Sydney

Sydney est une communauté urbaine de la Nouvelle-Écosse située près de l'extrémité est de l'ÎLE DU CAP-BRETON. Elle constitue la municipalité régionale du Cap-Breton (1995) et est le second complexe urbain en importance de la NOUVELLE-ÉCOSSE.

Sydney est une communauté urbaine de la Nouvelle-Écosse située près de l'extrémité est de l'ÎLE DU CAP-BRETON. Elle constitue la municipalité régionale du Cap-Breton (1995) et est le second complexe urbain en importance de la NOUVELLE-ÉCOSSE. Son port magnifique, appelé Spanish Bay à l'époque coloniale, est au centre des gisements de charbon les plus riches de l'Est du Canada.

Depuis 1900, la ville se distingue par son immense aciérie, la plus grande et la plus moderne au Canada à l'époque de sa construction. Le noyau industriel qui entoure l'aciérie s'effrite depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale en raison de la baisse de productivité des mines de charbon des localités environnantes et de la moindre compétitivité de son aciérie désuète par rapport à celles du centre du Canada.

Historique

En 1784, lorsque le Cap-Breton se sépare de la Nouvelle-Écosse afin de donner refuge aux LOYALISTES, Sydney devient sa capitale. Le gouverneur J.F.W. DESBARRES est en charge du développement de la ville, qui doit son nom à lord Sydney, alors secrétaire de la colonie. Le Cap-Breton connaît moins de succès que le Nouveau-Brunswick en tant que colonie indépendante et retourne au sein de la Nouvelle-Écosse en 1820, après presque 40 ans de mauvaise administration, d'intrigues politiques et de sous-développement général. Sydney est encore un avant-poste minuscule d'à peine quelques centaines d'habitants, mais se prend pour une capitale coloniale. Elle est réduite au statut de chef-lieu du comté du Cap-Breton, qui comprend alors l'ensemble de l'île. Au cours du XIXe siècle, elle est sous-développée de façon générale, mais demeure le centre administratif de l'île.

Économie

La destinée de Sydney est étroitement liée à l'exploitation du charbon. Les Français amassent du charbon marin pendant l'occupation de LOUISBOURG au XVIIIe siècle. L'exploitation intensive de ce dernier ne débute cependant qu'au milieu du XIXe siècle, en réponse à la demande croissante des États-Unis et, plus tard, de la partie centrale du Canada. Sydney fournit aux villes minières des environs les services et les installations pour le transport maritime. La ville est transformée par l'implantation d'une aciérie en 1899. La Dominion Iron and Steel Company (par la suite la Dominion Steel Corporation) occupe des terrains de choix au bord de l'eau et investit plusieurs centaines de millions de dollars dans l'usine et ses terrains.

La population de la ville double et redouble à plusieurs reprises au cours des décennies qui suivent. La ville attire ceux dont les fermes de l'île sont improductives ainsi qu'un grand nombre d'Européens. En conséquence, elle possède la population la plus polyglotte de la région. Par la suite, l'aciérie devient le noyau de la ville. Elle utilise les ressources de charbon locales, le calcaire des carrières environnantes ainsi que le minerai de fer de l'ÎLE BELL, à Terre-Neuve. Les hôpitaux, les services gouvernementaux ainsi que les établissements culturels et éducatifs se trouvent tous à Sydney. La vie commerciale de l'île rayonne à partir du noyau de marchands installés au bord de l'eau à Sydney. Dans les années 1880, un chemin de fer reliant la ville au centre du Canada renforce sa dominance commerciale. En 1900, Sydney est constituée en tant que ville. Cependant, comme la plupart des localités de ce genre au Canada, sa prospérité et son déclin suivent le développement de son arrière-pays portuaire. Sydney décroît d'ailleurs depuis un certain temps.

Paysage urbain

Les vieux quartiers sont établis le long de l'eau, comme dans la plupart des villes portuaires des provinces Atlantiques. La ville est divisée en deux par l'aciérie, qui occupe la majeure partie du côté sud de l'avant-port, et s'étend vers l'intérieur des terres jusqu'à une chaîne de collines qui la borde. L'aciérie est entourée de maisons ternes, construites par la compagnie et occupées par une main-d'oeuvre parmi les plus militantes au Canada. Les métallurgistes de Sydney se battent dès le début pour établir leur droit à la négociation collective. Ce n'est qu'à la Deuxième Guerre mondiale qu'ils y parviennent, lorsque les Métallurgistes unis d'Amérique sont finalement reconnus comme leurs négociateurs. On trouve un beau parc au centre de la ville et plusieurs grandes institutions, parmi lesquelles le UNIVERSITY COLLEGE OF CAPE BRETON, situé aux limites de la ville.


Lecture supplémentaire

  • P. MacEwan, Miners and Steelworkers (1976).