Insolences du Frère Untel, Les

Les Insolences du Frère Untel (1960), de Jean-Paul DESBIENS, ont été publiées de manière anonyme. Rédigé d'une plume fantaisiste, parfois irrévérencieuse, mais toujours incisive, l'ouvrage constitue un éloquent plaidoyer en faveur d'une réforme de l'éducation.

Insolences du Frère Untel, Les

Les Insolences du Frère Untel (1960), de Jean-Paul DESBIENS, ont été publiées de manière anonyme. Rédigé d'une plume fantaisiste, parfois irrévérencieuse, mais toujours incisive, l'ouvrage constitue un éloquent plaidoyer en faveur d'une réforme de l'éducation. Préludant à la constitution, en 1964, du ministère de l'Éducation du Québec, ce livre écrit par un frère enseignant dénonce l'indigence culturelle et linguistique et l'attribue en partie aux déficiences d'un système éducatif religieux désuet et répressif. L'auteur reproduit des lettres sujettes à controverse que lui-même, André LAURENDEAU et d'autres se sont échangées par le journal LE DEVOIR interposé. Il assimile l'utilisation massive, exclusive, du JOUAL par la population étudiante du secondaire à une forme d'expression insulaire et anti-intellectuelle. Ce texte nationaliste deviendra l'un des classiques de la RÉVOLUTION TRANQUILLE. Réimprimé à maintes reprises, le livre de Jean-Paul Desbiens a été traduit en anglais par Miriam Chapin sous le titre The Impertinences of Brother Anonymous (1962).