SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère)

Le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), une MALADIE infectieuse récemment identifiée, est causée par un coronavirus. Ce type de virus, ainsi nommé en raison de la couronne ou du halo qui l'entoure, entraîne habituellement des affections bénignes, comme le rhume.

SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère)

Le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), une MALADIE infectieuse récemment identifiée, est causée par un coronavirus. Ce type de virus, ainsi nommé en raison de la couronne ou du halo qui l'entoure, entraîne habituellement des affections bénignes, comme le rhume. Le coronavirus qui provoque le SRAS est plus virulent et était demeuré inconnu jusqu'à ce qu'on soit témoin d'une épidémie mondiale de cette maladie en 2002-2003.

Le VIRUS du SRAS se propage par la voie des gouttelettes respiratoires lors de contacts étroits avec une personne infectée qui tousse ou éternue. Par contacts étroits, on entend le fait de vivre avec une personne infectée, de lui prodiguer des soins ou d'être en contact physique avec elle. Le virus peut également se propager d'autres façons que l'on ne connaît pas encore. La période d'incubation, soit la période qui s'écoule entre l'exposition au virus et les signes des premiers symptômes, est de 2 à 7 jours, mais peut également être aussi longue que 14 jours dans certains cas. Le SRAS n'est pas censé être contagieux avant l'apparition des symptômes.

Le SRAS se manifeste tout d'abord sous la forme d'une forte fièvre (température supérieure à 38º C). Les personnes infectées présentent un mal de tête, des douleurs musculaires, un essoufflement, une toux sèche et de la diarrhée. Parce que les symptômes du SRAS ressemblent à ceux d'autres infections respiratoires, comme la GRIPPE, il est difficile de diagnostiquer cette maladie. Un test de diagnostic rapide n'étant pas disponible, les médecins identifient les cas possibles en se basant sur la présence combinée d'une forte fièvre et d'autres symptômes, et sur des radiographies pulmonaires indiquant une détresse respiratoire pouvant correspondre à celle causée par le SRAS. Il n'y a pas de traitement particulier contre le virus du SRAS, les personnes qui en sont atteintes sont traitées de la même façon que les patients souffrant d'une pneumonie virale. Dans certains cas, le SRAS entraîne la mort. À l'heure actuelle, il n'existe pas de remède ou de vaccin contre le SRAS, mais des scientifiques du monde entier, y compris ceux du Canada, testent des médicaments antiviraux comme traitements possibles et travaillent actuellement à la mise au point d'un vaccin.

Le premier cas de SRAS a été signalé en Chine le 20 novembre 2002. Le virus s'est ensuite répandu dans plus de 20 pays dont le Canada. En raison de la facilité avec laquelle les gens se déplacent dans le monde entier, cette nouvelle maladie infectieuse s'est propagée rapidement. La propagation du SRAS entre humains a pris fin en juillet 2003. Durant la période de l'épidémie, soit du 1er novembre 2002 au 31 juillet 2003, 8096 personnes ont été infectées par le SRAS; de ce nombre, 774 y ont succombé, d'après l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Au Canada, l'épidémie a débuté en mars 2004 parmi les personnes qui avaient voyagé à Hong Kong. Durant cette période, des milliers de Canadiens et de Canadiennes ont été placés en quarantaine et l'OMS a émis un avis aux voyageurs en partance pour Toronto. Au total, 251 Canadiens ont été infectés par le SRAS et 43 en sont morts. Au début de 2004, la Chine a signalé une nouvelle flambée du SRAS, que le pays a toutefois réussi à contenir à l'intérieur de ses frontières.

L'origine du SRAS est incertaine. Cependant, les scientifiques de l'OMS ont lié cette maladie à la civette, membre de la famille des mangoustes, qui constitue un délice culinaire dans certaines régions de la Chine et peut être porteuse du virus du SRAS.


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