Viola Desmond

Viola Irene Desmond (née Davis), femme d’affaires, militante des droits civils (née le 6 juillet 1914 à Halifax, en Nouvelle-Écosse; décédée le 7 février 1965 à New York). Viola Desmond s’est forgé une carrière d’esthéticienne et a servi de mentor aux jeunes femmes noires de la Nouvelle-Écosse par l’entremise de la Desmond School of Beauty Culture. En 1946, elle a défié la discrimination raciale en refusant de quitter la section réservée aux Blancs dans une salle du cinéma Roseland à New Glasgow, en Nouvelle-Écosse. Viola Desmond s’est alors retrouvée arrêtée, incarcérée pendant une nuit et condamnée sans représentation juridique pour un délit fiscal obscur. Malgré les efforts déployés par la communauté noire de la Nouvelle-Écosse pour appuyer son appel, Viola Desmond n’a pas réussi à se départir des accusations portées contre elle, et a vécu le reste de ses jours sans absolution. C’est pour son courage face à un acte de discrimination raciale qu’elle deviendra source d’inspiration pour les générations suivantes de Noirs en Nouvelle-Écosse et partout au Canada. En 2010, la lieutenante-gouverneure Mayann Francis a accordé à Viola Desmond le pardon absolu. En décembre 2016, la Banque du Canada a annoncé que Viola Desmond sera la première Canadienne à figurer seule sur un billet de banque canadien, soit le billet de dix dollars émis le 19 novembre 2018. En 2018, le gouvernement du Canada nomme Viola Desmond une « personne d’importance historique nationale ».



Viola Desmond
(image tirée de la collection de Wanda et Joe Robson, avec la permission des archives du Beaton Institute/16-82-30222)
Viola Desmond
Photo prise vers 1935. (avec la permission du Beaton Institute, Cape Breton University/ Wanda Robson Collection/2016-16).

Premières années et vie familiale

Élevée au sein d’une grande famille, Viola Desmond a dix frères et sœurs. Ses parents sont tenus en haute estime par la communauté noire d’Halifax. Son père, James Albert Davis, est issu d’une famille de la classe moyenne et travaille d’abord dans la manutention avant de devenir barbier. La mère de Viola, Gwendolin Irene Davis (née Johnson), est la fille d’un couple interracial originaire de New Haven, au Connecticut; son père, un Blanc, est ministre du Culte. Bien que la diversité raciale ne soit pas rare au début du 20e siècle à Halifax, les mariages interraciaux demeurent peu communs. Ses parents sont néanmoins acceptés dans la communauté noire et deviennent des membres actifs et importants de diverses organisations communautaires.

Vi’s Studio of Beauty Culture
Viola Desmond se tenant à l’intérieur de son salon de beauté, Vi’s Studio of Beauty Culture. (image tirée de la collection de Wanda et Joe Robson, avec la permission des archives du Beaton Institute/16-87-30227).

Inspirée par le dur labeur de ses parents et leur participation dans les affaires de la communauté, Viola Desmond souhaite réussir comme femme d’affaires indépendante. Après avoir brièvement enseigné dans deux écoles réservées aux Noirs, elle entreprend un programme d’études à l’école Field Beauty Culture à Montréal, l’une des rares écoles de ce type à accepter des étudiants noirs à l’époque. Elle poursuit sa formation à Atlantic City et à New York, puis ouvre le Vi’s Studio of Beauty Culture à Halifax pour répondre aux besoins de la communauté noire.

Viola Desmond et Wanda Robson
Wanda Robson (gauche) et sa sœur Viola Desmond (droite) au Hi-Hat Club, Boston, 1955. (image tirée de la collection de Wanda et Joe Robson, avec la permission des archives du Beaton Institute/16-85-30225).

Entrepreneure et dirigeante communautaire

Au début du 20e siècle, avec l’avènement des nouvelles coiffures et la demande de produits spéciaux pour les entretenir, outre l’accent mis sur la mode et l’apparence, les salons de beauté offrent aux femmes une occasion de se lancer en affaires. Les Noires y couvrent tout particulièrement une occasion autrement hors de leur portée. Les salons de beauté deviennent un centre de relations sociales pour la communauté noire, permettant à leurs propriétaires d’atteindre un statut élevé et d’exercer un certain pouvoir.

Poudrier Viola Desmond
(avec la permission des Nova Scotia Archives/Flickr CC)
Sepia Beauty Products by Viola Desmond
(avec la permission des Nova Scotia Archives/Flickr CC)

Viola Desmond connaît un succès rapide. Elle ouvre une école de beauté, la Desmond School of Beauty Culture, pour former des esthéticiennes. Elle élargit son entreprise à toute la province et crée une gamme de produits de beauté vendue dans les boutiques de ses diplômées. Consciente de ses obligations envers la communauté, Viola Desmond offre une formation qui donnera de meilleures perspectives d’emploi aux jeunes femmes noires. L’école voit le nombre de ses inscriptions grimper rapidement et accepte des étudiantes du Nouveau-Brunswick et du Québec. L’école produit au moins 15 diplômées chaque année.

School of Beauty Culture de Viola Desmond
Viola Desmond (deuxième à partir de la gauche) aux côtés de diplômées de la Desmond School of Beauty Culture, 1947. (image tirée de la collection de Wanda et Joe Robson, avec la permission des archives du Beaton Institute/16-89-30229)
Viola Desmond aux côtés de diplômées
Viola Desmond (extrême gauche) avec une classe de diplômées de la Desmond School of Beauty Culture. (image tirée de la collection de Wanda et Joe Robson, avec la permission des archives du Beaton Institute/16-86-30226)

Ben que le racisme ne soit pas officiellement enraciné au sein de la société canadienne, la communauté noire au Canada, et celle de la Nouvelle-Écosse en particulier, sait bien qu’un code non écrit limite la vie de ses membres, des limites parfois difficiles à prévoir. D’une certaine façon, le statut « non officiel » du racisme au Canada le rend plus difficile à traiter. (Voir aussi Préjugés et discrimination.)

LE SAVIEZ-VOUS?
En 1943, Hugh Burnett se rend à un restaurant à Dresden, en Ontario, portant l’uniforme militaire. À sa consternation, le propriétaire refuse de le servir. Hugh Burnett écrit promptement au ministre fédéral de la Justice, Louis St-Laurent, l’informant que, « même portant l’uniforme, un homme noir se voit refuser le service dans tout restaurant à Dresden. » Dans sa réponse, le sous-ministre indique simplement qu’il n’existe aucune loi contre la discrimination raciale au Canada (voir aussi Affaire Fred Christie).

Cinéma Roseland

Le soir du 8 novembre 1946, Viola Desmond, en route vers une réunion d’affaires à Sydney, en Nouvelle-Écosse, fait une visite imprévue dans la petite communauté de New Glasgow lorsque sa voiture tombe en panne. Quand elle apprend que les réparations prendront plusieurs heures, elle loue une chambre d’hôtel et décide d’aller voir un film pour passer le temps.

Au cinéma Roseland, Viola Desmond demande une place au parterre. La caissière lui remet plutôt un billet pour le balcon, réservé aux clients qui ne sont pas de race blanche. Viola se rend au parterre où l’ouvreur lui dit qu’elle doit aller s’asseoir au balcon. Croyant à une erreur, Viola retourne voir la caissière et lui demande d’échanger son billet pour une place au parterre. La caissière refuse : « Désolée, je n’ai pas l’autorisation de vendre des billets pour le parterre à des gens comme vous. » Viola réalise qu’elle fait référence à la couleur de sa peau et décide de s’asseoir malgré tout au parterre.


Viola Desmond est intercepté par le gérant, Henry MacNeil, qui lui apprend que le théâtre a le droit de « refuser l’entrée à toute personne indésirable ». Viola Desmond lui fait remarquer qu’on ne lui a pas refusé l’entrée et qu’elle a bel et bien acheté le billet qu’elle tient dans sa main. Elle ajoute qu’elle a tenté d’échanger son billet pour une place au parterre et qu’elle était prête à payer la différence, mais qu’on le lui a refusé. Lorsqu’il voit qu’elle ne quittera pas son siège, le gérant appelle un agent de police. Viola Desmond est blessée à la hanche et au genou lorsqu’elle est traînée hors du théâtre et emmenée en prison. Elmo Langille, le chef de police et Henry MacNeil l’y attendent. Ils reviennent une heure plus tard avec un mandat d’arrestation contre elle. Viola Desmond est incarcérée pendant la nuit. Sous le choc, apeurée, elle garde son sang-froid et expliquera plus tard qu’elle est restée assise toute droite pendant toute la nuit.

LE SAVIEZ-VOUS?
L’affaire Fred Christie (1939) est une décision rendue par la Cour suprême du Canada qui autorise les entreprises privées à faire preuve de discrimination sous le prétexte de la liberté du commerce. En juillet 1936, Fred Christie et deux amis se rendent à la taverne York du Forum de Montréal pour y boire une bière. Le personnel, cependant, refuse de les servir parce que Fred Christie est noir. Fred Christie intente donc une poursuite contre la taverne, et l’affaire se rend éventuellement à la Cour suprême, qui juge que la taverne York a le droit de refuser de servir des clients sur la base de la race. L’affaire est emblématique d’une ère de racisme légalisé, tandis que ses faits démontrent les façons subtiles dont le racisme se déploie dans le Canada du début du 20e siècle.

Procès de Viola Desmond

Au matin, Viola Desmond comparaît en cour et est accusée d’avoir tenté de frauder le gouvernement provincial compte tenu de son présumé refus de payer la taxe sur les divertissements d’un sou (c.-à-d. la différence de taxe entre les billets du balcon et ceux du parterre). Même si au cinéma, elle s’était dite prête à payer la différence entre les deux billets, offre refusée, le juge lui impose une amende de 26 $, dont six sont remis au gérant du cinéma Roseland désigné dans le cadre des procédures judiciaires comme procureur. Au procès, on néglige d’informer Viola Desmond de son droit à un avocat, elle est donc seule devant ses juges. Le magistrat Roderick MacKay est le seul représentant juridique présent; il n’y a pas d’avocat de la Couronne.

La question de race n’est soulevée à aucun moment au cours du procès. Il est pourtant évident que la véritable infraction de Viola Desmond a été de violer la règle implicite selon laquelle le balcon est réservé aux Noirs et le parterre aux Blancs. Lorsque le Toronto Daily Star l’interroge sur l’incident, Henry MacNeil maintient qu’aucune règle officielle n’interdit aux Noirs de s’asseoir au parterre, mais qu’il s’agit plutôt d’une « habitude » qu’ont ces derniers de s’asseoir ensemble au balcon. Toutefois, chacun sait, dans la communauté noire de New Glasgow, qu’au cinéma Roseland l’allocation des places est ségrégée selon la race.

Viola et Jack Desmond
Viola Desmond avec son époux, Jack Desmond, sur la rue Gerrish à Halifax. (image tirée de la collection de Wanda et Joe Robson, avec la permission des archives du Beaton Institute/16-83-30223).

Le mari de Viola Desmond, Jack, a grandi à New Glasgow et n’est donc pas surpris lorsque Viola lui raconte l’incident du Roseland. Comme plusieurs Noirs de Nouvelle-Écosse qui ont connu depuis leur enfance l’attitude raciste prévalente dans la province, il lui conseille d’oublier l’affaire. Parles-en à Dieu dans tes prières, lui suggère-t-il. D’autres au sein de la communauté sont moins portés à se taire. La Nova Scotia Association for the Advancement of Coloured People (NSAACP) recueille des fonds pour lutter contre l’accusation. Carrie Best, fondatrice du quotidien The Clarion, le deuxième journal provincial dirigé par son propriétaire noir, s’intéresse tout particulièrement à la situation de Viola Desmond. Mme Best a connu une expérience semblable au Roseland cinq ans plus tôt et avait en vain déposé une poursuite au civil contre le gérant du cinéma. The Clarion suit de près l’histoire de Viola Desmond et en parle souvent en première page.

Viola Desmond dans le journal « The Clarion »
The Clarion : « Miss Viola Desmond Takes Action," » 1946 (avec la permission du Nova Scotia Archives on Flickr).
LE SAVIEZ-VOUS?
En décembre 1941, Carrie Best apprend que plusieurs étudiantes du secondaire ont été expulsées de force du cinéma Roseland. Les adolescentes, des Noires, ont essayé de s’asseoir dans la section réservée aux Blancs. Après avoir expliqué au propriétaire, Norman Mason, que la politique du cinéma Roseland est raciste, elle se rend au cinéma avec son fils Calbert et s’assoie au parterre. Carrie Best et son fils sont arrêtés et accusés d’avoir troublé la paix. Carrie Best lance ensuite une poursuite au civil contre le cinéma Roseland en raison de la discrimination raciale. Cependant, en cours, le droit du propriétaire à refuser le service à quiconque l’emporte sur le plus vaste enjeu du racisme.

Sur les conseils du médecin qui examine les blessures subies pendant son arrestation, Viola Desmond communique avec un avocat pour tenter de renverser l’accusation. La juriste et historienne Constance Backhouse explique qu’à l’époque, la nature juridique de la discrimination raciale n’est pas réglée au Canada (voir Affaire Fred Christie). Si les décisions varient d’un cas à l’autre, deux principes contradictoires restent en cause : la liberté des commerces et le droit individuel d’être protégé contre la discrimination fondée sur la race, la croyance ou la couleur. Aucun principe ne l’emporte sur l’autre. En outre, aucun tribunal de la province n’a encore rendu de décision concernant l’illégalité de la discrimination raciale dans les hôtels, les théâtres ou les cinémas, et les restaurants.

En raison de l’ambiguïté entourant la situation, Frederick Bissett, l’avocat blanc de Viola Desmond, décide de ne pas prendre en considération la violation des droits de sa cliente, y compris ses droits civils, comme le droit à un procès équitable avec représentation juridique compétente (voir aussi Libertés civiles). L’avocat demande plutôt au tribunal d’accorder un bref identifiant sa cliente comme demanderesse d’une action civile nommant intimés à la fois Henry MacNeil et la Roseland Theatre Co. Ltd. Il souhaite ainsi établir que le gérant a agi illicitement en expulsant Viola Desmond de force, ce qui lui donnerait droit à une compensation pour voie de fait, poursuite malveillante et séquestration.

L’action civile ne se rend jamais en cour et Frederick Bissett présente une demande devant la Cour suprême pour écarter la condamnation criminelle. Le juge de la Cour suprême de Nouvelle-Écosse, Maynard Brown Archibald, étudie le cas et, le 20 janvier 1947, rejette la demande de Viola Desmond, arguant que la décision du premier magistrat aurait dû être portée en appel à la cour du comté. Puisque le délai de dix jours pour interjeter appel de l’accusation originale est passé, l’accusation demeure.

Après la décision de la Cour suprême, les poursuites cessent. Frederick Bissett ne facture pas ses services à sa cliente, ce qui permet à la NSAACP de verser les fonds amassés pour payer ses honoraires à la lutte contre la ségrégation en Nouvelle-Écosse. Le changement est lent et il est difficile de dire si l’incident du Roseland a des répercussions directes sur la quête pour l’égalité raciale dans la province. Néanmoins, sa bataille contre le statu quo et l’important soutien qu’elle a reçu, particulièrement de la part du journal The Clarion et de la NSAACP, témoignent de la mobilisation des Noirs de Nouvelle-Écosse pour le changement. Ils ne sont plus disposés à être considérés comme des citoyens de seconde classe. En 1954, la ségrégation prend officiellement fin en Nouvelle-Écosse, en grande partie grâce à la détermination et au courage de Viola Desmond et d’autres qui comme elle se sont battus pour être traités comme tout autre être humain.

Il est difficile de dire ce qu’a pensé Viola Desmond de son courageux combat et de ce qui a suivi. Au bout du compte, et peut-être en raison de son expérience du système judiciaire de Nouvelle-Écosse, son mariage s’écroule. Elle abandonne son entreprise et déménage à Montréal, puis à New York. Elle meurt le 7 février 1965 à New York.


Signification et héritage

Des décennies après sa mort, l’histoire de Viola Desmond revient dans l’œil du public, en grande partie grâce aux efforts de sa sœur, Wanda Robson. En 2003, cette dernière, alors âgée de 73 ans, s’inscrit à un cours sur les relations raciales en Amérique du Nord au Collège universitaire du Cap-Breton (aujourd’hui Université du Cap-Breton) donné par Graham Reynolds. Pendant le cours, le professeur mentionne l’expérience de Viola Desmond au cinéma Roseland, ce qui encourage Wanda à prendre la parole. Par l’entremise de Graham Reynolds, elle déploie tous ses efforts pour raconter l’histoire de sa sœur et publie un livre concernant l’incident dont Viola a été victime, Sister to Courage (2010).

Timbre Viola Desmond
(© Postes Canada 2012).

Le 15 avril 2010, Viola Desmond reçoit un pardon absolu de la lieutenante-gouverneure de la Nouvelle-Écosse, Mayann Francis, au cours d’une cérémonie à Halifax. Le pardon, accompagné d’une déclaration et d’excuses publiques de la part du premier ministre provincial Darrell Dexter, reconnaît que l’accusation portée contre Viola Desmond est une erreur judiciaire et qu’elle n’aurait jamais dû être portée. À la cérémonie officielle, le ministre des Affaires afro-néo-écossaises et du Développement économique et rural, Percy Paris, affirme que, « avec ce pardon, nous reconnaissons les erreurs du passé […] et réaffirmons que la discrimination et la haine ne seront pas tolérées dans la province ».

En 2010, la chaire de recherche en justice sociale Viola Desmond est établie à l’Université du Cap-Breton et en 2012, Postes Canada lance un timbre-poste à son image. Une Minute du patrimoine racontant l’histoire de Viola Desmond est publiée en février 2016, lors du Mois de l’histoire des Noirs.

Le billet canadien de 10 $
(courtesy Bank of Canada - Banque du Canada/Flickr CC)

Le 8 mars 2016, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, la Banque du Canada lance une consultation publique afin de choisir la première Canadienne à paraître sur un billet de banque canadien. Le 8 décembre 2016, on annonce que Viola Desmond figurera sur le billet de dix dollars (voir Les femmes sur les billets de banque canadiens).

En 2017, Viola Desmond est intronisée à l’Allée des célébrités canadiennes dans la catégorie Philanthropie et sciences humaines. En janvier 2018, le gouvernement canadien la nomme « personne d’importance historique nationale ».

Le 19 novembre 2018, le billet de dix dollars orné du portrait de Viola Desmond est émis. Il s’agit du premier billet de banque orienté à la verticale au Canada (voir Monnaie au Canada). Celui-ci comporte également une carte du quartier nord d’Halifax où Viola Desmond a vécu et travaillé, ainsi qu’un extrait de la Charte canadienne des droits et libertés : «  La loi ne fait acception de personne et s’applique également à tous, et tous ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi, indépendamment de toute discrimination […] ». Une image du Musée canadien pour les droits de la personne figure au verso du billet.

En avril 2019, le billet de 10 dollars orné du portrait de Viola Desmond remporte le prix du billet de banque de l’année 2018, décerné par l’International Bank Note Society.

Viola Desmond
Viola Desmond avec un fanion d’Halifax en arrière-plan. (image tirée de la collection de Wanda et Joe Robson, avec la permission des archives du Beaton Institute/16-84-30224).

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