Comité olympique canadien

Le comité olympique canadien (COC) est l’organisme responsable de la participation du Canada aux Jeux olympiques, aux Jeux panaméricains et aux Jeux olympiques de la jeunesse. Il aide à sélectionner les villes canadiennes dans leurs efforts de devenir hôte des Jeux olympiques ou des Jeux panaméricains, en plus de les soutenir financièrement. Il gère aussi des programmes de valorisation des Jeux olympiques partout au Canada. L’organisation, appelée l’Association olympique canadienne (AOC) de 1912 à 2002, emploie plus de 100 personnes. Elle compte des bureaux à Montréal, Toronto et Vancouver.

Le comité olympique canadien (COC) est l’organisme responsable de la participation du Canada aux Jeux olympiques, aux Jeux panaméricains et aux Jeux olympiques de la jeunesse. Il aide à sélectionner les villes canadiennes dans leurs efforts de devenir hôte des Jeux olympiques ou des Jeux panaméricains, en plus de les soutenir financièrement. Il gère aussi des programmes de valorisation des Jeux olympiques partout au Canada. L’organisation, appelée l’Association olympique canadienne (AOC) de 1912 à 2002, emploie plus de 100 personnes. Elle compte des bureaux à Montréal, Toronto et Vancouver.


Cérémonies d’ouverture, Jeux de Calgary de 1988

Contexte et origine

Le Canada fait ses débuts olympiques aux Jeux olympiques de 1900 à Paris, la deuxième édition des Olympiades modernes, puis aux Jeux olympiques de 1904 à St. Louis. (Voir aussi George Orton : premier champion olympique canadien.) Le comité olympique canadien est créé à la suite de ces premiers Jeux olympiques en terrain nord-américain. Cela étant dit, il n’est officiellement reconnu par le Comité olympique international (COI) qu’en 1907, un an avant les Jeux de 1908 à Londres.

En 1907, le comité olympique britannique demande au gouverneur généralsir Albert Grey de mettre sur pied une équipe olympique canadienne pour les Jeux olympiques prévus à Londres l’année suivante. Albert Grey nomme le colonel John Hanbury-Williams responsable de cette initiative. Ce dernier sollicite l’aide de Philip Dansken Ross, éditeur du Ottawa Evening Journal et administrateur de la coupe Stanley, et du révérend D. Bruce MacDonald, ancien président de l’Association des athlètes de l’Université de Toronto.



Pendant les préparatifs en vue des Jeux olympiques, l’Amateur Athletic Union (AAU) du Canada et la Fédération d’athlétisme amateur du Canada peinent à s’entendre sur la définition du terme « amateur ». Ils finissent éventuellement à un consensus lors d’un repas à Ottawa le 30 novembre 1907, et règlent les détails entourant les essais pour l’équipe olympique canadienne. En 1911, John Hanbury-Williams est nommé membre du Comité international olympique.

Après les Jeux olympiques de 1912 à Stockholm, où le Canada remporte huit médailles, on forme un comité permanent chargé d’organiser les équipes olympiques canadiennes : l’Association olympique canadienne (AOC). Celle-ci fonctionne d’abord au sein de l’AAU. (Voir aussi Organismes du sport amateur.)

Les Jeux olympiques de 1916 à Berlin sont annulés en raison de la Première Guerre mondiale. Durant les années 1910, toutefois, le président de l’AOC, James Merrick, reste occupé. Il aide à organiser des sports de démonstration pour les Jeux olympiques et joue un rôle déterminant dans le lancement des Jeux olympiques d’hiver, qui ont lieu pour la première fois en 1924 à Chamonix, en France. Le hockey sur glace masculin et le patinage artistique font leur première apparition olympique aux Jeux d’été de 1920 à Anvers. Les Falcons de Winnipeg, qui représentent le Canada, remportent la médaille d’or en hockey masculin en battant leurs adversaires 29 à 1.

Succès de 1928

En 1926, la Women’s Amateur Athletic Federation (WAAF) of Canada a été créée. Elle fait pression sur l’AAU pour que des athlètes féminines participent aux Jeux olympiques. Les Jeux olympiques de 1928 à Amsterdam sont considérés comme des Jeux olympiques historiques pour le Canada, surtout en ce qui concerne les épreuves féminines. L’équipe féminine d’athlétisme, qui comprend la sprinteuse Bobbie Rosenfeld et la sauteuse en hauteur Ethel Catherwood, domine. Au total, les Canadiennes remportent quatre médailles en athlétisme. Du côté des hommes, Percy Williams est le plus rapide, remportant l’or au 100 m et au 200 m.


Fanny Rosenfeld


Les années 1930 et 1940

En 1932, la plupart des athlètes canadiens doivent se rendre aux Jeux olympiques selon leurs propres moyens, parce que l’AOC traverse, comme tout le monde, une période de vaches maigres en raison de la crise économique des années 1930. Heureusement, les Jeux olympiques ont lieu aux États-Unis : Los Angeles est l’hôte des Jeux d’été, et Lake Placid, des Jeux d’hiver.

En 1936, les Jeux olympiques d’été et d’hiver ont lieu en Allemagne. Les controverses politiques font les choux gras des périodiques. L’idée même que l’AOC envoie une équipe fait scandale en raison du traitement discriminatoire que l’Allemagne réserve au peuple juif.

Les Jeux olympiques de 1940 et de 1944 sont annulés en raison de la Deuxième Guerre mondiale. Après la guerre, le sport canadien est un déclin. L’AAU n’a pas les ressources nécessaires pour stimuler les activités sportives au Canada. En 1949, elle se sépare de l’AOC et devient indépendante. Lorsque la WAAF se dissout en 1953, le sport féminin est fortement découragé. Malgré tout, une vedette canadienne émerge aux Jeux olympiques d’hiver de 1948 à St. Moritz : Barbara Ann Scott gagne l’or en patinage artistique féminin.


Scott, Barbara Ann


Virage vers les sports amateur

De 1952 à 1968, le Canada ne gagne que 34 médailles olympiques. Selon Bruce Kidd, de l’Université de Toronto, l’AOC dans les années 1950 agit plutôt comme une agence de voyages, ne faisant pas grand-chose de plus qu’aider les athlètes à se rendre aux Jeux.

Les attitudes changent dans les années 1960. Le gouvernement conservateur de John Diefenbaker vote la Loi sur la condition physique et le sport amateur, tandis que les libéraux de Lester Pearson fondent le Centre canadien d’administration du sport de la condition physique. De plus, l’AOC devient responsable de l’aide financière aux athlètes pour les Jeux olympiques de 1972 à de 1976, par le biais d’un programme appelé Plan de match.

Premiers Jeux olympiques au Canada

L’AOC apporte un soutien actif aux villes de Montréal et de Calgary dans leur démarche pour devenir hôtes des Jeux olympiques. On refuse la candidature de Montréal pour les Jeux d’été et d’hiver de 1956, et les Jeux d’été de 1972, avant de lui confier les Jeux olympiques d’été de 1976. Parallèlement, le COI boude la candidature de Calgary pour les Jeux d’hiver de 1964 et 1968, ainsi qu’une soumission conjointe avec Banff pour les Jeux d’hiver de 1972 avant de recevoir la responsabilité des Jeux olympiques d’hiver de 1988.

Malgré les efforts de l’AOC pour améliorer les performances de ses athlètes, le Canada ne gagne aucune médaille d’or aux Jeux d’été de 1976 à Montréal ni aux Jeux d’hiver de 1988 à Calgary.


Le Stade olympique de Montréal et les anneaux olympiques


Boycott des Jeux d’été de 1980

En 1980, l’AOC appuie (à l’issue d’un vote 137-35) l’initiative américaine de boycotter les Jeux olympiques d’été de 1980 à Moscou, en raison de l’invasion soviétique en Afghanistan. Équipe Canada fait son grand retour aux Jeux olympiques d’été de 1984 à Los Angeles et remporte 44 médailles, largement aidée par l’absence volontaire de l’Union soviétique et de ses alliés. (Voir aussi Guerre froide.)

Excellence à l’étranger : 1992-2018

De 1992 à 2018, le Canada connaît un succès croissant dans le sport international. En travaillant avec les organisations sportives nationales et À nous le podium (une organisation qui aide les athlètes canadiens de haut niveau), l’AOC, rebaptisée Comité olympique canadien (COC) en 2002, a pour mission de « fournir aux athlètes les services les plus complets qui soient ». Au cours de cette période de 26 ans, le Canada a remporté 282 médailles. L’événement le plus marquant a eu lieu aux Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (les premiers après l’introduction du programme À nous le podium). Le Canada y a remporté 14 médailles d’or, un record pour un pays lors d’une seule édition des Jeux olympiques d’hiver. 

Initiatives récentes

Au cours de la dernière décennie, le COC s’est impliqué dans une foule d’initiatives, incluant un Fonds d’excellence pour les athlètes, le Programme scolaire olympique canadien (qui insuffle les valeurs olympiques aux jeunes) et des partenariats avec diverses organisations de la communauté LGBTQ2+.

En 2020, le COC a mené les efforts visant à persuader le Comité olympique international à repousser les Jeux olympiques d’été de 2020 à Tokyo d’un an en raison de la pandémie de COVID-19.

Présidents du COC

Présidents

Mandat

John Hanbury-Williams

1907–1911

James Merrick

1911–1921

Patrick J. Mulqueen

1922–1946

Andrew Sidney Dawes

1947–1953

Ken Farmer

1953–1961

James Worrall

1961–1968

E. Howard Radford

1968–1969

Harold Wright

1969–1977

Richard Pound

1977–1982

Roger Jackson

1982–1990

Carol Anne Letheren

1990–1994

Wayne Hellquist

1994

Bill Warren

1994–2001

Michael Chambers

2001–2010

Marcel Aubut

2010–2015

Tricia Smith

2015–aujourd’hui


Voir aussi 
Organismes du sport amateur ; Musique aux Jeux olympiques.