Graminées

Les prairies (ou steppes) ont commencé à apparaître il y a environ 25 millions années, modifiant la surface de la terre et nourrissant les animaux herbivores. Les graminées et les herbivores évoluent ensemble.

Graminée
Les graminées se composent d'une structure végétative (racines, tiges et feuilles) et de structures reproductrices (les fleurs et leurs feuilles modifiées) (illustration de Claire Tremblay).

Graminées

 Les graminées sont parmi les plantes à fleurs les plus importantes et les plus connues. Elles sont utilisées principalement comme denrées alimentaires. Les humains les consomment sous forme de CÉRÉALES (blé, maïs, orge, seigle, avoine) ou comme édulcorant (sucre de la canne à sucre, mélasse du sorgho). La plupart des produits laitiers et la viande sont en général dérivés des animaux domestiqués qui se nourrissent de graminées. Beaucoup d'animaux sauvages se nourrissent aussi de graminées. Les graminées contribuent à l'esthétique de l'environnement : gazons pour embellir les terrains de sports, les parcours de golf ou autres terrains. On les utilisent également comme plantes ornementales dans les jardins. Elles stabilisent les sols et préviennent l'érosion.

Début des prairies

Les prairies (ou steppes) ont commencé à apparaître il y a environ 25 millions années, modifiant la surface de la terre et nourrissant les animaux herbivores. Les graminées et les herbivores évoluent ensemble. Les graminées bénéficient des herbivores qui limitent la croissance des espèces concurrentes et leur fournissent des fertilisants. Les graminées doivent leur succès en grande partie aux particularités de leurs structures. Elles consistent en des organes végétatifs (racines, tiges et feuilles) et des organes reproducteurs (fleurs et leurs feuilles modifiées).

Structures

Bien que la plupart des parties des graminées ressemblent à celles des autres plantes à fleurs, certaines sont uniques. En général, les tiges (chaumes) sont creuses, sauf aux points d'attache des feuilles (noeuds). Toutefois, certaines graminées bien connues n'ont pas d'entre-noeud creux, par exemple, le maïs (Zea mays) et le barbon de Gérard (Andropogon Gerardii) des Prairies. La feuille de graminée typique consiste en une gaine (base de la feuille) entourant la tige sur une certaine portion au-dessus du noeud. La partie de la feuille qui s'éloigne de la gaine est le limbe. À la jonction de la gaine et du limbe, il y a souvent une petite membrane (ligule) formant un prolongement de la gaine. Les gaines des feuilles de graminée peuvent être soit fendues (à bords enroulés, mais pas fusionnés) ou fermées (à bords fusionnés). Les gaines fermées sont moins communes, mais sont typiques du pâturin (Poa) et du brome (Bromus).

Cycle de vie

La taille des graminées varie entre 3 cm (p. ex. l'Aira praecox de l'île de Vancouver) et 2 m (p. ex. l'Elymus cinereus de la Colombie-Britannique et de l'Alberta). Leur cycle de vie peut être complété en une seule année, comme pour beaucoup de plantes annuelles cultivées, ou peut se prolonger pendant des centaines d'années, comme chez les vivaces indigènes des Prairies. Les Canadiens associent habituellement les graminées à la végétation des Prairies, bien qu'on les trouve dans presque tous les habitats, sauf dans les bois les plus denses. On retrouve certaines graminées (p. ex. l'aristide à longues soies, Aristida longisteta) dans les régions arides de la Colombie-Britannique, d'autres (p. ex. le riz sauvage, Zizania aquatica) au bord des lacs de l'Est du Canada. Certains genres (p. ex. Arctagrostis et Arctophila) sont indigènes de l'Arctique canadien.

Les herbes à gazon sont développées à partir d'espèces qui démontrent des caractéristiques recherchées comme la densité, la croissance rapide après l'ensemencement, la capacité de rester verte, etc. Au Canada, la résistance à la sécheresse et au froid sont aussi importantes. Les mélanges d'herbes à gazon bien connus au Canada comprennent souvent des espèces de pâturin (p. ex. le pâturin des prés, le pâturin rude) et des fétuques (particulièrement la fétuque rouge traçante et commutata), bien que d'autres espèces utilisées aient été développées.


En savoir plus

Lecture supplémentaire

  • A. Arber, The Gramineae (1959).

Liens externes