Parc national et lieu historique national Kejimkujik

La faune y est diversifiée, dans les marais, les tourbières et les lacs peu profonds vivent plus d'espèces de reptiles et de batraciens que partout ailleurs dans le Canada atlantique. On y trouve notamment la couleuvre mince et la tortue de Blanding.

Le parc national Kejimkujik (superf. 403,7 km2), créé en 1968, est également un lieu historique national (désigné en 1995) en commémoration de plus de 4000 mille ans d'habitation ininterrompue du site par les autochtones. Le nom du parc est dérivé d'un mot mi'kmaq faisant allusion à l'effort nécessaire pour traverser le lac Kejimkujik, situé au centre du parc, à la rame. Caractérisé avant tout par la tranquillité, ce parc sculpté par les glaciers est situé à 160 km au sud-ouest d'Halifax, au centre de la Nouvelle-Écosse. Il abrite des forêts sombres et des eaux noires où seuls se font entendre l'appel du huard et le clapotis des rames. Par le passé, la plus grande partie du parc a été abattue, mais la forêt primitive a repris ses droits et, ici et là, on retrouve des peuplements d'anciennes pruches.

La faune y est diversifiée, dans les marais, les tourbières et les lacs peu profonds vivent plus d'espèces de reptiles et de batraciens que partout ailleurs dans le Canada atlantique. On y trouve notamment la couleuvre mince et la tortue de Blanding. Les bois abritent des mammifères caractéristiques de l'Est du Canada, dont l'ours noir, le vison, le petit polatouche (écureuil volant) et le renard roux.

En 1985, le parc annexe un étendu de 22 km2 de littoral vierge sur la côte sud de la Nouvelle-Écosse. Ce rivage abrite le pluvier siffleur, une espèce en voie de disparition, ainsi qu'une grande population résidente d'oiseaux de mer et de phoques.

Les Mi'kmaq, premiers habitants de la région, ont laissé sur les affleurements d'ardoise au bord du lac Kejimkujik des centaines de pétroglyphes (voir Pictogrammes et pétroglyphes) évoquant légendes et événements. Les voies navigables reliant l'océan Atlantique et la baie de Fundy constituent d'abord un itinéraire important pour les Mi'kmaq et les Français, qui se déplacent en canot. De nos jours, le parc est un paradis pour les canoteurs. Dès les années 1760, des immigrants écossais et irlandais s'installent dans la région, et, vers la fin des années 1800, de riches familles de Boston viennent y passer l'été.

En 1993, le parc devient le premier site du Réseau d'évaluation et de surveillance écologiques (RÉSÉ). Des universités, organismes d'État et organismes internationaux y étudient un large éventail de phénomènes écologiques, dont les effets des pluies acides, la biodiversité forestière, appauvrissement de l'ozone et la fragmentation de l'habitat. Kejimkujik est au coeur de la réserve de la biosphère du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (désignée en 2001).


Liens externes