Six Nations de la rivière Grand

Le nom « Six Nations de la rivière Grand » désigne à la fois une réserve en Ontario et la Première Nation Haudenosaunee. La réserve, dont le nom officiel est Réserve indienne des Six Nations No40, s’étend sur un peu plus de 182 km carrés, et est située le long de la rivière Grand dans le sud-ouest de l’Ontario. En 2019, Six Nations comptaient 27 559 membres inscrits de la bande, dont 12 892 vivants sur la réserve. Six Nations est la plus importante réserve des Premières Nations en termes de population, et la seconde en termes de taille. Au sein de la réserve, on trouve plusieurs communautés individuelles, la plus vaste étant Oshweken, qui compte une population d’environ 1500 habitants (voir aussi Réserves en Ontario).

Six Nations est le foyer de six nations individuelles qui forment la Confédération Haudenosaunee. Ces nations sont les Kanyen’kehà:ka(Mohawk), les Oneidas, les Onondagas, les Cayugas, les Sénécas, et les Tuscaroras.

Le nom « Six Nations de la rivière Grand » désigne à la fois une réserve en Ontario et la Première Nation Haudenosaunee. La réserve, dont le nom officiel est Réserve indienne des Six Nations No40, s’étend sur un peu plus de 182 km carrés, et est située le long de la rivière Grand dans le sud-ouest de l’Ontario. En 2019, Six Nations comptaient 27 559 membres inscrits de la bande, dont 12 892 vivants sur la réserve. Six Nations est la plus importante réserve des Premières Nations en termes de population, et la seconde en termes de taille. Au sein de la réserve, on trouve plusieurs communautés individuelles, la plus vaste étant Oshweken, qui compte une population d’environ 1500 habitants (voir aussi Réserves en Ontario).Six Nations est le foyer de six nations individuelles qui forment la Confédération Haudenosaunee. Ces nations sont les Kanyen’kehà:ka(Mohawk), les Oneidas, les Onondagas, les Cayugas, les Sénécas, et les Tuscaroras.


La ceinture wampum d’Ayenwahtah

Ceinture wampum d’Ayenwahtah

Cette ceinture illustre la création de la Confédération Haudenosaunee. De la droite vers la gauche, la carte dépeint le territoire des Mohawks, des Oneidas, des Onondagas, des Cayugas et des Sénécas. Les Tuscaroras sont devenus la sixième nation de la Confédération en 1722.

La communauté est occasionnellement représentée par un drapeau montrant la ceinture wampum d’Ayenwahtah. Cette ceinture illustre la création de la Confédération Haudenosaunee par le prophète Peacemaker. Les cinq Premières Nations à s’être jointes à la Confédération Haudenosaunee sont dépeintes en blanc, qui est la couleur de la paix, sur un fond mauve, qui est la couleur de la guerre. Ceci souligne le conflit qui a précédé leur Confédération, et exprime également la manière dont le concept dekanikonhri:yo (un bon esprit) peut guider vers la paix et la guérison. Cette ceinture sert aussi de carte des patries Haudenosaunee, qui font maintenant partie de l’État de New York. De la droite vers la gauche, la carte dépeint le territoire des Mohawks, des  Oneidas, des Onondagas, des  Cayugas et des Sénécas. Le cœur central illustre le rôle important des Onondagas dans l’embrasement du Feu du Conseil de la Confédération Haudenosaunee. Les Tuscaroras cherchent refuge auprès de la Confédération Haudenosaunee en 1722, à la suite de l’expansion coloniale britannique sur leurs territoires dans les Carolines. Plus tard cette même année, ils sont acceptés comme sixième nation de la Confédération.

Histoire

Le territoire qui forme maintenant la réserve des Six Nations était autrefois les terres de chasses officielles des Haudenosaunee. Ce territoire était également occupé par la Confédération des Neutres. En conséquence de la Révolution américaine, la Confédération Haudenosaunee déménage dans cette région en 1784. Une grande partie de la Confédération est alignée avec les Britanniques durant ce conflit afin de pouvoir remplir les obligations du Traité, telles que celles de la chaîne d’alliance. Ils tiennent également à défendre leurs patries contre l’invasion des Américains. Les Britanniques promettent qu’après la Révolution, les terres Haudenosaunee seront en sécurité. Cependant, le Traité de Paris de 1783, qui met fin à la Révolution américaine, cède le territoire Haudenosaunee aux États-Unis.

Haldimand Grant
(courtesy Victor Temprano/Native-Land.ca)

Pour compenser la perte de leurs patries, Joseph Brant (Thayendanegea) réussit à obtenir un lopin de terre pour la Confédération Haudenosaunee de la part de Sir Frederick Haldimand, le gouverneur de la province de Québec. Le terrain a une superficie de six mille de chaque côté de la rivière Grand, du lac Érié à la tête de la rivière (au nord de ce qui est aujourd’hui Elora). Lorsqu’elle est arpentée en 1821, la concession foncière est d’environ 2740 km carrés. Les représentants successifs de la Couronne, comme par exemple  John Graves Simcoe, le lieutenant-gouverneur du Haut-Canada, redéfinit la concession comme étant un terrain réservé à la Confédération, mais ne lui appartenant pas légalement. Ce changement de politique sera éventuellement profitable pour les squatters non autochtones et les prospecteurs qui réclameront des portions de la concession foncière afin de développer des propriétés familiales et des communautés.

Au cours du siècle suivant, le territoire sous la juridiction de Six Nations rétrécit. Ceci se produit à la suite de baux à long terme facilités par le Conseil de la Confédération, de ventes négociées par des particuliers comme Joseph Brant, ou en conséquence d’ententes conclues par les représentants de la Couronne. La dernière réduction de territoire a lieu en 1847, ne laissant que 5% des terres d’origine de la Proclamation Haldimand, ce qui représente les limites actuelles de la réserve.

Cette même année, la bande de la Credit River of the Mississaugas s’adresse au Conseil de la Confédération des Six Nations. Les Mississaugas ont besoin d’un endroit où vivre après avoir pratiquement cédé leur territoire entier près du lac Ontario. Ils obtiennent l’utilisation principale de 19km carrés dans la portion sud-est de la réserve des Six Nations, maintenant connue légalement sous le nom de réserve indienne New Credit No40A.

Gouvernance

Premier Conseil élu des Six Nations

Les membres du premier Conseil élu des Six Nations de la rivière Grand posent pour la photo, 1924. En 1924, le gouvernement fédéral destitue le gouvernement traditionnel des Six Nations, et force la communauté à tenir des élections comme celles tenues dans les municipalités canadiennes.

Les Six Nations de la rivière Grand conservent leur système de gouvernance jusqu’au début du 20esiècle. Au sein de ce système, les femmes attribuent le rôle de chef à des hommes sélectionnés, et ceux-ci gouvernent selon un modèle de prise de décision par consensus.

Des représentants du gouvernement fédéral, comme Duncan Campbell Scott, le surintendant général adjoint des Affaires indiennes, sont mécontents du mode de gouvernance des Six Nations. Ils veulent que les Six Nations se convertissent au système de gouvernance par élection qui reflète les municipalités canadiennes. Duncan Campbell Scott et le gouvernement fédéral sont souvent en conflit avec le Conseil de la Confédération, parce que le gouvernement fédéral croit qu’ils contrôlent le territoire, alors que les Six Nations se considèrent comme une nation souveraine.

Tout au long des années1920, le Conseil de la Confédération présente son dossier pour la souveraineté à la Chambre des communes et à la Cour suprême du Canada. Ces revendications sont basées sur le fait que les Haudenosaunee n’ont jamais accepté d’être des sujets de la  Couronne. Lorsque ces arguments ne sont pas entendus par le gouvernement du Canada, la Confédération délègue  Deskaheh (Levi General) pour que celui-ci présente leurs arguments directement à la Couronne et à la Société des Nations. Deskaheh est président du Conseil et chef du clan  Cayuga Bear.

Les tactiques de Deskaheh mettent Duncan Campbell Scott en colère. En 1924, il approuve un décret autorisant la  Gendarmerie royale du Canada (GRC) à destituer officiellement le Conseil de la Confédération du Conseil de la réserve des Six Nations. Peu de temps après, Duncan Campbell Scott et le délégué indien local, Colonel C.E. Morgan, facilitent l’élection du premier conseil élu de la réserve. Bien que le conseil élu soit maintenant reconnu par le gouvernement du Canada sous la Loi sur les Indiens, les deux conseils sont toujours en place aujourd’hui.

Pensionnat indien Mohawk Institute

Le pensionnat indien Mohawk Institute

Le Mohawk Insitute ouvre ses portes en 1828, et ferme en 1970, ce qui en fait le pensionnat indien le plus ancien au Canada. Les enfants des Six Nations, ainsi que ceux d’autres communautés des Premières Nations, ont fréquenté ce pensionnat.

Le pensionnat indien Mohawk Institue situé à Brantford, en Ontario, est le pensionnat indien le plus ancien du Canada. Fondé en 1828 sous le nom de Mechanics’ Institute, une école externe pour les garçons des Six Nations de la rivière Grand, l’institut commence à accepter les filles en 1834. Le pensionnat est géré par l’Église Anglicane du Canada jusqu’en 1969, année où le gouvernement fédéral en prend la charge. Ce pensionnat compte également des élèves venant d’aussi loin que Sarnia, Ontario, et Kahnawake au Québec. Les élèves du Mohawk Institute fréquentent la chapelle voisine, Her Majesty’s Chapel of the Mohawks, construite en 1785. De nos jours, cette chapelle est la plus vieille église existante de l’Ontario.

En 1972, le Woodland Cultural Centre est construit sur le site de l’ancien pensionnat indien, sous la direction de la Association of Iroquois and Allied Indians. Le centre culturel est maintenant patronné par les Mohawks de la Baie de Quinte, les Six Nations de la rivière Grand, et les Mohawks Wahta. Le Woodland Cultural Centre travaille, entre autres activités, à restaurer le Mohawk Institute afin que l’école serve de rappel physique des mesures d’assimilation du gouvernement du Canada.

Culture

Le pow-wow des Six Nations de la rivière Grand

Les Six Nations sont les hôtes du pow-wow Grand River Champion of Champions qui a lieu chaque mois de juillet.

Les Six Nations sont le foyer de nombreuses figures reconnues. Celles-ci incluent la poète Tekahionwake (E. Pauline Johnson), le gagnant du marathon de Boston Tom Longboat, l’acteur Jay Silverheels(The Lone Ranger) et le nominé aux Oscars Graham Green (Dances with Wolves). Les Six Nations sont les hôtes du pow-wow annuel et internationalement reconnu Grand River Champion of Champions. Le pow-wow a lieu à Chiefswood, l’ancien domaine de E.Pauline Johnson. Chiefswood a été reconnu comme site historique national du Canada en 1953. Des membres des Six Nations ont également joué pour l’équipe de crosse Les Iroquois Nationals, de renommée internationale. En jouant en tant que nation souveraine, Les Nationals ont parfois voyagé pour se rendre à des tournois en utilisant leurs passeports Haudenosaunee.


Mots-clés: Six Nations

Réserve

Terre mise de côté par le gouvernement fédéral pour l’usage d’une bande autochtone. Les réserves sont gérées en vertu de la Loi sur les Indiens.

Établissement

Endroit, généralement sur des territoires provinciaux, où la majorité de la population est autochtone. Contrairement aux réserves, les établissements ne sont pas encadrés par la Loi sur les Indiens.

Bande

Terme colonial défini par la Loi sur les Indiens et désignant un groupe des Premières Nations qui possède, généralement, une terre de réserve. Plusieurs bandes préfèrent la dénomination de Première Nation et ont changé leur nom en conséquence.

Premières Nations

Peuples autochtones du Canada qui ne sont ni métis ni inuits. Le terme « Première Nation » peut aussi désigner une bande ou un peuple faisant partie d’un plus grand groupe autochtone. Par exemple, la Première Nation crie comprend plusieurs petites communautés (ou bandes), comme la Première Nation crie de Beaver Lake, en Alberta, et la Première Nation crie de Moose, en Ontario.

Indien inscrit

Terme juridique appliqué aux membres des Premières Nations dont le nom est inscrit dans le Registre des Indiens, un document tenu par le gouvernement fédéral. Pour obtenir le statut d’Indien inscrit, certains critères définis dans la Loi sur les Indiens doivent être respectés.

Céder (Cession)

Céder une terre (l’acte de cession) consiste à abandonner le statut de propriétaire d’une terre et le droit de la gérer.

Liens externes

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