Saint-Jean-sur-Richelieu

Saint-Jean fait partie d'une série de forts construits le long du Richelieu sous le régime français. Après la GUERRE DE L'INDÉPENDANCE AMÉRICAINE, de nombreux LOYALISTES se joignent aux familles locales.

Saint-Jean-sur-Richelieu

Saint-Jean-sur-Richelieu

 Saint-Jean-sur-Richelieu, ville du Qc; pop. 37 386 (recens. 2001), 36 435 (recens. 1996), 37 607 (recens. 1991); superf. 47,06 km2; const. en 1856; située sur la rive ouest du Haut-Richelieu (voir RIVIÈRE RICHELIEU), à quelque 40 km au sud-est de MONTRÉAL. De l'autre côté de la rivière se trouve la petite ville voisine d'Iberville, longtemps connue sous le nom de Saint-Jean et, plus communément, sous le nom de Saint-Jean d'Iberville.

Saint-Jean fait partie d'une série de forts construits le long du Richelieu sous le régime français. Après la GUERRE DE L'INDÉPENDANCE AMÉRICAINE, de nombreux LOYALISTES se joignent aux familles locales. Au cours du XIXe siècle, la population de Saint-Jean est de plus en plus canadienne-française et catholique. Politiquement, elle est un bastion libéral. L'un de ses citoyens, Félix-Gabriel MARCHAND, devient premier ministre du Québec en 1897.

Des chemins de fer et des canaux y sont construits très tôt dans la région, afin de répondre aux besoins du commerce florissant entre le Canada et les États-Unis et de contourner les rapides situés en aval de Saint-Jean. En 1836, la première ligne de chemin de fer du Canada, la CHAMPLAIN AND SAINT LAWRENCE RAILROAD, relie Saint-Jean à LA PRAIRIE. Le canal de Chambly est terminé en 1843. Toutefois, en raison du succès d'une compagnie de chemin de fer concurrente et en l'absence d'une croissance industrielle, la ville périclite à la fin du XIXe siècle.

Au XXe siècle, de généreuses mesures incitatives et les chemins de fer du Canadien Pacifique et du Canadien National attirent plusieurs industries d'envergure (notamment des multinationales américaines). Toutefois, depuis le début des années 80, le déclin de l'industrie secondaire contribue à l'augmentation du chômage dans la région. Une base militaire située à proximité procure certains emplois et un collège militaire offrant une formation scolaire a ouvert ses portes en 1952. Agriculture Canada a aménagé dans cette ville un centre de recherche sur l'horticulture.

Le cadre urbain de Saint-Jean a beaucoup changé dans les dernières années. Des édifices en hauteur ont fait leur apparition dans un paysage qui autrefois était plat. Le « Vieux-Saint-Jean » connaît aussi un renouveau culturel.


Lecture supplémentaire

  • A.H. Moore, The Valley of the Richelieu: An Historical Study (1929).