Muriel Millard

Muriel Millard, chanteuse, comédienne, danseuse et auteure-compositrice (née le 3 décembre 1922 à Montréal, Québec; décédée le 30 novembre à Montréal). Surnommée« miss music-hall », Muriel Millard est une célèbre chanteuse québécoise de cabaret.

Muriel Millard

Muriel Millard, chanteuse, comédienne, danseuse et auteure-compositrice (née le 3 décembre 1922 à Montréal, Québec; décédée le 30 novembre à Montréal). Surnommée« miss music-hall », Muriel Millard est une célèbre chanteuse québécoise de cabaret. Elle a mené une brillante carrière à la radio et à la télévision, puis comme artiste peintre. Elle est mieux connue comme l’auteure de la chanson Dans nos vieilles maisons (1961), un classique québécois du temps des fêtes qui a été repris par plusieurs artistes dont René Simard, Aglaé et La Bottine souriante. La chanson a été intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens en 2007.

Les débuts remarquables d'une lounge carrière artistique

Encore adolescente, Millard remporte le concours des « Jeunes talents Catelli » à la radio de CKAC à Montréal en 1938, et connaît un grand succès avec la chanson française « Y a pas de cerises en Alaska » en 1942, ce qui lui assure une grande célébrité. Elle effectue aussi une tournée au Québec avec la troupe de l'impresario Jean Grimaldi. À cette époque, elle présente surtout des imitations de chanteuses françaises comme Joséphine Baker, Lucienne Boyer, Mireille et Mistinguett. Entre 1943 et 1945, elle se produit au cabaret Old Europe à New York. En 1945, elle fait ses débuts au Théâtre National à Montréal sous la direction de Rose Ouellette (La Poune), et l'année suivante, à la radio de CKAC dans Le Gala humoristique et musical à la salle paroissiale. Sa grande popularité sur les ondes lui vaut d'être désignée reine de la radio en 1950 par l'hebdomadaire Radiomonde.

La reine du music-hall québécois

Suivent en 1952 des tournées en Nouvelle-Angleterre et au Québec, ainsi qu'en Corée et au Japon pour les Forces armées. Durant ces années, elle chante beaucoup dans les cabarets du Québec et jusqu'en Floride. Elle se fait entendre à la télévision de la SRC dans « Feux de joie », « Music-Hall », « Porte ouverte » et « Miss Music-Hall ». Connue dès lors sous ce nom, elle se produit dans de nombreux spectacles de music-hall, entre autres à Montréal, à la Place des Arts, au Forum et à la Comédie-Canadienne. Le spectacle qu'elle y présente en 1966, Gai, gai la belle province, incluant la création d'un ballet canadien basé sur la chanson « Jack Monnoloy » de Gilles Vigneault, est repris au Palais Montcalm à Québec la même année. En 1966, elle joue dans une comédie musicale française, La Quincaillère de Chicago de Louiguy, au Théâtre Saint-Denis à Montréal. Parmi les autres revues dont elle est la vedette, citons Vive la Canadienne à l'Expo 67, Terre des femmes à la Comédie-Canadienne et au Latin Quarter à New York (1967), et Avec la femme à Terre des hommes (1968).

Auteure-compositrice et artiste peintre

Après 1960, Millard écrit la plupart de ses chansons dont « Hymne du Québec » écrite pour un concours à Télé-Métropole en 1965 et utilisée plus tard comme chanson thème à la radio CKAC. Si l'on excepte un bref retour au cabaret en 1970, elle se consacre à la peinture à partir de 1969, ne faisant que quelques rares apparitions à la télévision dans des émissions de variétés. En 1975, elle enregistre néanmoins le microsillon Faut que jeunesse se passe (Totem 9209) et plusieurs autres microsillons sous l'étiquette Trans-Canada.

Une version de cet article est parue originalement dans l’Encyclopédie de la musique au Canada.

Discographie

Miss Music Hall : 1961; Vénus VL-302.

Show biz : 1962; Vénus VL-315.

Muriel Millard : 1963; Franco FR-901.

Les vieilles maisons : 1969; RCA Victor CGP-291.

Muriel Millard et Dominique Michel : 196-?; Coda KV.609.

Faut que jeunesse se passe : 1976; Totem 844-9209.

Rêveries de Noël : 1985; Productions Marc MP1103.


Lecture supplémentaire

  • Edgard Demers, « Murielle Millard à l'opérette », Le Droit, 12 juillet 1980.

    « 45 ans de métier, 38 ans de mariage pour notre reine du music-hall... », Le Journal de Montréal, vol. XVII (août 1980).

    Daniel Rolland, « Muriel Millard : la reine du music-hall n’est plus », La Presse, 1er décembre 2014.