des gens, en plus d’être non remboursables et de n’offrir aucune garantie.

Finalement, selon une politique d’inadmissibilité pour des raisons médicales, IRCC refuse certains candidats en raison de leurs problèmes de santé ou de ceux de leurs enfants. Cette politique est vivement critiquée comme étant discriminatoire sur le plan des capacités.


Mots clés : Immigration économique

Capital humain

L’expérience, les compétences et l’éducation d’individus représentées sous la forme d’une ressource économique.

Pays du G7

L’Allemagne, le Canada, les États‑Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume‑Uni, c’est‑à‑dire les sept pays ayant les économies les plus industrialisées.