Parc provincial Writing-On-Stone

Plus de 100 espèces d'oiseaux ont été relevées dans le parc. L'aigle royal, la bernache du Canada et le faucon des Prairies nichent sur les corniches des falaises.

Cactus
L'Escobaria vivipara (ou Escobaria vivipara) présente des fleurs roses, à l'aspect cireux, qui s'épanouissent en été dans les prairies (photo de Cliff Wallis; avec la permission de Cottonwood Consultants Ltd.).
Pétroglyphes
Pétroglyphes incisés sur les falaises de grès massives dans le parc provincial Writing-On-Stone (photo de Cliff Wallis; avec la permission de Cottonwood Consultants Ltd.).
Writing-on-Stone
Dans le Sud de l'Alberta (photo de Archie Landals).

Une petite superficie de prairie semi-aride dans le sud de l'Alberta peut paraître sans intérêt, mais le parc provincial Writing-On-Stone (créé en 1957, 17 km2) est un endroit qui conjugue magie et mystère.

Histoire humaine

Renommé pour ses PICTOGRAMMES ET PÉTROGLYPHES gravés et peints sur les parois de grès, le parc abrite la concentration la plus importante d'art rupestre autochtone des plaines de l'Amérique du Nord. Les Shoshonis, les Gros Ventres et plus tard les GENS-DU-SANG croyaient que la région était habitée par des esprits puissants. Ils ont laissé des gravures et des peintures rituelles sur les parois de grès de la rivière Milk pour envoyer des messages aux esprits. Les générations subséquentes en sont venues à croire que les esprits avaient laissé ces écrits. Les chasseurs de bisons, les sorciers, les guerriers et les jeunes garçons en quête d'une vision sont retournés sur les lieux pendant des centaines d'années pour y puiser des conseils spirituels. Les anciens autochtones visitent encore les lieux des écrits et des cérémonies se déroulent à la base des falaises. Pour éviter leur endommagement ultérieur par les graffitis et le vandalisme, l'accès public aux parois d'art rupestre est limité à des visites d'interprétation guidées.

Histoire naturelle

Les champs de HOODOOS bizarres, les forêts riveraines de peupliers deltoïdes, les prairies herbeuses et les collines Sweetgrass en arrière-plan (au Montana, aux É.-U.) produisent un paysage spectaculaire qui reste gravé en permanence dans l'esprit de nombreux visiteurs de la région. On a agrandi le parc en 1992, le faisant passer d'une superficie de 4 km2 à sa superficie actuelle. On y a répertorié un éventail étonnant de plantes et d'animaux, dont de nombreuses espèces rares, pour un secteur protégé si restreint.

Plus de 100 espèces d'oiseaux ont été relevées dans le parc. L'aigle royal, la bernache du Canada et le faucon des Prairies nichent sur les corniches des falaises. Des forêts de peupliers deltoïdes et des taillis de saules, de shepherdies argentées épineuses, de rosiers et de cornouillers le long des rivières et des fonds des coulées constituent certains des habitats d'oiseaux chanteurs les plus productifs dans le sud de l'Alberta. Le moqueur des armoises, le BRUANT azuré et le tahi à flancs roux y résident communément.

Des espèces rares comme le mené laiton et le mené d'argent, et la barbotte des rapides (poisson-chat) figurent parmi la vingtaine d'espèces de poissons que l'on trouve dans la rivière Milk. Parmi les REPTILES, on compte le serpent à sonnettes, la couleuvre à nez mince, la couleuvre des plaines et la couleuvre de l'Ouest (voir SERPENT).

Parmi les 22 espèces de mammifères présents, le cerf mulet, le cerf de Virginie, l'ANTILOPE D'AMÉRIQUE, la marmotte à ventre jaune, le lièvre de Townsend et le lapin de Nuttall sont fréquemment aperçus. On note deux espèces de CACTUS (raquette à crins blancs et knautie des champs) et une espèce de yucca (yucca à feuilles d'aloès) parmi les plus intéressantes des 265 espèces de végétaux.

Installations

Le parc abrite un terrain de camping comprenant des douches centrales, une aire d'utilisation journalière, une petite plage, une aire collective et des sentiers. Des programmes d'interprétation et des marches guidées sont organisés en été.


Liens externes