Cowboy Junkies

Leur deuxième album, plein de potentiel, The Trinity Session, est enregistré en 1987 à la Church of Holy Trinity de Toronto, encore une fois à l'aide du microphone ambiophonique Calrec.

Cowboy Junkies
Michael Timmins (à gauche), Margo Timmins, Alan Anton et Peter Timmins (à droite) (avec la permission de Geffen Records Inc.)

Cowboy Junkies

Le groupe pop Cowboy Junkies est créé en 1985 à Toronto par les frères Michael (21 avril 1959, Montréal), auteur-compositeur et guitariste, et Peter Timmins (29 octobre 1965, Montréal) à la batterie, leur sœur Margo (27 juin 1961, Montréal) à la basse et Alan Anton (né Alan Alizojvodic, 22 juin 1959, Montréal) à la basse. Auparavant, Michael Timmins et Alan Anton jouent ensemble dans le Hunger Project (Toronto, London), d'influence punk et dans le groupe expérimental Germinal (London), dont le dernier enregistrement Din est produit par la maison de disques de Timmins, Latent, en 1984. Les Junkies se produisent d'abord dans des clubs de la rue Queen ouest à Toronto, dont la Beverley Tavern (où ils font leurs débuts) et le Rivoli. À l'aide d'un microphone ambiophonique Clarec d'une valeur de 9 000 $, leur producteur Peter Moore enregistre leur premier album, inspiré du blues, Whites Off Earth, dans le garage de la famille Timmins. À la suite de la sortie de l'album en 1986, ils font une tournée dans le sud des États-Unis où leur travail commence à être influencé par la musique country. Michel Timmins se souvient qu'« ils commencent à écouter Hank Williams... Il y a tellement de cœur et d'âme dans la bonne musique country et les paroles sont tellement simples et directes ».

Leur deuxième album, plein de potentiel, The Trinity Session, est enregistré en 1987 à la Church of Holy Trinity de Toronto, encore une fois à l'aide du microphone ambiophonique Calrec. Produit par Moore pour 250 $, l'album aide le groupe à obtenir un contrat avec RCA (1989) et se vend à plus de 1,5 million d'exemplaires dans le monde entier. Enregistré en une session de 14 heures, sauf la première chanson a capella enregistrée par Margo quelques jours plus tard, l'album présente cinq chansons originales de Michael Timmins et une variété de chansons rendues célèbres par d'autres artistes de studio d'enregistrement comme « I'm So Lonesome I Could Cry » de Hank Williams, « Walking After Midnight » de Patsy Cline et une version de « Sweet Jane » par Lou Reed (Velvet Underground). Le mélange mélancolique de blues, country, folk, rock et jazz adopté par les Junkies leur mérite une adoration digne d'un culte et l'intérêt de la critique aux États-Unis. The Trinity Session est acclamé par les critiques et est passé beaucoup à la radio et à la télévision, particulièrement sur les campus universitaires et collégiaux. The Los Angeles Times classe l'enregistrement parmi l'un des dix meilleurs albums de 1988.

The Trinity Session témoigne des talents d'auteur-compositeur et de guitariste de Michael Timmins mais l'élément le plus remarquable du son des Cowboy Junkies est la voix de Margo Timmins. Au début de leur carrière, les Junkies pratiquent dans un petit garage en ville et modère leur volume. Margo chante alors doucement et commence à comprendre que sa voix douce est efficace et qu'elle est la marque de commerce du groupe. Les images dans les chansons de Michael Timmins contiennent des « juxtapositions d'éléments » (The Record, 29 nov. 1993) et, ainsi, ses chansons, dont « Misguided Angel » et « To Love is to Bury » de The Trinity Session, exploite cette juxtaposition de paroles fortes et introspectives et de la voix douce de Margo.

En 1989, le groupe fait des tournées des États-Unis, de l'Europe, de l'Australie et du Japon et, ensuite, grâce au succès de The Trinity Session, ils enregistrent The Caution Horses (1990), qui comprend les succès canadiens « Sun Comes Up », « It's Tuesday Morning », « Cause Cheap Is How I Feel » et « Rock and Bird ». En 1990, l'auteur-compositeur-interprète légendaire Van Zandt donne des spectacles avec les Junkies et sa chanson Cowboy « Junkies Lament » est présentée sur l'album que les Junkies sortent en 1992, Black Eyed Man, ainsi que sur son propre disque de 1995 No Deeper Blue.

En 1990 et 1991, les Junkies obtiennent une nomination pour le groupe de l'année aux prix Juno. Au début des années 1990, Margo Timmins, qui est devenue la voix et la tête d'affiche du groupe, entre dans le monde de la mode. Elle est nommée « l'une des cinquante plus belles personnes au monde » par People Magazine et est photographiée par le photographe américain lauréat d'un prix Herb Ritts (1952-2002) pour une campagne publicitaire de Gap.

En 1992, le style des Junkies évolue : ils augmentent leur volume, le nombre de leurs instruments et accélère leur tempo pour l'album Black Eyed Man. Après l'enregistrement de Pale Sun, Crescent Moon en 1993, le groupe tente de rompre son contrat avec RCA (BMG Music Canada Inc.). En 1995, RCA produit 200 More Miles, qui rassemble plusieurs concerts en direct.

De 1996 à aujourd'hui

En 1996, les Junkies signent avec l'étiquette Geffen (MCA Records Canada) et produisent Lay It Down, qui comprend le single « A Common Disaster ». L'album est coproduit par John Keane (qui travaille auparavant avec les groupes rock R.E.M. et les Indigo Girls) et se vend à plus de 600 000 exemplaires.

En 1997, en hommage à Van Zandt, après sa mort, Michael écrit « Townes' Blues » (Black Eyed Man) et « Blue Guitar » (Miles From Our Home) qui emprunte les paroles d'une chanson inédite de Van Zandt. Leur album de 1998, Miles From Our Home, est produit par John Leckie et enregistré au légendaire studio Abbey Road d'EMI. À la suite de sa parution, la fusion de PolyGram Universal a lieu (renommé Universal Music Group) et l'entente du groupe avec Geffen tombe à l'eau. Malgré le peu de soutien des maisons de disques, les Junkies effectuent une tournée pour Miles from Our Home qui est un succès et fait prendre conscience au groupe qui dispose d'un large auditoire de fans américains. Ils ramènent à la vie leur étiquette de disque indépendante Latent, reconçoivent leur site Internet et négocient des ententes avec MapleMusic.com (Canada) et Amazon.com (États-Unis) pour qu'ils gèrent leurs ventes en ligne.

Alors qu'ils continuent de donner des spectacles, Rarities , B-Sides and Slow, Sad Songs (1999) et l'album live Waltz across America (2000) sortent par l'entremise de leur site Internet. Les deux albums remportent tellement de succès qu'Universal offre un contrat de distribution aux Junkies. Sorti en 2001, Open, en nomination aux prix Juno, présente un son plus sombre et le CD est rapidement suivi de Best of Cowboy Junkies (2001), produit par BMG/RCA. En 2002, Open Road sort et son ensemble de deux disques (1 CD et 1 DVD) fournit un bon compte rendu d'une des tournées en Amérique du Nord et en Europe des Junkies. Les enregistrements suivants, Radio One Sessions (2002, SFRSCD109) et In the Time Before Llamas (2003), contiennent du matériel classique à l'origine développé pour la radio de la BBC au cours des années 1990 et la Platinum & Gold Collection, produite en 2003, présente du matériel de choix.

En 2004, ils retrouvent leurs racines et, sans l'aide de producteurs ou d'ingénieurs, ils enregistrent l'album One Soul Now. Ce titre reflète l'état du groupe; après 20 ans, les Junkies se produisent en groupe très soudé. One Soul Now est vendu avec un CD-ROM intitulé Anatomy of an Album qui décrit la composition, l'enregistrement et la production de One Soul Now.

Les Cowboy Junkies font des tournées en Amérique du Nord, en Europe, au Japon et en Australie et, en 2001 seulement, ils jouent à 108 évènements dans 15 pays. De vastes tournées en Amérique du Nord et en Europe suivent la parution de leurs albums en 2002 et en 2004.

Les Cowboy Junkies invitent de nombreux musiciens à participer à leurs enregistrements et à leurs concerts, notamment Kim Deschamps (guitare sur table, Blue Rodeo), Jaro Czerwinec (accordéon), Jeff Bird (violon, harmonica, orgue, basse à huit cordes, percussions et mandoline), Karin Bergquist (chant et guitare acoustique), Ken Myhr (chant et guitare acoustique), David Houghton (percussions), John Prime (chant), Linford Detweiler (orgue), Dave Allen (violon) et Richard Bell (piano et orgue).

Margo Timmins épouse l'avocat torontois de l'industrie de la musique Graham Henderson. Il est vice-président des affaires commerciales et du commerce électronique de Universal Music Canada jusqu'en 2000 alors qu'il est nommé président de l'Association de l'industrie canadienne de l'enregistrement (CRIA).

Discographie

One Soul Now: 2004; MapleMusic Recordings MRCD 6420.

Platinum & Gold Collection: 2003; BMG Heritage 82876 55163 2

In The Time Before Llamas: 2003; Strange Fruit SFRSCD 125.

Open Road: 2002; Universal Music/Latent 01143-1030-2 (CD/DVD).

Radio One Sessions: 2002; Strange Fruit SFRSCD109.

Best of Cowboy Junkies: 2001; BMG/RCA 07863 68052-2.

Open: 2001; Universal Music/Latent 400140552.

Waltz Across America: 2000; Latent LATEX 13 (CD).

Rarities, B Sides and Slow, Sad Waltzes: 1999; Latent TND 190.

Miles From Our Home: 1998; Geffen GEFD-25201.

Lay It Down: 1996; Geffen GEFD-24952.

200 More Miles: 1995; RCA 07863 66780-2.

Pale Sun Crescent Moon: 1993; RCA 74321-16808-2.

Black Eyed Man: 1992; RCA/BMG 07863-61049-2.

The Caution Horses: 1990; RCA/BMG RCA/BMG 2058 (cassette/CD).

The Trinity Session: 1988; Latent LATEX-5/RCA 8568.

Whites Off Earth Now: 1986; Latent LATEX-4.

Participation à des pistes sonores

Des chansons des Cowboy Junkies apparaissent sur divers albums d'hommages, de compilations et de bandes sonores.

Pump Up the Volume (1990; v.f. Plein Volume).

Prelude to a Kiss (1992; v.f. Le Baiser empoisonné).

The River Wild (1994; v.f. La Rivière Sauvage).

Natural Born Killers (1994; v.f. Tueurs Nés).

The Truth about Cats and Dogs (1996, v.f. La Vérité sur les chats et les chiens).

Hotel De Love (1997).

Tarantino Connection (1997; v.f. Tarantino Connection).

Homegrown (1998; v.f. Homegrown).

Niagara, Niagara (1998, v.f. Niagara, Niagara).

Lost and Delirious (2001, aucune trame sonore commerciale, v.f. Rebelles).

Compilations et hommages

Outlaws & Heroes vol. 2 (MuchMusic, 1990).

Deadicated Tunes : a Tribute to the Grateful Dead (1991).

Borrowed Tunes : a Tribune to Neil Young (1994).

The Best of Mountain Stage vol. 7 (1995)

Lilith Fair vol. 2 (1998).

30 Hour Famine (1998).

Return of the Grievous Angel : a Tribute to Gram Parsons (1999).

Fallen Angels (2000).

Poet : a Tribute to Townes Van Zandt (2001).

Uncut Hard Rain vol. 2 : A Tribute to Bob Dylan (2002).

MapleMusic One (2002).

Beautiful : a Tribute to Gordon Lightfoot (2003).

Por Vida : A Tribute to Alejandro Escovedo (2004).

Bibliographie

Anthony DeCURTIS, « The Trinity Session », Rolling Stone (9 fév. 1989).

Lenny STOUTE, « The Agony and the ecstasy », Network (fév.-mars 1990).

Perry STERN, « Back in the saddle », Music Express, 145 (mars 1990).

Bill REYNOLDS, « Riding high in the big time, their new album throws Caution to the wind with move from folk to pop », Metropolis (Toronto, 15 mars 1990).

David MACFARLANE, « When the Cowboy Junkies play, mourning becomes electric », SatN (oct. 1991).

The Record (17 fév. 1992).

Nicholas JENNINGS, « Let a little sunshine in », HMV (fév. 1992).

Steve McLEAN, « Stripped down Junkies », The Record (29 nov. 1993).

Larry LEBLANC, « Cowboy Junkies get back to basics », Billboard (20 janv. 1996).

Stephen HUBBARD, « Purified Vision », Network(print. 1996).

Ben RAYNER, « Junkies go extra mile », The Toronto Star (30 août 1999).

Valérie DUFOUR, « La liberté retrouvée des Cowboy Junkies », Le Devoir (21 mai 2000).

Darryl STERDAN, « Junkies go back to their roots », Winnipeg Sun (11 mai 2001).

Alexander VARTY, « Open for Business », Words & Music (été 2001).

The Canadian Press, « Cowboy Junkies urge CD boycott », Ottawa Citizen (19 août 2001).

Denis ARMSTRONG, « Junkies get up close and personal », Ottawa Sun (6 fév. 2003).


Lecture supplémentaire

  • DeCurtis, Anthony. 'The Trinity Session,' Rolling Stone, 9 Feb 1989

    Stoute, Lenny. 'The agony and the ecstacy,' Network, Feb-Mar 1990

    Stern, Perry. 'Back in the saddle,' Music Express, 145, Mar 1990

    Reynolds, Bill. 'Riding high in the big time, their new album throws Caution to the wind with move from folk to pop,' Toronto Metropolis, 15 Mar 1990

    Macfarlane, David. 'When the Cowboy Junkies play, mourning becomes electric,' SatN, Oct 1991

    The Record, 17 Feb 1992

    Jennings, Nicholas. 'Let a little sunshine in,' HMV, Feb 1992

    McLean, Steve. 'Stripped down Junkies,' The Record, 29 Nov 1993

    Leblanc, Larry. 'Cowboy Junkies get back to basics,' Billboard, 20 Jan, 1996

    Hubbard, Stephen. 'Purified Vision,' Network, Spring 1996

    Rayner, Ben. 'Junkies go extra mile,' Toronto Star, 30 Aug 1999

    Dufour, Valérie. 'La liberté retrouvée des Cowboy Junkies,' Le Devoir, 21 mai 2000

    Sterdan, Darryl. 'Junkies go back to their roots,' Winnipeg Sun, 11 May 2001

    Varty, Alexander. 'Open for Business,' Words & Music, Summer 2001

    The Canadian Press. 'Cowboy Junkies urge CD boycott,' Ottawa Citizen, 19 Aug 2001

    Armstrong, Denis. 'Junkies get up close and personal,' Ottawa Sun, 6 Feb 2003

Liens externes