ACTRA

L’Alliance of Canadian Cinema, Television and Radio Artists, plus connue sous le nom d’ACTRA, est le syndicat qui représente les artistes-interprètes des secteurs de la radio, de la télévision et du cinéma anglophones au Canada.

L’Alliance of Canadian Cinema, Television and Radio Artists, plus connue sous le nom d’ACTRA, est le syndicat qui représente les artistes-interprètes des secteurs de la radio, de la télévision et du cinéma anglophones au Canada. Par l’intermédiaire de sa société de perception des droits d’auteur, elle récolte et reverse les droits d’utilisation, les droits d’auteur, les droits de suite et toutes les autres formes de rémunération des artistes-interprètes. L’ACTRA a également d’autres activités. Elle gère notamment l’assurance maladie et les régimes de retraite pour ses 22 000 membres; elle négocie et elle administre les conventions collectives, les tarifs minimaux et les conditions de travail; elle exerce son influence et intervient en faveur des contenus canadiens et d’une industrie canadienne de la production forte; enfin, elle assure la promotion des talents canadiens auxquels elle rend hommage.

Contexte et structure

L’origine de l’ACTRA remonte aux années 1940, lorsque des artistes de la radio à Toronto mettent sur pied un syndicat — la Radio Artists of Toronto Society (RATS) — en vue d’améliorer leur rémunération et leurs conditions de travail. Des artistes de la radio à Winnipeg, Vancouver et Montréal créent des organisations similaires qui fusionnent avec la RATS en 1943 pour former l’Association of Canadian Radio Artists. Cette association deviendra le Canadian Council of Authors and Artists (CCAA) en 1952, puis l’Association of Canadian Television and Radio Artists (ACTRA) en 1963.

En 1984, l’ACTRA adopte son nom actuel et se restructure en trois guildes : les scénaristes; les artistes-interprètes; les journalistes de radiotélévision et les recherchistes. En 1989, une étude de Price-Waterhouse décrit la structure de l’ACTRA comme étant « complexe et lourde ». En 1991, la guilde des scénaristes vote pour une séparation et crée la Writers’ Guild of Canada, à ne pas confondre avec son homologue la Writers’ Union of Canada qui représente les auteurs publiant de la prose.

En 1993, un référendum controversé et approuvé par une marge étroite aboutit à la décentralisation de l’organisation nationale en différentes divisions régionales : Terre-Neuve; Maritimes; Montréal; Ottawa; Toronto; Manitoba; Saskatchewan; Edmonton; Calgary; et la Union of BC Performers (UBCP). En 1995, à la suite de la réorganisation d’unités de négociation à la CBC, la guilde des journalistes de radiotélévision vote pour rejoindre la Guilde des services de presse du Canada (renommée depuis Guilde canadienne des médias), l’ACTRA devenant alors, de fait, un syndicat composé exclusivement d’artistes-interprètes. L’ACTRA définit vingt-quatre métiers différents comme relevant de la catégorie « artiste-interprète », notamment les acteurs, les acteurs de doublage, les chorégraphes, les animateurs, les narrateurs, les panélistes, les marionnettistes et les commentateurs sportifs.

Gouvernance

Les divisions régionales autonomes, disposant chacune de son propre conseil de direction élu, sont supervisées par l’ACTRA National à Toronto, une entité différente de la division de Toronto de l’ACTRA. La structure nationale est composée d’un bureau syndical, d’un conseil national des représentants régionaux, élus deux fois par an, et du personnel administratif. On trouve également un certain nombre de comités ayant pour mission de superviser différents sujets qui intéressent les membres comme la diversité, la discipline et les intérêts des cascadeurs. L’ACTRA est membre de l’International Federation of Actors et du Congrès du travail du Canada; elle est également alliée au Syndicat des Métallos.

Exigences pour être membre

Les artistes-interprètes ayant acquis trois crédits séparés relevant de la compétence de l’ACTRA, en dehors des crédits acquis en tant que figurant, sont autorisés à devenir membres apprentis et peuvent faire une demande pour devenir membres à part entière après six mois d’emploi à temps plein à l’antenne.

Publications

L’ACTRA diffuse, depuis l’origine, des informations auprès de ses membres par le canal de publications comme ACTRAscope, Face-to-Face with Talent, l’ACTRA Writers Guild Directory, InterACTRA et ACTRA Magazine.

Prix ACTRA

Les prix ACTRA, également appelés « Nellies », sont créés par Lorraine Thomson et Bruno Gerussi, deux membres de l’ACTRA, afin d’honorer et de promouvoir les scénaristes, les journalistes de radiotélévision et les artistes-interprètes canadiens. Conçue par le sculpteur Bill McElcheran, la statuette est surnommée « Nellie » par Elizabeth Malone, une employée de l’ACTRA, parce qu’elle estime qu’il ne s’agit « ni de Barbara Hamilton ni de Juliette! »

Les prix, au nombre de trois, sont attribués pour la première fois en 1972 au Park Plaza Hotel à Toronto : Pierre Berton remporte le prix Gordon Sinclair pour l’excellence de ses prestations en tant que journaliste de radiotélévision, Geneviève Bujold s’approprie le prix Earle Grey en tant que meilleure actrice de télévision et Graham Spry est récompensé par le prix John Drainie, présenté pour la première fois en 1968, pour une contribution remarquable à la radiotélévision canadienne. Ultérieurement, d’autres prix seront ajoutés, notamment le prix Andrew Allan attribué au meilleur acteur de radio, le prix Jane Mallett pour la meilleure actrice de radio et le prix Foster Hewitt récompensant l’excellence en radiotélévision sportive.

En 1986, les prix ACTRA sont transférés aux prix Gemini, devenus depuis les prix Écrans canadiens de l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision qui continuent à attribuer le prix Gordon Sinclair et le prix John Drainie pendant plusieurs années, le prix Earle Grey étant transformé en un hommage pour les réalisations de toute une vie. Pour célébrer le 60e anniversaire de l’ACTRA en 2003, différentes divisions régionales décident de présenter leurs propres prix pour rendre hommage aussi bien à des réalisations artistiques qu’à des activités syndicales ou à des contributions à l’industrie.


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