Fermières unies de l'Alberta

Les Fermières unies de l’Alberta (UFWA) est la première organisation provinciale d’agricultrices en Alberta. D’abord fondée en 1915 à titre d’organisation auxiliaire des Fermiers unis de l’Alberta, les Fermières unies de l’Alberta est devenue une organisation distincte en 1916. Elle est devenue le Syndicat des fermières de l’Alberta (FWUA) en 1949 et le Women of Unifarm (Femmes d’Unifarm) en 1970, avant d’être dissoute en 2000.

Les Fermières unies de l’Alberta (UFWA) est la première organisation provinciale d’agricultrices en Alberta. D’abord fondée en 1915 à titre d’organisation auxiliaire des Fermiers unis de l’Alberta, les Fermières unies de l’Alberta est devenue une organisation distincte en 1916. Elle est devenue le Syndicat des fermières de l’Alberta (FWUA) en 1949 et le Women of Unifarm (Femmes d’Unifarm) en 1970, avant d’être dissoute en 2000.


Conseil d’administration des Fermières unies de l’Alberta

Fondation

L’organisation des Fermières unies de l’Alberta (UFWA) est fondée en 1915 à titre d’organisation auxiliaire des Fermiers unis de l’Alberta. Ses membres se rassemblent lors du congrès de 1916 pour faire des Fermières unies de l’Alberta une organisation distincte ayant sa propre constitution et sa propre direction. Vers 1915, de nombreux groupes locaux de femmes sont déjà en place avec des noms distincts, des buts et des procédures qui leur sont propres. L’organisation provinciale tire profit des expériences des femmes faisant partie des groupes locaux, et des procédures déjà élaborées pour les Fermiers unis de l’Alberta, afin de créer une organisation hautement centralisée dont la plupart des initiatives locales sont canalisées et dirigées vers un bureau central et l’organe exécutif provincial. Un programme annuel, décrivant le contenu et la structure des réunions mensuelles, est élaboré à l’échelle provinciale et fidèlement suivi par les groupes locaux. En 1920, on ajoute un bulletin d’information à chaque sujet mensuel.

Objectifs

En 1916 sont mis sur pied trois comités provinciaux axés sur la santé, l’éducation et le travail des jeunes et représentant le « bien-être collectif » et les centres d’intérêt pour l’« amélioration de la vie rurale » de l’organisation. D’autres comités s’ajoutent au fil des ans au fur et à mesure que le groupe étend ses intérêts au statut juridique des femmes et des enfants, aux stratégies commerciales des entreprises, à la sécurité sur les fermes et aux préoccupations environnementales. Des problèmes tels que les droits de propriété pour les agricultrices, le droit de procréation, l’économie et le marketing agricoles, le stress vécu dans les familles d’agriculteurs, la garde d’enfants en régions rurales, l’accès à des soins médicaux abordables, le dépeuplement des zones rurales et la perte d’écoles et de services amènent l’organisation à exercer des pressions et à promouvoir ses activités pendant des décennies. Ce travail militant permet à l’organisation de se faire respecter en tant que porte-parole des communautés rurales. Les femmes, toutefois, ne sont pas autorisées à présenter une pétition au Parlement ou à l’Assemblée législative provinciale sur quelque question que ce soit sans obtenir l’appui du conseil des Fermiers unis de l’Alberta. Ce lien avec l’organisation composée d’hommes subsistera pendant toute l’histoire de l’organisation, même si celle-ci change de nom et de centre d’intérêt.

Conseil d’administration des Fermières unies de l’Alberta

Les Fermières unies de l’Alberta est à l’origine d’innovations telles que le ministère provincial de la Santé et le projet d’un hôpital municipal, le Junior Branch for Young People, la Semaine des jeunes fermiers à l’Université de l’Alberta, la Semaine des fermières au Olds Agricultural College, ainsi que le premier « Egg and Poultry Pool » (mise en commun des œufs et des poules pondeuses) fondé au Canada et le premier chautauqua rural en Alberta. Les membres obtiennent des changements dans la législation touchant le crédit destiné aux jeunes fermières, la réforme sur l’impôt, les allocations versées aux mères et les pensions des veuves. L’organisation joue un rôle important dans les élections qui portent les Fermiers unis de l’Alberta au pouvoir de 1921 à 1935, comme elle l’a fait dans la campagne qui aboutit au droit de vote des femmes albertaines en 1916. (Voir Droit de vote des femmes au Canada.)

Le saviez-vous ?

La première présidente de l’organisation, Irene Parlby, devient la première femme en Alberta à être nommée au poste de ministre du cabinet au Canada après avoir remporté un siège lors de l’élection de 1921. (Voir aussi Cabinet; Irene Parlby et les Fermiers unis de l’Alberta.)


Eugénisme

Le soutien des Fermières unies de l’Alberta à l’eugénisme est sans doute sa position la plus controversée. L’organisation soutient la stérilisation des individus et les lois eugéniques. En 1928, l’Alberta adopte une loi sur la stérilisation sexuelle. Cette loi permet la stérilisation sexuelle des détenus qui doivent être libérés des hôpitaux psychiatriques. Cette loi est abrogée en 1978.

Syndicat des fermières de l’Alberta

En 1949, les Fermières unies de l’Alberta devient le Farm Women’s Union of Alberta (Syndicat des fermières de l’Alberta. ou FWUA). On compte parmi les réalisations importantes du FWUA le lancement d’un magazine destiné aux agricultrices et la création d’un camp de formation au commandement (Goldeye Camp) pour les jeunes dans les contreforts des Rocheuses. En 1970, en raison d’une autre fusion organisationnelle, cette fois avec l’Alberta Federation of Agriculture, Unifarm voit le jour et l’organisation destinée aux femmes choisit le nom de « Women of Unifarm ». Notons parmi les réalisations majeures de cette période, le Matrimonial Property Act, loi qui traite les femmes sur un pied d’égalité en matière de répartition des biens matrimoniaux et l’introduction de la Semaine de la sécurité agricole et de la Farm Safety Hike qui permettent d’obtenir de la reconnaissance internationale pour l’organisation. (Voir aussi Droit de la famille au Canada.) L’organisation est dissoute en 2000 à cause de la diminution du nombre de membres et des ressources.