Les réserves de la biosphère des Nations Unies

La biosphère est la partie de notre planète où la vie est présente. Les réserves de la biosphère sont des endroits spécialement choisis pour représenter notre intégration avec la nature.

Les réserves de la biosphère des Nations Unies

La biosphère est la partie de notre planète où la vie est présente. Les réserves de la biosphère sont des endroits spécialement choisis pour représenter notre intégration avec la nature. Inauguré en 1974, le Programme de réserve de la biosphère est un réseau mondial de plus de 350 sites qui permet de partager des idées et des expériences. Il fait partie du MAB, vaste programme sur l'Homme et la biosphère de l'UNESCO (l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture).

Chaque réserve de la biosphère, qui représente l'un des ÉCOSYSTÈMES importants du monde, est organisée en zones : l'aire centrale protégée (comme des parcs ou des réserves naturelles); une zone tampon autour de l'aire centrale et une aire de transition où les gens vivent et travaillent. Les réserves sont choisies par l'UNESCO pour trois raisons : contribuer à la conservation de la BIODIVERSITÉ, favoriser un développement durable et rendre les collectivités plus aptes à intégrer les problèmes humains et environnementaux.

Les réserves de la biosphère au Canada

La désignation d'une réserve de la biosphère ne confère aucun statut juridique selon la loi canadienne. La participation des individus et des organisations aux activités d'une réserve de la biosphère se fait sur une base volontaire et les communautés locales coordonnent généralement ces activités. L'Association canadienne des réserves de la biosphère est un organisme sans but lucratif qui assure la coordination à l'échelle nationale. Il y a présentement 11 réserves de la biosphère au Canada et chacune d'entre elles a sa particularité.

MONT-SAINT-HILAIRE (Qc) 1978. L'aire centrale de cette réserve a donné lieu à de la recherche écologique de grande envergure après 1958. La réserve englobe une ville et une riche zone agricole le long de la rivière RICHELIEU près de Montréal. Ses principales activités sont la recherche, l'éducation et le tourisme.

Waterton, Alb. (1979) La réserve comprend le PARC NATIONAL DES LACS-WATERTON, des aires de pâturage et de forêt. On y a effectué de nombreux projets de recherche et d'enseignement sur les espèces sauvages et les problèmes d'élevage. Waterton est aussi un maillon clé du corridor migratoire de la faune de Yellowstone au Yukon.

Long Point, Ont. (1986) La réserve est située sur une péninsule de 32 km qui s'avance dans le lac ÉRIÉ. Elle comprend une aire nationale de faune et de flore, des petites villes, des fermes, des forêts et des aires récréatives. Long Point a fait des progrès importants dans l'implication de la communauté et la coordination entre les organisations.

Mont-Riding, Man. (1986) Cette réserve inclut le PARC NATIONAL DU MONT-RIDING et presque un million d'hectares de terre avoisinante, surtout agricole. Les principales activités de la réserve de biosphère sont les ateliers de formation pour les fermiers et l'étude des changements du paysage et de l'habitat.

Charlevoix, Qc (1989) Située sur la rive du Saint-Laurent, cette réserve renferme des parcs provinciaux existants et à venir et une réserve écologique. L'économie repose sur le tourisme, l'agriculture et la foresterie; les activités de la réserve de biosphère se concentrent sur la conservation des paysages et le tourisme.

ESCARPEMENT DU NIAGARA, Ont. (1990) La réserve s'étend sur 725 km depuis la rivière Niagara jusqu'au bout de la PÉNINSULE BRUCE. Elle renferme des aires protégées fédérales et provinciales et des espaces récréatifs. Ses activités comprennent la surveillance, le tourisme et la sensibilisation.

BAIE CLAYOQUOT, C.-B. (2000) Située sur la côte ouest de l'île de Vancouver, la réserve renferme des parcs nationaux et provinciaux et des aires marines, ainsi que des terres et forêts autochtones. Les activités proposées incluent le leadership chez les jeunes, la foresterie pour les autochtones et l'écotourisme.

Lac Redberry, Sask. (2000) La réserve est une zone agricole renfermant un REFUGE D'OISEAUX migratoires fédéral et une zone provinciale d'espèces sauvages. Les activités proposées à la réserve incluent la surveillance, la gestion, l'agriculture durable et l'écotourisme.

Lac Saint-Pierre, Qc (2000) Située dans un élargissement du fleuve Saint-Laurent, entouré par la plus grande plaine inondable d'eau douce au Québec, la réserve de la biosphère est constituée d'un site Ramsar (1998) et d'aires urbaines, agricoles et industrielles. Les activités proposées incluent la surveillance des effets des eaux résiduaires urbaines et industrielles et de l'érosion des berges, en plus de l'agriculture durable et de l'écotourisme.

Mont Arrowsmith, C.-B. (2000) Situé sur le côté est de l'île de Vancouver, la réserve est formée de forêts tempérées et de composants marins. Son aire centrale inclut des parcs provinciaux et des zones nationales et provinciales de gestion des milieux naturels. Depuis plusieurs années, on y fait de la recherche et de la sensibilisation axées sur la prise de conscience communautaire des questions écologiques et la compréhension par la communauté du concept de réserve de biosphère de l'UNESCO.

Southwest Nova, N.-É. (2001) La réserve comprend les cinq comtés du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Son aire centrale de conservation est formée de deux aires naturelles contiguës : le PARC NATIONAL KEJIMKUJIK ET LE LIEU HISTORIQUE NATIONAL et la région sauvage Tobeatic. Les activités de la réserve comprennent la promotion de la foresterie durable, le tourisme et d'autres aménagements compatibles avec la conservation de son intégrité écologique et culturelle.


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