​S.A.R. le duc d’Édimbourg (prince Philip)

Son Altesse Royale (S.A.R.) le duc d’Édimbourg (prince Philip) est prince consort de la reine Élisabeth II, reine du Canada, du Royaume-Uni et de 14 autres royaumes du Commonwealth (né le 10 juin 1921 à Corfou, en Grèce).

Son Altesse Royale (S.A.R.) le duc d’Édimbourg (prince Philip) est prince consort de la reine Élisabeth II, reine du Canada, du Royaume-Uni et de 14 autres royaumes du Commonwealth (né le 10 juin 1921 à Corfou, en Grèce). Philip a connu le plus long règne en tant que prince consort de toute l’histoire de l’Angleterre et du Commonwealth. Il a fondé le Prix du Duc d’Édimbourg, qui promeut l’épanouissement personnel de jeunes gens partout à travers le monde.

Naissance et lignée

Prince Philip de Grèce et de Danemark est né sur l’île de Corfou le 10 juin 1921. Il est le plus jeune enfant, et le seul garçon, du prince Andrew de Grèce et de Danemark (1882-1944) et de la princesse Alice de Battenberg (1885-1969). Le père d’Andrew, le roi George 1er de Grèce (1845-1913), est né prince William de Danemark avant d’être invité à monter sur le trône de la Grèce en 1863. La mère d’Andrew, la reine Olga de Grèce (1851-1926), est née grande duchesse Olga Constantinova de Russie.

Alice, la mère de Philip, est arrière-petite-fille de la reine Victoria, par sa mère et sa grand-mère. Lorsque leurs titres allemands sont abolis par la famille royale britannique, en 1917, les parents d’Alice, soit le prince Louis de Battenberg (1854-1921) et la princesse Victoria de Hesse (1863-1950) anglicisent leur nom, qui devient Mountbatten, et reçoivent les titres de marquis et marquise de Milford Haven.

Jeunesse et exil

Au moment de la naissance de Philip, son oncle, le roi Constantin 1er, voit vaciller dangereusement son autorité sur le peuple grec. La Grèce subit de lourdes pertes, menant à une défaite lors de la guerre gréco-turque, de 1919-1922. Le père de Philip, Andrew, est à la tête du 2e corps d’armée lors de la bataille de la Sakarya, en 1921, et désobéit aux ordres de son commandant général pour éviter à ses troupes un danger inutile. L’année suivante, un coup d’État mène Andrew à paraître devant la cour martiale et marque l’abdication de Constantin 1er. Andrew, Alice et leurs cinq enfants, dont Philip, alors âgé de 18 mois, fuient la Grèce à bord d’un navire britannique, le HMS Calypso. La famille exilée s’installe d’abord à Saint-Cloud, à l’extérieur de Paris, mais se disperse au cours des dix années suivantes. Philip, pour sa part, se rend en Angleterre en 1928 pour y faire ses études. En 1930, sa mère, Alice, est placée dans un asile en Suisse à la suite d’une dépression nerveuse. Les quatre sœurs aînées de Philip épousent des princes allemands en 1930 et en 1931, et son père part pour la Côte d’Azur avec sa maîtresse.

Études

En 1927, Philip commence son éducation dans une école américaine à Paris. L’année suivante, il devient pensionnaire à Cheam, qui à l’époque se trouve tout juste en dehors de Londres; il côtoie sa grand-mère et ses oncles Mountbatten. En 1933, Philip, âgé de 12 ans, quitte Cheam pour la Salem School, à Bade-Wurtemberg, en Allemagne, fondée par Kurt Hahn, et que possède le beau-père de sa sœur Theodora, le prince Maximilien de Baden. Peu de temps après, cependant, les Hahn juifs sont contraints de fuir la persécution nazie et fondent le collège de Gordonstoun, près de Moray, en Écosse. En 1934, Philip retourne en Grande-Bretagne pour terminer son éducation secondaire à Gordonstoun, où les Hahn promeuvent l’éducation en plein air et la croissance personnelle. C’est cette éducation qui inspire à Philip le programme du Prix du Duc d’Édimbourg.

Princesse Élisabeth

Philip et la future reine Élisabeth II sont des cousins éloignés, par leur descendance des familles royales de Grande-Bretagne et du Danemark. L’oncle de Philip, lord Louis Mountbatten, encourage les deux jeunes gens à faire connaissance. En 1939, Philip, 18 ans, accompagne Élisabeth, 13 ans, et sa sœur, Margaret, lors d’une visite du Dartmouth Naval College; ils entretiennent une correspondance pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Deuxième Guerre mondiale

En 1939, Philip rejoint les rangs de la Marine royale en tant que cadet, perpétuant la longue tradition de service naval de la famille Mountbatten. Le grand-père de Philip était amiral de la flotte et lord grand amiral de 1912 à 1914; Louis Mountbatten est capitaine à l’époque où Philip s’enrôle dans la Marine royale et sera ensuite promu au rang d’amiral de la flotte après la Deuxième Guerre mondiale.

Philip termine son entraînement de base à Dartmouth, où il se voit remettre le prix de meilleur cadet de sa promotion. En 1940, il devient midship sur le navire de guerre HMS Ramilles à Colombo et passe six mois sur l’océan Indien. Au début de l’année 1941, Philip sert à bord du HMS Valiant, où il est responsable des commandes des projecteurs. Cette même année, le service naval de Philip le mène au Canada pour la première fois, où il passe quelque temps à Halifax à l’occasion d’une permission à terre. Au cours d’une entrevue accordée au Times une dizaine d’années plus tard, une Haligonienne raconte qu’il était « tout à fait pareil aux autres midships de la Marine royale; il semblait grandir trop vite pour son uniforme ».

En 1942, Philip, âgé de 21 ans, est promu lieutenant et second du HMS Wallace, qui prend part à l’invasion alliée de la Sicile en juillet 1943. Après un entraînement plus intensif, il devient second d’un autre contre-torpilleur de la flotte, le HMS Whelp, et se joint à la 27e flottille de contre-torpilleurs de la British Pacific Fleet. Le HMS Whelp se trouve dans la baie de Tokyo lorsque le Japon se rend officiellement aux alliés le 2 septembre 1945, et retourne enfin au Royaume-Uni en janvier de l’année 1946.

Cour et fiançailles

Pendant la guerre, Philip profite souvent de ses permissions pour se rendre au château de Windsor. Lorsque la guerre prend fin, Philip et Élisabeth ont l’occasion de passer plus de temps ensemble et de discuter de leur mariage. Malgré l’ascendance royale de Philip, l’élite britannique met en doute le choix d’Élisabeth de le prendre pour époux. L’aristocratie britannique, en effet, considère le prince grec exilé, qui se décrit lui-même comme n’ayant « pas d’adresse fixe », comme un étranger, et espère plutôt que la future reine épouse un pair de Grande Bretagne.

Le 9 juillet 1947, on annonce au palais de Buckingham les fiançailles de « la princesse Élisabeth et du lieutenant Philip Mountbatten, M.R. ». Au Canada, le premier ministreWilliam Lyon Mackenzie King presse le Conseil privé royal canadien d’approuver l’union de la future reine du Canada. L’annonce et la couverture de presse des fiançailles insistent sur l’éducation, les services navals et la parenté britanniques de Philip. Au cours des mois précédents l’union, Philip devient citoyen britannique, délaisse la religion grecque orthodoxe pour se convertir à l’Église d’Angleterre, et adopte officiellement le nom Mountbatten, qu’il partage avec ses oncles britanniques.

Mariage

Philip et Élisabeth se marient à l’abbaye de Westminster le 20 novembre 1947. George VI sacre Philip S.A.R. le duc d’Édimbourg, comte de Merioneth et baron Greenwich. La cérémonie est radiodiffusée par la BBC à l’attention d’un public de 200 millions de personnes partout à travers le monde, permettant au Canada de vivre les célébrations. William Lyon Mackenzie King offre au couple royal de l’argent antique pour célébrer leurs noces, après avoir consulté une ancienne consort vice-royale, la comtesse d’Athlone, parente à la fois d’Élisabeth et de Philip.

Paternité

Le prince Charles, fils aîné de Philip et Élisabeth, naît au palais de Buckingham le 14 novembre 1948. Selon les coutumes de l’époque, Philip n’assiste pas à l’accouchement. Le couple royal aura trois autres enfants (la princesse Anne, née le 15 août 1950; le prince Andrew, né le 19 février 1960; le prince Edward, né le 10 mars 1964). Philip gère l’éducation et les études de ses enfants, envoyant notamment Charles à Cheam et à Gordonstoun, où il a lui-même étudié. Andrew et Edward y sont inscrits, eux aussi.

Première visite officielle au Canada

Philip et Élisabeth visitent officiellement le Canada pour la première fois en 1951, au nom de George VI, alors aux prises avec un cancer du poumon. Tout comme William et Kate en 2011, Philip et Élisabeth paraissent, aux yeux des Canadiens, comme un couple royal jeune et prestigieux. Philip contribue à cette image d’accessibilité en participant activement à des événements locaux : on le voit en pleine danse carrée, vêtu d’un manteau en jean, au Rideau Hall, ou assistant à une séance du Stampede de Calgary coiffé d’un chapeau Stetson blanc. Élisabeth semble à l’occasion plus timide et réservée. Philip est aussi amical qu’avenant envers les Canadiens.

C’est également à l’occasion de cette visite de 1951 que Philip donne ses premiers discours en sol canadien. Lors d’un discours adressé à la Chambre de commerce de Toronto, il déclare : « C’est au nom de cette paix ici, chez soi, que les Forces armées ont bâti une solide tradition de courage et de détermination… en servant, dans la plus grande abnégation, loin de leur patrie, au nom de la liberté d’autrui… J’étais moi-même enrôlé sur un contre-torpilleur au large de la Sicile lorsque la division canadienne y est débarquée en 1943. » Le passage de Philip au Canada en 1951 sert à établir les fondements de plus de 60 ans de patronage pour les institutions canadiennes.

Carrière navale d’après-guerre

Après la Deuxième Guerre mondiale, Philip est responsable des opérations à l’Amirauté, en plus d’enseigner à la Petty Officers’ School. Il est impatient de reprendre le large. En 1949, il devient second du HMS Chequers, meneur de la 1re flottille de contre-torpilleurs de la flotte méditerranéenne, dont la base est située à Malte. Élisabeth va rejoindre son mari durant de longues périodes de temps à Malte; ils profitent du temps passé ensemble sous le couvert d’un relatif anonymat. En 1950, Philip est promu lieutenant-commandant et dirige la frégate HMS Magpie.

À mesure que l’état de santé de George VI se détériore, les engagements royaux et les tournées qui se multiplient à l’horaire de Philip ne lui laissent plus suffisamment de temps à consacrer à ses activités militaires. Il les quitte donc pour une durée indéterminée, en 1951. Bien qu’il soit promu commandant en 1952, il voit sa carrière navale prendre fin cette année-là alors que son épouse est sacrée reine. Selon le baron Lewin, premier lord de l’Amirauté vers la fin des années 1970, « Le prince Philip était un marin de grand talent, cela ne fait aucun doute. S’il n’avait pas suivi une autre voie, c’est lui, et non moi, qui aurait été nommé premier lord de l’Amirauté. »

Consort royal

George VI rend l’âme le 6 février 1952, pendant que Philip et Élisabeth visitent le Kenya. Philip apprend la nouvelle à sa femme, et ils retournent immédiatement au Royaume-Uni. Le couple royal et leurs enfants déménagent au palais de Buckingham, et Philip s’affaire aussitôt à se bâtir un nouveau rôle. Il décide de prendre en main la gestion des propriétés royales, telles que Sandringham et Balmoral, réforme la structure du ménage royal, s’adonne à ses activités de mécène et de philanthrope, et se consacre à des engagements royaux indépendants tant au Royaume-Uni qu’ailleurs dans le monde.

Prince Philip et les médias

Philip juge important de rendre publics les événements, les tournées et les activités philanthropiques royaux par les médias. Sa volonté d’informer la presse de la nature de son travail contribue à sa réputation de moderniste dès le début du règne de la reine. En 1969, toute la famille royale prend part au documentaire Royal Family, qui prend pour sujet la vie quotidienne à l’intérieur des murs du palais; Philip y apparaît en train de faire griller des steaks à Balmoral en discutant des habitudes de son défunt beau-père, George VI. Philip déplorera plus tard, toutefois, l’intérêt des médias envers la vie privée et les dépenses de la famille royale, déclarant : « La presse a fait de notre vie un téléroman. »

Tournées canadiennes

Philip visite le Canada à des douzaines de reprises, seul ou accompagnant la reine. Le couple royal passe six semaines à parcourir le Canada en 1959, visitant chaque province et territoire. Pendant cette tournée, la reine apprend qu’elle attend leur troisième enfant, Andrew, et n’est pas en mesure de satisfaire ses engagements. Philip se présente donc publiquement au nom de la reine, en plus de s’adonner à ses propres activités de mécène.

À Toronto, il donne son premier discours à l’attention de l’Association médicale canadienne en tant que nouveau président; il souligne l’importance d’améliorer la santé physique des jeunes à travers « une bonne éducation physique donnée dans les écoles, des installations récréatives adéquates pour des gens de tous les âges et de tous les secteurs de la communauté, une plus grande portée pour les actions des organisations jeunesse et, enfin, la création d’un organisme qui fait la promotion d’activités sportives et ludiques pour encourager les gens à y participer ». À l’époque, il lui est reproché d’insinuer que les Canadiens ne sont pas en bonne forme physique, mais Philip est plus tard applaudi pour sa promotion du sport chez les jeunes.

Les tournées solos de Philip au Canada lui servent souvent à veiller sur ses patronages canadiens, sur les régiments militaires ou les activités du Commonwealth. Philip est responsable de l’ouverture des Jeux de l’Empire britannique et du Commonwealth, en 1954, et assiste à de nombreuses conférences d’études du Commonwealth au Canada au cours des années 1960 et 1970. En outre, il se rend fréquemment au Canada pour présenter les Prix du Duc d’Édimbourg et participer à des repas de campagnes de financement organisés par le Fonds mondial pour la nature Canada.

En 2013, Philip fait une brève visite à Toronto pour dévoiler les nouvelles couleurs du 3e Bataillon du Royal Canadian Regiment, à Queen’s Park. L’événement soulève l’attention à l’échelle internationale, puisque le prince de 91 ans a beaucoup réduit le nombre de ses déplacements outre-mer. Au début de cette visite, Philip est nommé « compagnon » de l’Ordre du Canada et commandant de l’ordre du Mérite militaire.

Opinions sur la monarchie canadienne

Philip a toujours insisté pour rédiger ses discours. Contrairement à la reine, qui, tout au long de son règne, a fait preuve d’une stricte impartialité politique, Philip use de sa plus grande liberté en tant que prince consort pour exprimer ses opinions. Il est reconnu pour la franchise de ses points de vue et de ses remarques sur une grande variété de sujets. En 1969, il fait part de ses opinions sur l’avenir de la monarchie canadienne au cours d’une conférence de presse à Ottawa, tout juste cinq ans après que la reine se soit heurtée à des manifestants dans la ville de Québec.

La monarchie est en place au Canada pour des raisons historiques, et elle existe au sens où elle est bénéfique pour le pays ou la nation. Si, à un moment ou un autre, la nation juge que ce système n’est plus acceptable pour elle, il est de sa responsabilité d’en changer. Croire que la monarchie existe au bénéfice du monarque, c’est faire fausse route. La monarchie, en un sens, vise les intérêts du peuple; nous ne venons pas ici pour des promenades de santé, disons. Nous avons d’autres loisirs…

La partie du discours où il affirme qu’il ne vient pas au Canada « pour des promenades de santé » est considérée comme l’un des faux pas de Philip; toutefois, le contexte plus large du discours laisse entendre qu’il est disposé à tenir une discussion ouverte sur l’avenir de la monarchie au Canada.

Activités militaires

Philip entretient une relation étroite avec les Forces armées, tant au Royaume-Uni qu’au Canada et dans les autres royaumes du Commonwealth. Il est colonel en chef honoraire de six unités canadiennes : les Cameron Highlanders of Ottawa, les Queen’s Own Cameron Highlanders of Canada, The Royal Canadian Army Cadets, le Royal Canadian Regiment, le Royal Hamilton Light Infantry (Wentworth Regiment) et les Seaforth Highlanders of Canada. Il est président d’honneur de l’Association des Officiers de la Marine du Canada et de la Royal Canadian Regiment Association, et commodore d’honneur de la Royal Canadian Naval Sailing Association.

À l’occasion de son 90e anniversaire, en 2011, il est nommé « lord grand amiral » de la Marine royale, amiral d’honneur du Commandement maritime (aujourd’hui la Marine royale canadienne), général du Commandement de la Force terrestre (aujourd’hui l’Armée canadienne) et du Commandement aérien (aujourd’hui l’Aviation royale canadienne). Au Royaume-Uni, il est amiral de la flotte, feld-maréchal et maréchal de la Royal Air Force.

Activités philanthropiques

Philip supporte plus de 800 organismes à travers le monde, dont 44 sont situés au Canada. Ses activités philanthropiques témoignent de ses champs d’intérêt, soit la jeunesse, l’environnement, les sports, le domaine militaire et la technologie. Au Canada, il est patron notamment de l’Institut aéronautique et spatial du Canada, de l’Association canadienne de curling, du Royal Canadian Yacht Club et du Outward Bound Trust. Philip est également membre honoraire ou à vie de plusieurs organisations canadiennes, dont le Toronto Press and Media Club, l’Association médicale canadienne et la Société royale du Canada.

Prix du Duc d’Édimbourg

La plus célèbre initiative philanthropique de Philip est la création du programme du Prix du Duc d’Édimbourg. Il crée le Prix en 1956 pour encourager les jeunes à se dépasser et à prendre part à la vie de leur communauté. Le Prix est implanté dans plus de 140 pays à travers le monde, et plus de 8 millions de personnes ont participé au programme depuis les années 1950. Le Prix est inauguré au Canada en 1963, et la première cérémonie de remise du Prix a lieu en 1964. Sont éligibles au Prix, pour les médailles de bronze, d’argent et d’or, les jeunes de 14 à 24 ans qui élaborent des projets dans les domaines du service communautaire, de l’apprentissage de compétences, de l’éducation physique et du plein air, avec en outre un projet résidentiel pour les gagnants de la médaille d’or. En 2014, 37 000 jeunes Canadiens participent au programme du Prix.

Retraite

Le 4 mai 2017, le palais de Buckingham annonce que Philip se retirera de la vie publique à la fin du mois d’août, après son 96e anniversaire de naissance en juin, et que d’autres membres de la famille royale accompagneront la reine lorsd’événementspublics. L’annonce donne lieu à de nombreuses rétrospectives de la carrière de Philip, mettant l’accent notamment sur son service militaire, son mécénat et ses activités philanthropiques, ainsi qu’à des discussions sur l’importance et les responsabilités grandissantes des plus jeunes membres de la famille royale.

À partir de 2010, la reine et le prince Philip réduisent la fréquence de leurs apparitions publiques, permettant aux membres plus jeunes de la famille royale d’assumer un plus grand rôle public. Ainsi, le prince de Galles et la duchesse de Cornwall (Charles et Camilla), ainsi que le duc et la duchesse de Cambridge (William et Kate) entreprennent des tournées du Commonwealth, des voyages traditionnellement effectués par la reine et le prince Philip. Charles et Camilla visitent le Canada en 2012 pour célébrer le jubilé de diamant de la reine et s’y rendront à nouveau en 2017 à l’occasion des célébrations entourant le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. William et Kate marquent également cet anniversaire en 2016 par une tournée en Colombie-Britannique et au Yukon.

Les activités philanthropiques de Philip, particulièrement en ce qui a trait à l’environnement, aux anciens combattants et aux jeunes,ont une profonde influence sur ses enfants et ses petits-enfants. Charles et William sont tous deux engagés dans ledéveloppement durable et la préservation des espèces en voie de disparition. Le frère cadet de William, le prince Harry, se rendra à Toronto en septembre 2017 à l’occasion des Jeux Invictus, un événement sportif international fondé par lui en 2014 pour les militaires et les anciens combattants blessés et malades. 


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