Raymont, Peter

Peter Raymont quitte l'ONF pour former sa propre entreprise, Investigative Productions, à Toronto, et dès lors, produit et réalise plus de cent documentaires indépendants et séries télévisées et remporte de nombreux prix.

Raymont, Peter
Au cours de sa carri\u00e8re qui s'étend sur 34 ans, Peter Raymont a produit et réalisé plus d'une centaine de documentaires aux th\u00e8mes souvent controversés : la politique, les questions environnementales et sociales, etc. (photo de Peter Bregg; avec la permission de White Pine Pictures).

Raymont, Peter

Peter Raymont, réalisateur, producteur, éditeur, écrivain (Ottawa, 28 février 1950). Peter Raymont se spécialise en science politique et obtient un baccalauréat ès arts de l'UNIVERSITÉ QUEEN'S en 1971. Il entre à l'OFFICE NATIONAL DU FILM (ONF) et y demeure jusqu'en 1978. Il donne de la formation à titre de réalisateur et de directeur et est responsable d'une douzaine de films dont les plus notables sont Flora: Scenes from a Leadership Convention (1977), un témoignage à huis clos de la course à la direction du parti conservateur de Flora MACDONALD en 1976, The Art of the Possible (1978), un regard sur le premier ministre de l'Ontario Bill DAVIS et son cabinet, et Magic in the Sky (1981), un film qui documente la création d'un réseau de télévision en langue inuite dans l'Arctique canadien.

Peter Raymont quitte l'ONF pour former sa propre entreprise, Investigative Productions, à Toronto, et dès lors, produit et réalise plus de cent documentaires indépendants et séries télévisées et remporte de nombreux prix. Il collabore avec James Cullingham des Tamarack Productions en réalisant As Long as the Rivers Flow (1991), une série portant sur l'autonomie politique des Indiens, A Scattering of Seeds: The Creation of Canada (1998-2002), qui met en vedette des immigrants au Canada, et The New Ice Age: A Year in the Life of the NHL (1997), qui pénètre dans les coulisses du hockey professionnel.

Les films de Peter Raymont couvrent un large éventail de sujets, allant de la manipulation américaine de l'information provenant d'Amérique centrale, dans The World Is Watching (1988) et The World Stopped Watching (2003), au génocide rwandais dans Shake Hands with the Devil: The Journey of Roméo Dallaire (2004). Avec sa femme, Lindalee Tracey, il produit The Anatomy of Burlesque (2003), une histoire du burlesque. En 2004, il coréalise Bhopal: The Search for Justice, un examen des séquelles du pire accident industriel de tous les temps du point de vue des vies perdues et des dommages génétiques à long terme. Jusqu'à son décès en 2006, bon nombre des documentaires de Peter Raymont, réalisés par l'entremise de White Pine Pictures, sont faits en collaboration avec Tracey.

Peter Raymont préfère l'approche discrète des pionniers du cinéma-vérité américain Frederick Wiseman et D.A. Pennebaker comparativement à celle qui consiste à s'immiscer dans le film à la Michael Moore ou à la Nick Broomfield. En 1982, il est, comme John WALKER et Rudy Buttignol, membre fondateur du Caucus canadien de la vidéo et du cinéma indépendants (aujourd'hui la Documentary Organization of Canada), un groupe de pression en faveur des documentaires d'opinion.

On compte, parmi quelques-uns des nombreux prix recueillis par Peter Raymont, le prix Génie dans la catégorie Meilleur documentaire pour The World Is Watching et le Sundance Film Festival Audience Award pour le meilleur documentaire dans le monde pour Shake Hands with the Devil; le prix Gémeaux de la meilleure réalisation d'un documentaire pour The World Stopped Watching; le prix Gémeaux du meilleur documentaire biographique pour Arctic Dreamer: The Lonely Quest of Vilhjalmur Stefansson (2003); le prix Gémeaux de la meilleure série de sports pour The New Ice Age; le prix Génie dans la catégorie Meilleur documentaire court et le Gold Hugo du Festival du film de Chicago pour le meilleur documentaire social et politique pour The World Is Watching et un prix ACTRA dans la catégorie Meilleur scénario dans un documentaire télévisé pour Prisoners of Debt: Inside the Global Banking Crisis (1983).