Prince Philip (​S.A.R. le duc d’Édimbourg)

Son Altesse royale (S.A.R.) le duc d’Édimbourg (prince Philip), prince consort de la reine Elizabeth II, reine du Canada, du Royaume-Uni et de 14 autres royaumes du Commonwealth (né le 10 juin 1921 à Corfou, en Grèce; décédé le 9 avril 2021). Philip a connu le plus long règne en tant que prince consort de toute l’histoire de l’Angleterre et du Commonwealth. Il a fondé le Prix du Duc d’Édimbourg, qui favorise l’épanouissement personnel de jeunes gens partout à travers le monde.

Son Altesse royale (S.A.R.) le duc d’Édimbourg (prince Philip), prince consort de la reine Elizabeth II, reine du Canada, du Royaume-Uni et de 14 autres royaumes du Commonwealth (né le 10 juin 1921 à Corfou, en Grèce; décédé le 9 avril 2021). Philip a connu le plus long règne en tant que prince consort de toute l’histoire de l’Angleterre et du Commonwealth. Il a fondé le Prix du Duc d’Édimbourg, qui favorise l’épanouissement personnel de jeunes gens partout à travers le monde.


Le prince Philip
Le prince Philip, duc d'Édimbourg, comte de Merioneth et baron Greenwich monte dans sa voiture lors de la visite royale à Sussex, au Nouveau-Brunswick. Photo prise le 2 octobre 2002.

Naissance et lignée

Le prince Philip de Grèce et du Danemark est né sur l’île de Corfou le 10 juin 1921. Il est le plus jeune enfant, et le seul garçon, du prince Andrew de Grèce et du Danemark (1882-1944) et de la princesse Alice de Battenberg (1885-1969). Le père d’Andrew, le roi George 1er de Grèce (1845-1913), est né prince William du Danemark avant d’être invité à devenir roi de la Grèce en 1863. La mère d’Andrew, la reine Olga de Grèce (1851-1926), est née grande duchesse Olga Constantinova de Russie.

Alice, la mère de Philip, est l’arrière-petite-fille de la reine Victoria, par sa mère et sa grand-mère. Lorsque leurs titres allemands sont abolis par la famille royale britannique en 1917, les parents d’Alice, soit le prince Louis de Battenberg (1854-1921) et la princesse Victoria de Hesse (1863-1950) anglicisent leur nom de famille, qui devient Mountbatten, et reçoivent les titres de marquis et marquise de Milford Haven.

Jeunesse et exil

Au moment de la naissance de Philip, l’instabilité du trône grec de son oncle, le roi Constantin 1er, est de plus en plus marquante. La Grèce subit d’immenses pertes, menant à une défaite lors de la guerre gréco-turque, de 1919-1922. Le père de Philip, Andrew, est à la tête du 2e corps d’armée lors de la bataille de la Sakarya en 1921, et il désobéit aux ordres de son commandant général pour éviter de mettre ses troupes dans une situation de danger inutile. L’année suivante, un coup d’État mène Andrew à paraître devant la cour martiale et marque l’abdication de Constantin 1er. Andrew, Alice et leurs cinq enfants, dont Philip qui est alors âgé de 18 mois, fuient la Grèce à bord d’un navire britannique, le HMS Calypso. La famille exilée s’installe d’abord à Saint-Cloud, à l’extérieur de Paris, mais se disperse au cours des dix années suivantes. Philip part pour l’Angleterre en 1928 pour y faire ses études. En 1930, sa mère, Alice, est placée dans un asile en Suisse à la suite d’une dépression nerveuse. Les quatre sœurs aînées de Philip épousent des princes allemands en 1930 et en 1931, et son père part pour la Côte d’Azur avec sa maîtresse.

Éducation

En 1927, Philip commence son éducation dans une école américaine à Paris. L’année suivante, il devient pensionnaire à Cheam, qui à l’époque se trouve tout juste à l’extérieur de Londres, et il passe du temps avec sa grand-mère et ses oncles Mountbatten. En 1933, Philip, âgé de 12 ans, quitte Cheam pour la Salem School à Bade-Wurtemberg en Allemagne, une école fondée par Kurt Hahn, et que possède le beau-père de sa sœur Theodora, le prince Maximilien de Baden. Cependant, peu de temps après, les Hahn, qui sont juifs, se trouvent contraints de fuir la persécution nazie et ils fondent la Gordonstoun School près de Moray en Écosse. En 1934, Philip retourne en Grande-Bretagne pour terminer ses études secondaires à Gordonstoun, où les Hahn mettent l’accent sur l’éducation en plein air et la croissance personnelle. C’est cette éducation qui façonne la vision de Philip et lui inspire le programme du Prix du Duc d’Édimbourg.

Princesse Elizabeth

Philip et la future reine Elizabeth  II sont des cousins éloignés, par leur descendance commune des familles royales de la Grande-Bretagne et du Danemark. L’oncle de Philip, lord Louis Mountbatten, encourage des rencontres entre les deux jeunes. En 1939, Philip, 18 ans, accompagne Elizabeth , 13 ans, et sa sœur Margaret, lors d’une visite du Dartmouth Naval College, et ils correspondent ensuite tout au long de la Deuxième Guerre mondiale.

Deuxième Guerre mondiale

En 1939, Philip se joint à la Marine royale en tant que cadet. Il perpétue ainsi une longue tradition de service naval de la famille Mountbatten. Le grand-père de Philip était amiral de la flotte et il a été lord grand amiral de 1912 à 1914. À l’époque où Philip s’enrôle dans la Marine royale, Louis Mountbatten est capitaine, et il sera éventuellement promu au rang d’amiral de la flotte après la Deuxième Guerre mondiale.

Philip termine son entraînement de base à Dartmouth, où il reçoit le prix du meilleur cadet de sa promotion. En 1940, il devient aspirant de marine sur le navire de guerre HMS Ramilles à Colombo et passe six mois sur l’océan Indien. Au début de l’année 1941, Philip sert à bord du HMS Valiant, où il est responsable du contrôle des projecteurs. Cette même année, le service naval de Philip le mène au Canada pour la première fois, et il passe une brève période de permission à terre à Halifax. Lors d’une entrevue accordée au Times une dizaine d’années plus tard, une Haligonienne raconte qu’il était « tout à fait comme les autres aspirants de la Marine royale. Il semblait grandir trop vite pour son uniforme ».

En 1942, Philip, âgé de 21 ans, est promu lieutenant et commandant en second du HMS Wallace, qui prend part à l’invasion alliée de la Sicile en juillet 1943. Après une formation plus approfondie, il devient commandant en second d’un nouveau destroyer de la flotte, le HMS Whelp, et il se joint au 27th Destroyer Flotilla de la British Pacific Fleet. Le HMS Whelp se trouve dans la baie de Tokyo lorsque le Japon se rend officiellement aux alliés le 2 septembre 1945, et retourne enfin au Royaume-Uni en janvier de l’année 1946.

Fréquentation et fiançailles

Pendant la guerre, Philip profite souvent de ses permissions pour se rendre au château de Windsor. Après la fin de la guerre, Philip et Elizabeth ont l’occasion de passer plus de temps ensemble et de discuter de mariage. Malgré l’ascendance royale de Philip, l’élite britannique le considère comme un choix controversé pour l’époux d’Elizabeth . L’aristocratie britannique estime que le prince grec exilé, qui se décrit lui-même comme n’ayant « pas de domicile fixe », est un étranger, et espère plutôt que la future reine épouse un pair britannique.

Le 9 juillet 1947, le palais de Buckingham annonce les fiançailles de « la princesse Elizabeth et du lieutenant Philip Mountbatten, M.R. ». Au Canada, le premier ministre William Lyon Mackenzie King convoque le Conseil privé royal canadien pour approuver l’union de la future reine du Canada. L’annonce et la couverture médiatique des fiançailles mettent l’accent sur l’éducation, les services navals et la parenté britanniques de Philip. Au cours des mois qui précèdent le mariage, Philip devient citoyen britannique, délaisse la religion grecque orthodoxe pour se convertir à l’Église d’Angleterre, et adopte officiellement le nom Mountbatten, qu’il partage avec ses oncles britanniques.

Mariage

La reine Elizabeth II et le prince Philip
Un timbre imprimé en Grande-Bretagne (vers 1997) montre la reine Elizabeth II et le prince Philip le jour de leur mariage en 1947.

Philip et Elizabeth se marient à l’abbaye de Westminster le 20 novembre 1947. George VI proclame Philip S.A.R. duc d’Édimbourg, comte de Merioneth et baron Greenwich. La cérémonie est diffusée sur les ondes radiophoniques de la BBC à un auditoire de 200 millions de personnes à travers le monde, permettant ainsi au Canada de participer aux célébrations. William Lyon Mackenzie King offre au couple royal de l’argent antique comme cadeau de mariage, après avoir consulté une ancienne consort vice-royale, la comtesse d’Athlone, qui est parente à la fois d’Elizabeth et de Philip.

Paternité

Le prince Charles, fils aîné de Philip et Elizabeth , naît au palais de Buckingham le 14 novembre 1948. Selon la coutume de l’époque, Philip n’est pas présent lors de l’accouchement. Le couple royal aura trois autres enfants (la princesse Anne, née le 15 août 1950 ; le prince Andrew, né le 19 février 1960 ; le prince Edward, né le 10 mars 1964). Philip gère l’éducation et les études de ses enfants, envoyant Charles à Cheam et à Gordonstoun, où il a lui-même étudié. Andrew et Edward sont également envoyés à Gordonstoun.

Première visite officielle au Canada

Philip et Elizabeth visitent officiellement le Canada pour la première fois en 1951, représentant George VI, qui souffre d’un cancer du poumon. Tout comme William et Kate en 2011, Philip et Elizabeth apparaissent comme un couple royal jeune et prestigieux aux yeux des Canadiens. Philip joue un rôle crucial dans cette image relativement informelle. Il se lance dans les événements locaux, il participe à une danse carrée au Rideau Hall vêtu de jeans, et il assiste à une démonstration du Stampede de Calgary coiffé d’un chapeau Stetson blanc. Alors qu’Elizabeth semble à l’occasion plus timide et réservée, Philip est amical et convivial avec la foule canadienne.

La reine inaugure une raffinerie de sucre

Philip prononce également ses premiers discours en sol canadien lors de la tournée de 1951. Dans un discours qu’il adresse à la Chambre de commerce de Toronto, il déclare : « Pour toute cette paix au pays, les Forces armées ont bâti une tradition de courage et de détermination… dans un service désintéressé, loin de leur patrie, au nom de la liberté d’autrui… J’étais moi-même en service sur un destroyer au large des plages de la Sicile lorsque la division canadienne y est débarquée en 1943. » Le passage de Philip au Canada en 1951 sert à établir les fondements de plus de 6 décennies de patronage pour les institutions canadiennes.

Carrière navale d’après-guerre

Après la Deuxième Guerre mondiale, Philip travaille en tant qu’officier des opérations à l’Amirauté, et il enseigne à la Petty Officers’ School. Il est impatient de retourner en service actif et en 1949, il devient commandant en second du HMS Chequers, chef de la 1re flottille de destroyers de la flotte méditerranéenne, basée à Malte. Elizabeth va rejoindre son mari durant de longues périodes de temps à Malte et ils profitent du temps passé ensemble sous le couvert d’un relatif anonymat. En 1950, Philip est promu lieutenant-commandant et dirige la frégate HMS Magpie.

Alors que l’état de santé de George VI se détériore, le calendrier des engagements royaux et des tournées de Philip prend de l’ampleur, et devient incompatible avec son service actif. Philip prend congé pour une durée indéterminée, en 1951. Bien qu’il soit promu commandant en 1952, sa carrière navale prend fin lorsque son épouse devient reine, cette année-là. Selon le baron Lewin, premier lord de l’Amirauté vers la fin des années 1970, « Le prince Philip était un marin de grand talent, cela ne fait aucun doute. S’il n’était pas devenu ce qu’il est devenu, c’est lui qui aurait été nommé premier lord de l’Amirauté, pas moi. »

Consort royal

George VI meurt le 6 février 1952, alors que Philip et Elizabeth sont en visite au Kenya. Philip apprend la nouvelle à sa femme, et ils retournent immédiatement au Royaume-Uni. Le couple royal et leurs enfants déménagent au palais de Buckingham, et Philip se met immédiatement au travail pour se créer un nouveau rôle. Il prend la gestion des propriétés royales en charge, comme Sandringham et Balmoral, il réforme la structure du domicile royal, il augmente ses patronages et ses activités philanthropiques, et il entreprend des engagements royaux indépendants au Royaume-Uni et dans le monde.

Prince Philip et les médias

Philip est impatient d’utiliser les médias pour publiciser les événements royaux, les tournées et les activités philanthropiques. Sa volonté d’informer la presse de la nature de son travail contribue à sa réputation de moderniste dès le début du règne de la reine. En 1969, toute la famille royale prend part au documentaire Royal Family, sur la vie quotidienne qui se passe derrière les portes closes du palais ; on voit Philip en train de faire griller des steaks sur le barbecue à Balmoral en discutant des habitudes de son défunt beau-père, George VI. Cependant, au fur et à mesure que le règne de la reine progresse, Philip déplore l’intérêt des médias envers la vie privée et les coûts de leur travail et il déclare : « La presse nous a transformés en téléroman. »

Tournées canadiennes

Philip visite le Canada à des douzaines de reprises, seul ou en accompagnant la reine. Le couple royal passe six semaines en tournée au Canada en 1959, visitant chaque province et territoire. Durant cette tournée, la reine découvre qu’elle attend leur troisième enfant, Andrew, et qu’elle n’est donc pas en mesure de remplir tous ses engagements publics. Philip fait donc des apparitions au nom de la reine, en plus de ses propres activités de patronage.

À Toronto, il s’adresse à l’Association médicale canadienne en tant que nouveau président, encourageant l’amélioration de la santé des jeunes par le biais « d’une éducation physique appropriée offerte par les écoles, des installations récréatives adéquates pour des gens de tous les âges et de tous les secteurs de la communauté, une plus grande portée du travail des organismes de jeunesse et, la création d’un organisme qui fait la promotion d’activités sportives et récréatives pour encourager les gens à y participer ». À cette époque, la suggestion que les Canadiens ne sont pas en forme est considérée comme un manque de tact, mais Philip est éventuellement admiré pour sa promotion du sport chez les jeunes.

Les tournées solos de Philip au Canada sont souvent effectuées en guise de soutien pour ses patronages canadiens, pour les régiments militaires ou les activités du  Commonwealth. Philip est responsable de l’ouverture des Jeux de l’Empire britannique et du Commonwealth en 1954, et il assiste à plusieurs conférences d’études du Commonwealth au Canada au cours des années 1960 et 1970. Il se rend également fréquemment au Canada pour présenter les Prix du Duc d’Édimbourg et pour participer à des soupers-bénéfices pour les campagnes de financement organisées par le  Fonds mondial pour la nature Canada.

En 2013, Philip fait une brève visite à Toronto pour dévoiler les nouvelles couleurs du 3e Bataillon du Royal Canadian Regiment, à Queen’s Park. L’événement attire l’attention à l’échelle internationale, puisque le prince de 91 ans a limité ses déplacements à l’étranger. Au début de cette visite, Philip est nommé compagnon de l’Ordre du Canada et commandant de l’ordre du Mérite militaire.

Opinions sur la monarchie canadienne

La reine Elizabeth II et le prince Philip
La reine Elizabeth II et le prince Philip quittent Buckingham Palace pour participer à l'ouverture officielle du Parlement. Photo prise le 8 mai 2013.

Philip a toujours insisté pour rédiger ses propres discours. Contrairement à la reine, qui maintient une stricte impartialité politique tout au long de son règne, Philip fait usage de sa liberté en tant que prince consort pour exprimer ses opinions. Il est reconnu pour ses points de vue et ses remarques franches sur un large éventail de sujets. En 1969, il exprime ses opinions sur l’avenir de la monarchie canadienne au cours d’une conférence de presse à Ottawa, cinq ans seulement après que la reine se soit heurtée à des manifestants dans la ville de Québec.

« La monarchie existe au Canada pour des raisons historiques, et elle est présente dans un sens qui est bénéfique au pays ou à la nation. Si, à un moment ou un autre, un pays décide que ce système n’est plus acceptable, il est de son ressort de le changer. Je crois qu’il est totalement faux d’imaginer que la monarchie existe pour l’intérêt du monarque, et ce n’est pas le cas. Elle existe pour l’intérêt du peuple : dans un sens, nous ne venons pas ici pour notre propre santé, pour ainsi dire. Nous pourrions penser à d’autres façons de nous amuser… »

La partie du discours « nous ne venons pas ici pour notre propre santé » est considérée comme l’une des gaffes de Philip, mais le contexte plus large du discours démontre qu’il est désire entretenir une discussion ouverte sur l’avenir de la monarchie au Canada.

Patronages militaires

Philip entretient une relation étroite avec les Forces armées au Royaume-Uni, au Canada et dans les autres royaumes du Commonwealth. En 2021, il est colonel en chef honoraire des Cameron Highlanders of Ottawa, des Queen’s Own Cameron Highlanders of Canada, du Royal Canadian Regiment, de la Royal Hamilton Light Infantry (Wentworth Regiment) et des Seaforth Highlanders of Canada. Il est patron de l’Association des Officiers de la Marine du Canada et de la Royal Canadian Regiment Association, et commodore honoraire de la Royal Canadian Naval Sailing Association.

Il est également amiral honoraire de la Marine royale canadienne, et général honoraire de l’Armée canadienne et de l’Aviation royale canadienne. Au Royaume-Uni, il est Grand amiral de la Royal Navy, feld-maréchal de l’Armée, et maréchal de la Royal Air Force.

Activités philanthropiques

En 2021, Philip est parrain, président ou membre de plus de 750 organismes à travers le monde, dont 48 sont basés au Canada. Ses activités philanthropiques reflètent ses intérêts pour la jeunesse, l’environnement, les sports, le domaine militaire et la technologie. Ses patronages actuels au Canada incluent l’Institut aéronautique et spatial du Canada, l’Association canadienne de  curling, le Royal Canadian Yacht Club et le Outward Bound Trust. Philip est également membre honoraire ou à vie de plusieurs organismes canadiens, dont le Toronto Press and Media Club, l’Association médicale canadienne, et la Société royale du Canada.

Prix du Duc d’Édimbourg

La plus célèbre des initiatives philanthropiques de Philip est la création du programme du Prix du Duc d’Édimbourg. Il crée le Prix en 1956 pour encourager les jeunes à se dépasser et à contribuer à leur communauté. Le Prix est implanté dans plus de 130 pays à travers le monde. Plus de 10 millions de personnes ont participé au programme depuis les années 1950. Le Prix est inauguré au Canada en 1963, et les premières cérémonies de remise du Prix ont lieu en 1964. Ce prix est actuellement ouvert aux jeunes de 14 à 24 ans qui peuvent progresser vers les programmes Bronze, Argent et Or en entreprenant des projets dans les domaines du service communautaire, de l’apprentissage de compétences, de l’éducation physique et de l’exploration en plein air, incluant un projet résidentiel pour les lauréats du prix Or. Au total, plus de 500 000 Canadiens ont participé au programme. En 2019, plus de 21 000 jeunes Canadiens ont participé au programme du Prix.

Retraite

Après 2010, la reine et le prince Philip réduisent le nombre de leurs apparitions publiques, alors que les générations plus jeunes de la famille royale assument un rôle public plus important. Ces dernières années, le prince de Galles et la duchesse de Cornouailles (Charles et Camilla), ainsi que le duc et la duchesse de Cambridge (William et Kate,) entreprennent des tournées du Commonwealth traditionnellement effectuées par la reine et le prince Philip. Charles et Camilla visitent le Canada en 2012 pour célébrer le jubilé de diamant de la reine, ainsi qu’en 2017 à l’occasion du 150e anniversaire de la Confédération du Canada. William et Kate marquent également cet anniversaire en 2016 en effectuant une tournée en Colombie-Britannique et au Yukon.

Le 4 mai 2017, le palais de Buckingham annonce que Philip se retire de ses engagements publics à la fin du mois d’août, après son 96e anniversaire en juin, et que les autres membres de la famille royale accompagneront la reine lors d’événements publics. Cette annonce suscite de nombreuses rétrospectives de la carrière de Philip, incluant son service militaire, son patronage et ses activités philanthropiques, ainsi que des discussions sur l’importance et les responsabilités croissantes des membres plus jeunes de la famille royale.

Le 20 novembre 2017, Philip et Elizabeth célèbrent leur 70e anniversaire de mariage. Durant la pandémie de COVID-19, ils s’isolent au château de Windsor. Le prince Philip décède le 9 avril 2021, à quelques mois seulement de son centième anniversaire.

Legs

Les intérêts philanthropiques de Philip, plus particulièrement sa préoccupation pour l’environnement, pour les anciens combattants et pour les jeunes, exercent une profonde influence sur ses enfants et ses petits-enfants. Charles et William sont tous deux engagés dans le développement durable et la préservation des espèces en voie de disparition. Le frère cadet de William, le prince Harry, visite Toronto en septembre 2017 à l’occasion des Jeux Invictus, un événement sportif international qu’il a fondé en 2014 pour le personnel des forces armées qui sont blessés et malades. 


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