Rivière Niagara

La rivière Niagara, d'une longueur de 55 km, prend sa source dans le lac Érié et coule en direction nord pour se jeter dans le lac Ontario, en dévalant les chutes Niagara.

Chutes Niagara, téléphérique des
Téléphérique passant au-dessus des célèbres tourbillons de la rivière Niagara, à proximité des chutes Niagara (avec la permission de la Commission des parcs du Niagara).
Chutes en fer à cheval
La spectaculaire chute d'eau de la rivière Niagara est la plus importante du monde en terme de débit (photo de John deVisser).
Niagara, pont suspendu de
Achevé en 1854, ce pont au-dessus de la rivière Niagara en Ontario est une grande réussite en termes d'ingénierie. Il permet au chemin de fer de la Great Western de faire la liaison avec une grande partie des États-Unis (avec la permission du Canadien National).

La rivière Niagara, d'une longueur de 55 km, prend sa source dans le lac Érié et coule en direction nord pour se jeter dans le lac Ontario, en dévalant les chutes Niagara. Son nom d'origine amérindienne décrit soit la rivière là où elle se rétrécit » entre les lacs Érié et Ontario, soit les chutes mêmes, le tonnerre des eaux ». La partie supérieure est navigable par les embarcations de plaisance jusqu'à une série de rapides en amont des chutes. C'est ici qu'a été construit le premier navire des Grands Lacs, le Griffon, commandé par Cavelier de La Salle. Son cours inférieur est navigable par des embarcations de tout type aussi loin en amont que Queenston et Lewiston. En aval des chutes, la rivière traverse une gorge spectaculaire et elle est extrêmement profonde sauf à l'emplacement de deux rapides vigoureux. À Queenston, son débit moyen est de 5750 m3/s, un débit supérieur à celui des fleuves Fraser, Columbia ou Nelson. Son débit régulier et élevé constitue sa caractéristique particulière. Plusieurs ponts la traversent, notamment le Peace (1927), à Fort Érié, et le Rainbow (1941), qui relie la ville de Niagara Falls, en Ontario, à celle du même nom, dans l'État de New York, ainsi que le Queenston (1962) à l'extrémité nord de la gorge.

La frontière historique du Niagara

En 1678, lorsque les Français construisent Fort Niagara à l'embouchure de la rivière, ils constatent l'importance du cours d'eau pour la traite des fourrures et pour la navigation vers l'intérieur. En 1759, les Britanniques se rendent maîtres du fort qui sert alors de dépôt principal d'approvisionnement pendant la Révolution américaine. La guerre de l'Indépendance a deux conséquences : en 1783, la rivière forme une partie de la frontière entre le territoire des États-Unis et celui de la Grande-Bretagne, et Niagara-on-the-Lake et Fort Erie sont colonisés par des Loyalistes en déroute. De part et d'autre des forces armées traversent la rivière lors de la Guerre de 1812. Aujourd'hui, la frontière historique du Niagara compte de nombreux lieux historiques.


Lecture supplémentaire

  • John N. Jackson, The Mighty Niagara: One River, Two Frontiers (2003).