Le chien de prairie à queue noire (Cynomys ludovicianus) est un écureuil terrestre diurne très grégaire, qui vit en colonies ou dans des « villages ». Il est très vocal, et c’est d’ailleurs son cri, semblable à un aboiement, qui lui a valu son nom générique, soit Cynomys (du latin « chien souris »), ainsi que son nom courant. Bien qu’il existe cinq espèces de chiens de prairie (genre Cynomys), seul le chien de prairie à queue noire est présent au Canada.

Description
Le chien de prairie à queue noire est de couleur beige-brun sur le dessus et blanchâtre en dessous, il a de courtes oreilles et une queue à pointe noire. Les adultes pèsent entre 1 et 1,5 kg. Le chien de prairie à queue noire demeure près des monticules dénudés et surélevés qui entourent l’entrée de son terrier, et il les utilise comme points d’observation.
Une portée (de 4 à 5 petits) naît chaque printemps dans une chambre de nidification située à quatre ou cinq mètres sous la surface du sol. Des chambres plus profondes sont également utilisées durant les conditions hivernales extrêmes. Le chien de prairie n’hiberne pas dans la partie sud de son aire de répartition. Toutefois, dans la partie canadienne de son aire de répartition, il hiberne durant quatre mois pendant l’hiver. Lorsque la nourriture se fait rare, il utilise sa graisse corporelle accumulée à l’automne.

Rôle écologique
Le chien de prairie joue un rôle important dans de nombreux écosystèmes de prairies indigènes à herbes courtes et mixtes. En plus de contribuer à l’aération du sol, ses terriers servent d’habitats de reproduction pour d’autres espèces menacées, comme le pluvier montagnard et la chouette des terriers (voir Animaux menacés au Canada; Plantes menacées au Canada). Le chien de prairie constitue également une proie importante pour diverses espèces essentielles, comme le putois d’Amérique, qui a été réintroduit.
Conservation et menaces
La Loi sur les espèces en péril classe le chien de prairie à queue noire comme étant une espèce menacée. Son aire de répartition recule en raison d’exterminations délibérées étant donné que bien qu’il contribue à l’aération du sol avec ses terriers, on croit qu’il fait concurrence au bétail d’élevage pour les plantes vertes. Au Canada, le chien de prairie reste vulnérable en raison d’une peste sylvatique épizootique, ainsi que de la fréquence et de l’intensité accrues des sécheresses dues aux changements climatiques.