Barrie

Barrie, ville de l’Ontario constituée en 1959; population de 147 829 habitants (recensement de 2021), de 141 434 habitants (recensement de 2016). Barrie est située au bout de la baie de Kempenfelt, sur la rive ouest du lac Simcoe. Faisant partie du comté de Simcoe, Barrie a des frontières communes avec les municipalités d’Oro-Medonte, Springwater, Essa et Innisfil. Tout au long de l’histoire, la région de Barrie a été habitée par de différents groupes autochtones, à savoir les Hurons-Wendats, les Haudenosaunee et les Anichinabés. Le territoire est visé par les traités nos 16 et 18.

Barrie, ville de l’Ontario constituée en 1959; population de 147 829 habitants (recensement de 2021), de 141 434 habitants (recensement de 2016). Barrie est située au bout de la baie de Kempenfelt, sur la rive ouest du lac Simcoe. Faisant partie du comté de Simcoe, Barrie a des frontières communes avec les municipalités d’Oro-Medonte, Springwater, Essa et Innisfil. Tout au long de l’histoire, la région de Barrie a été habitée par de différents groupes autochtones, à savoir les Hurons-Wendats, les Haudenosaunee et les Anichinabés. Le territoire est visé par les traités nos 16 et 18.

Peuples autochtones

Les premiers habitants du comté de Simcoe sont les Hurons-Wendats. Leur territoire s’étend approximativement des rives de la baie Georgienne à la rive nord du lac Ontario. Avant 1600, la population des Hurons-Wendats totalise environ 20 000 à 25 000 personnes. Cependant, entre 1634 et 1642, la population est décimée, chutant à 9000 personnes. Une série d’épidémies (en particulier de rougeole, de grippe et de variole), est à blâmer. En 1648 et 1649, les Haudenosaunee mènent des attaques réussies contre les Hurons-Wendats; la population restante est dispersée. Pendant ces guerres, c’est environ la moitié de la population huronne-wendat d’après les épidémies qui est décimée. Bon nombre des Hurons-Wendats restants rejoignent les rangs des Haudenosaunee.

Les Haudenosaunee demeurent dans la région du comté de Simcoe pendant une cinquantaine d’années. À la fin du 17e siècle, les Anichinabés commencent à les repousser vers le sud. Aujourd’hui, les Premières Nations vivant dans le comté de Simcoe sont des Anichinabés. On y retrouve notamment la Première Nation de Beausoleil sur l’île Christian dans le sud de la baie Georgienne, et les Chippewas de Rama sur la rive est du lac Couchiching. Les Chippewas de l’île Georgina sont également à proximité, sur l’île Georgina au lac Simcoe, ainsi que sur la rive sud du lac. (Voir aussi Réserves en Ontario.) En 2016, les Autochtones représentent 3,8 % de la population de Barrie.

Colonisation et traités

Édifice du marché

Barrie est située à l’extrémité est d’une route de portage autochtone connue par les colons sous le nom de « Nine Mile Portage ». Le portage mène de la baie de Kempenfelt, sur le lac Simcoe, à Willow Creek. Willow Creek est un affluent de la rivière Nottawasaga, qui se jette dans la baie Georgienne. Pendant la guerre de 1812, on élargit la route pour le transport des approvisionnements. Sir George Head, un officier britannique envoyé sur les lieux pour superviser la construction d’un fort à Penetanguishene, installe ses quartiers là où le centre-ville de Barrie sera construit ultérieurement.

En 1815, les chefs chippewas Kinaybicoinini, Aisaince et Misquuckkey rencontrent les administrateurs coloniaux à la baie de Kempenfelt. Ils y signent le traité no 16, également connu sous le nom d’Achat du lac Simcoe. Le traité fait passer 250 000 acres (soit un peu plus de 1012 km2) des mains des Chippewas au gouvernement colonial. Trois ans plus tard, en 1818, quatre autres chefs chippewas, Musquakie, Kaqueticum, Maskigonce et Manitonobe, signent le traité no 18, également connu sous le nom d’Achat du lac Simcoe-Nottawasaga. Le traité cède 1 592 000 acres (6443 km2) de terres situées au sud de celles visées par le traité no 16. (Voir aussi Cession de terres au Haut-Canada.)

Barrie, Ontario, 1910

Un dépôt naval destiné aux fournitures militaires est construit non loin de l’extrémité de Nine Mile Portage en 1819. Le commodore Robert Barrie, qui supervise les navires de guerre britanniques à Kingston, visite le site en 1828 et en 1833. En 1833, le gouvernement colonial ouvre une partie du canton de Vespra, au nord-ouest de la baie de Kempenfelt, à la colonisation. On appelle la nouvelle colonie Barrie, en l’honneur du commodore. Ce choix est confirmé définitivement avec la mise en place d’un bureau de poste du même nom dans la région en 1835.

Les frontières modernes de Barrie englobent les terres des cantons historiques de Vespra et d’Innisfil. Après la colonisation, la plupart de ces terres sont d’abord utilisées comme terres agricoles. Dans les années 1840, une foire agricole est organisée chaque année sur la place du marché de Barrie, et un concours de labour se tient juste à l’extérieur du village.

Le saviez-vous?
Tous les vétérans de la guerre de 1812 se voient offrir des concessions de terres en remerciement de leur service. Les vétérans noirs ayant servi dans le Coloured Corps reçoivent quant à eux des concessions de terres dans le canton d’Oro (maintenant Oro-Medonte), au nord-est de Barrie. C’est ainsi que cette zone agricole deviendra l’arrêt le plus au nord du chemin de fer clandestin. L’église méthodiste épiscopale africaine d’Oro, construite vers 1846, est désignée comme lieu historique national en 2000. On y entame des travaux de réfection en 2016.


Développement

Queens Hotel, Barrie, Ontario

En 1854, Barrie est désormais un véritable village, recevant son propre représentant au conseil du comté de Simcoe, distinct du canton de Vespra. Elle devient une ville en 1871. Tandis que Barrie se trouve dans la partie supérieure de la baie de Kempenfelt, le hameau d’Allandale, lui, se développe dans la partie inférieure. La ville de Barrie annexe Allandale en 1896.

En 1916, pendant la Première Guerre mondiale, le Corps expéditionnaire canadien ouvre une base d’entraînement au sud-ouest de Barrie. Le Royal Flying Corps ouvre le tout premier aérodrome militaire au Canada à la base en 1917. Connue aujourd’hui sous le nom de base des Forces canadiennes Borden, elle reste à ce jour la plus grande installation d’entraînement pour l’armée canadienne.

Le saviez-vous?
Une tornade frappe le quartier d’Allandale en 1985, tuant 8 personnes, en blessant 155 et détruisant 300 maisons. Cette catastrophe cause des dommages de l’ordre de 150 millions de dollars; c’est l’une des tornades les plus coûteuses de l’histoire de l’Ontario.


Population

Selon le recensement de 2016, les principaux groupes ethniques de la ville de Barrie sont les Canadiens (34,1 % de la population), les Anglais (33 %), les Écossais (24,5 %), les Irlandais (24,1 %), les Français (12,7 %) et les Allemands (10,7 %). Les immigrants qui vivent à Barrie proviennent surtout du Royaume-Uni, la Pologne, les Philippines, la Chine et les États-Unis.

Économie

Les industries qui emploient le plus grand nombre de résidents à Barrie sont les secteurs de la vente au détail, des soins de santé et de l’assistance sociale, ainsi que la fabrication industrielle. Les principaux employeurs basés à Barrie sont le Georgian College et le centre de santé régional Royal Victoria. Les principaux employeurs du comté de Simcoe dans son ensemble, notamment la base des Forces canadiennes Borden, Casino Rama et Honda Canada Manufacturing, sont situés à proximité.

Hôpital Royal Victoria, Barrie, Ontario

De nombreux habitants se rendent à Toronto et dans d’autres villes pour le travail. Le recensement de 2016 a dénombré 95 540 navetteurs dans la région métropolitaine de Barrie (qui comprend Innisfil et Springwater). Près de 1 navetteur sur 5 (18 %) a un long trajet à réaliser. Un long trajet est défini par Statistique Canada comme un trajet d’au moins une heure pour se rendre au travail. De toutes les RMR au Canada, Barrie est celle qui compte la plus grande proportion de navetteurs ayant un long trajet.

Administration et politique

Le conseil municipal, élu tous les quatre ans, comprend un maire et dix conseillers.

Marjorie Hamilton a été maire de Barrie de 1950 à 1952. Elle a été l’une des premières mairesses au Canada.

Vie culturelle

Le centre d’art MacLaren expose des œuvres d’art historiques et modernes. Tout près, le canton de Springwater abrite le musée et les archives du comté de Simcoe.

Parmi les artistes les mieux connus de la région figurent l’auteure Judy Fong Bates, le danseur de ballet David LaHay et la chanteuse de jazz Phyllis Marshall. Star des émissions musicales sur les ondes de la CBC dans les années 1950, puis actrice, Phyllis Marshall est considérée comme une pionnière parmi les artistes noirs canadiens.

Centre d’art MacLaren

Ayant grandi à Barrie, Bobbie Rosenfeld établit de nouveaux records mondiaux en athlétisme et défend les intérêts des femmes dans le sport dans sa chronique journalistique. Les rédacteurs sportifs nomment Bobbie Rosenfeld athlète féminine exceptionnelle du Canada pour la première moitié du 20e siècle.

Les Colts de Barrie jouent dans la Ligue de Hockey de l’Ontario depuis 1995. L’ancien capitaine de l’équipe, Sheldon Keefe, a été nommé entraîneur des Maple Leafs de Toronto en 2019. L’autoroute 93, qui relie Barrie à Penetanguishene, porte le nom de la regrettée skieuse de style libre Sarah Burke.

Parmi les autres résidents notables, citons William Gallie, un chirurgien novateur, le premier ministre de l’Ontario E.C. Drury, ainsi que le premier ministre de la Colombie-Britannique Charles Semlin.