Hector Charlesworth

Hector Willoughby Charlesworth, écrivain, rédacteur en chef, critique et auteur de mémoires, est né le 28 septembre 1872 à Hamilton, en Ontario, et est décédé le 30 décembre 1945 à Toronto, en Ontario.

Hector Willoughby Charlesworth, écrivain, rédacteur en chef, critique et auteur de mémoires, est né le 28 septembre 1872 à Hamilton, en Ontario, et est décédé le 30 décembre 1945 à Toronto, en Ontario. Hector Charlesworth était un journaliste et un critique artistique torontois, surtout en matière de musique et de théâtre. Il a été le rédacteur en chef du magazine Saturday Night de 1926 à 1932 et le premier président de la Commission canadienne de la radiodiffusion (le précurseur de la CBC) de 1932 à 1936. Son autobiographie en trois volumes est une source exceptionnelle d’anecdotes sur la littérature, la politique, le journalisme et le théâtre. Il possédait une ressemblance troublante avec le roi Édouard VII, et il est surtout connu pour sa critique acerbe du Groupe des Sept.

Jeunesse

Pendant son adolescence, il étudie le piano et la théorie avec Arthur E. Fisher et écrit des poèmes et des articles pour Saturday Night sous le nom de plume « Touchstone ». En 1891, il rejoint l’équipe de Saturday Night pour un an. Son intérêt pour la musique et le théâtre se trouve renforcé en 1897 quand il épouse la chanteuse et pianiste Katherine Ryan.

Carrière

Entre 1892 et 1904, il travaille comme journaliste pour plusieurs journaux torontois, puis comme directeur des nouvelles locales et critique musical pour le Mail and Empire de 1904 à 1910. Il devient ensuite assistant rédacteur en chef de 1910 à 1926 au Saturday Night, l’hebdomadaire le plus important du Canada anglais pendant la première moitié du XXe siècle, avant d’être promu éditeur en 1926, position qu’il occupe jusqu’en 1932. La plupart de ses critiques musicales sont publiées dans Saturday Night. En 1922, c’est en tant que critique d’art pour le magazine qu’il accuse le Musée des beaux-arts de promouvoir le Groupe des Sept au détriment d’autres artistes.

Ses écrits apparaissent aussi dans Musical Canada, le Conservatory Monthly, la Revue canadienne de musique, le Conservatory Quarterly Review et le Yearbook of Canadian Art, entre autres. Il juge aussi plusieurs concours de performance et de composition. Dans ses mémoires, intitulées Candid Chronicles (1925), More Candid Chronicles (1928), et I’m Telling You (1937), il inclut des anecdotes d’intérêt musical : dans le dernier, par exemple, il raconte sa tenue mouvementée en tant que président de la CCR. Il retourne à Saturday Night en tant que critique musical en 1936, et écrit également des critiques de musique et de théâtre pour le Globe and Mail jusqu’à sa mort.

Héritage

Denis Salter, professeur d’anglais à l’Université McGill, qualifie Hector Charlesworth de « monument culturel à part entière ». Il ajoute qu’il « n’a pas seulement aidé à améliorer le ton intellectuel et culturel de Saturday Night, mais, en même temps, il est aussi parvenu à fabriquer pour lui-même une image publique de gentilhomme érudit, bien entouré et bien informé ». Mary Vipond, professeure à l’Université Concordia, affirme que « malgré la faillite de la CCR en tant qu’institution en 1936, Charlesworth a réussi à définir les buts nationaux et sociaux de la radiodiffusion publique, ce qui a fait en sorte que le projet n’a pas été abandonné, mais plutôt réorganisé sous la garde d’une nouvelle autorité culturelle, la Canadian Broadcasting Corporation. »

Au Musée des beaux-arts, on peut contempler un portrait de Hector Charlesworth, dont la tête est surmontée d’un halo étincelant, peint par Arthur Lismer entre 1931 et 1933.

Ce texte est inspiré d’un article tiré de l’Encyclopédie de la musique au Canada.

Écrits

Candid Chronicles; Leaves from the Note Book of a Canadian Journalist (MacMillan, 1925).

The Canadian Scene; Sketches: Political and Historical (MacMillan, 1927).

More Candid Chronicles: Further Leaves from the Note Book of a Canadian Journalist (MacMillan, 1928).

I’m Telling You; Being the Further Candid Chronicles of Hector Charlesworth (MacMillan, 1937).


Lecture supplémentaire

  • Mary Vipond, “Cultural Authority and Canadian Public Broadcasting in the 1930s: Hector Charlesworth and the CRBC,” Journal of Canadian Studies, vol. 42, no. 1 (Hiver 2008).

    Denis Salter, “Hector Willoughby Charlesworth and the Nationalization of Cultural Authority, 1890–1945,” dans Establishing our Boundaries: English-Canadian Theatre Criticism, ed. Anton Wagner (University of Toronto Press, 1999).