Oratoire Saint-Joseph

L'Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal est une basilique mineure de l'Église catholique.  L’Oratoire est situé sur le côté nord-ouest du mont Royal, dans la ville de Montréal. (Voir aussi Côte-des-Neiges.) C'est la plus haute église au Canada et l'une des plus grandes structures en forme de dôme au monde. L'Oratoire est un repère important et emblématique de Montréal ainsi qu'une attraction touristique. Des pèlerins et pèlerines viennent le visiter de tous les coins du monde. Il attire environ deux millions de visiteurs et visiteuses chaque année.

L'Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal est une basilique mineure de l'Église catholique.  L’Oratoire est situé sur le côté nord-ouest du mont Royal, dans la ville de Montréal. (Voir aussi Côte-des-Neiges.) C'est la plus haute église au Canada et l'une des plus grandes structures en forme de dôme au monde. L'Oratoire est un repère important et emblématique de Montréal ainsi qu'une attraction touristique. Des pèlerins et pèlerines viennent le visiter de tous les coins du monde. Il attire environ deux millions de visiteurs et visiteuses chaque année.


Histoire

L'histoire de l’Oratoire est liée à la vie du frère André (également connu sous le nom de Saint André Bessette en raison de son nom de naissance, Alfred Bessette), un religieux de la Congrégation de Sainte-Croix. (Voir aussi Catholicisme au Canada.) Le frère André est largement considéré comme un faiseur de miracles, bien qu'il attribue plutôt ses miracles à Saint Joseph, à qui il se dévoue et qui est le saint patron du Canada. L'importance du frère André atteint un niveau international au début du 20e siècle, à tel point que son travail de portier au Collège Notre-Dame de Montréal est perturbé par le nombre de visites qu’il reçoit de la part de fidèles.

Vers 1904, la congrégation autorise le frère André à utiliser un terrain situé en face du collège pour construire une petite chapelle. Celle-ci est construite afin que le frère André puisse se consacrer à temps plein aux fidèles. Cette chapelle existe toujours, mais a été déplacée pour faire place au gigantesque oratoire qui existe maintenant à sa place. De 1904 à 1914, la chapelle du frère André est agrandie à plusieurs reprises. C’est à cette époque qu’un presbytère ainsi qu'un kiosque où l’on peut se procurer des objets de dévotion y sont ajoutés, étant donné le nombre croissant de visiteurs et visiteuses.

En 1914, la Congrégation de Sainte-Croix autorise la construction de l'Oratoire, en commençant par sa crypte. La crypte, qui forme la base de l’Oratoire, est achevée en 1917 et peut accueillir 1 000 personnes assises. Le 31 août 1924, la pierre angulaire de la future basilique est posée devant une foule de 35 000 personnes.

Les travaux de fondation de la basilique commencent en 1926 et une grande partie de la base de la structure est achevée en 1931. Au cours des années 1930, le chantier est perturbé en raison de la Grande Dépression. Le frère André décède le 6 janvier 1937 et ne voit pas donc la fin de la construction de son oratoire. La croix qui trône au sommet de la coupole est bénie le 1er août 1941. La construction de la chapelle votive et du tombeau du frère André commence en 1946 et se termine dans les années suivantes. En 1954, la chapelle initiale du frère André est déplacée pour la deuxième et dernière fois, à son emplacement actuel en face d'un stationnement, au sud-ouest de l'Oratoire. (Voir aussi Westmount.) Le 19 mars 1955, l'Oratoire est élevé au rang de basilique mineure. Puis, le 17 février de la même année, le carillon est inauguré. Le 9 août, une statue du frère André est révélée au public. L'année suivante, la basilique est officiellement ouverte de façon permanente au culte. En 1960, les grands orgues de l'église sont bénis. L'intérieur de la basilique est achevé en 1967. En 1979, un système d'éclairage est dévoilé, baignant l'oratoire d'une lumière colorée. Le 23 mai 1982, le frère André est béatifié par le Pape Jean-Paul II, qui vient prier sur le tombeau du frère André le 11 septembre 1984 lors de sa visite à Montréal. Le frère André est canonisé en 2010. (Voir Saints.)

Architecture

L'ensemble de l'Oratoire est de style Beaux-Arts, la crypte est d'inspiration classique et présente une façade en calcaire, tandis que la basilique est d'inspiration Renaissance italienne et présente une façade en granit. (Voir Architecture religieuse.) L’intérieur de la basilique comprend 2 028 places assises. L’Oratoire est un lieu historique national du Canada et il est reconnu comme monument du patrimoine culturel du Québec.

Au moment de la conception du dôme de l’Oratoire, différents modèles sont envisagés, dont celui de la basilique Saint-Pierre de Rome. Le dôme qui est finalement construit rappelle plutôt celui de la cathédrale Santa Maria del Fiore de Florence. Il en reprend d’ailleurs la structure à double coque, ce qui signifie qu'il comprend un dôme intérieur et un autre à l’extérieur, avec un espace entre les deux.


Attributs curieux, traditions uniques et autres particularités de l'Oratoire

L’Oratoire a la particularité d'être le seul bâtiment à Montréal qui est autorisé à être plus élevé que le mont Royal. En raison de son emplacement bien en vue, il est visible à une distance considérable, y compris à partir de lieux situés à l’extérieur de l'île de Montréal.

Les catholiques particulièrement fervent(e)s peuvent choisir de monter le grand escalier menant à la basilique à genoux en signe de dévotion et de pénitence.

Les béquilles appartenant à des personnes réputées guéries par Saint Joseph grâce à l'intervention miraculeuse du frère André ornent les murs de l'Oratoire.

Le cœur du frère André est conservé à l'intérieur de l'Oratoire. En mars 1973, il est volé, avant d’être retrouvé 21 mois plus tard.

Restes de personnes autochtones

Lors de travaux d’excavation entrepris en septembre 2019, on retrouve les restes de deux femmes et d’un enfant autochtones sous le stationnement de l’Oratoire. Ces restes datent d'avant l'ère de la colonisation européenne. Ils sont soigneusement retirés avec l'aide d'archéologues et remis au Conseil mohawk de Kahnawake. (Voir Kanyen’kehà:ka.) On trouve souvent des restes autochtones sur et autour du mont Royal, ce qui montre l’importance, voire le caractère sacré de la montagne pour les peuples autochtones. (Voir Archéologie autochtone au Canada.)