Prince William (SAR le duc de Cambridge)

Son Altesse Royale (SAR) le duc de Cambridge (prince William), deuxième dans l’ordre de succession au trône du Canada, du Royaume-Uni et des 13 autres royaumes du Commonwealth (né le 21 juin 1982 à Londres, Royaume-Uni). Le duc de Cambridge est le petit-fils de Sa Majesté (SM) la reine et le fils aîné de l’héritier du trône, SAR le prince de Galles (prince Charles) et de la défunte Diana, princesse de Galles. En tant que chef de file de la plus jeune génération active de la famille royale, William a contribué à la modernisation de l’image de la monarchie au 21e siècle en étant disposé à repenser les traditions royales. Marié à Catherine « Kate » Middleton, aujourd’hui duchesse de Cambridge, il a trois enfants : le prince George de Cambridge (né le 22 juillet 2013), la princesse Charlotte de Cambridge (née le 2 mai 2015) et le prince Louis de Cambridge (né le 23 avril 2018).

Son Altesse Royale (SAR) le duc de Cambridge (prince William), deuxième dans l’ordre de succession au trône du Canada, du Royaume-Uni et des 13 autres royaumes du Commonwealth (né le 21 juin 1982 à Londres, Royaume-Uni). Le duc de Cambridge est le petit-fils de Sa Majesté (SM) la reine et le fils aîné de l’héritier du trône, SAR le prince de Galles (prince Charles) et de la défunte Diana, princesse de Galles. En tant que chef de file de la plus jeune génération active de la famille royale, William a contribué à la modernisation de l’image de la monarchie au 21e siècle en étant disposé à repenser les traditions royales. Marié à Catherine « Kate » Middleton, aujourd’hui duchesse de Cambridge, il a trois enfants : le prince George de Cambridge (né le 22 juillet 2013), la princesse Charlotte de Cambridge (née le 2 mai 2015) et le prince Louis de Cambridge (né le 23 avril 2018).


Au lac Blatchford dans les T.N.-O., 2011
Le duc et la duchesse de Cambridge au lac Blatchford dans les T.N.-O., 2011. Image : Nathan Denette/The Canadian Press.

Naissance

William naît le 21 juin 1982 à l’hôpital St. Mary de Londres, ce qui fait de lui le premier prince de la lignée de succession directe à naître dans un hôpital. Cette naissance attire l’attention des médias du monde entier puisqu’elle survient onze mois seulement après le mariage très médiatisé des parents, le prince de Galles et lady Diana Spencer. Le prince encore nouveau-né est baptisé par l’archevêque de Canterbury, Dr Robert Runcie, dans la salle de musique du palais de Buckingham.

Jeunesse

Même si Charles et Diana emploient des nourrices à temps plein, ils participent tous les deux de près à l’éducation de William et de son jeune frère, le prince Harry (né le 15 septembre 1984). En 1983, quand William n’a que neuf mois, ses parents rompent avec la tradition royale du 20e siècle en l’emmenant en voyage avec eux en Australie et en Nouvelle-Zélande. Lors de la première visite de Charles et Diana au Canada en tant que couple marié, la même année, le public leur offre une multitude de cadeaux pour le premier anniversaire de leur fils, notamment un canot miniature et une combinaison en peau de chevreuil.

Contrairement à son père, éduqué par une gouvernante jusqu’à son entrée à l’école Hill House à huit ans, William fréquente l’école maternelle de Madame Mynors, à Londres, à partir de trois ans, puis entre à l’école Wetherby, également à Londres, où il étudie de 1987 à 1990. À huit ans, le prince est transféré à la Ludgrove Preparatory School, un pensionnat du Berkshire auquel a autrement été inscrit le cousin de la reine, le duc de Kent.

Durant le séjour de cinq ans de William à l’école Ludgrove, le mariage de ses parents s’effondre. En décembre 1992, le premier ministre britannique, John Major, annonce la séparation à l’amiable du couple royal. Le 20 décembre 1995, le palais de Buckingham annonce que la reine a fait parvenir des lettres au prince et à la princesse dans lesquelles elle leur conseille de divorcer. Aux termes de la loi adoptée durant le règne du roi George I, la reine conserve le droit de garde officiel de ses petits-enfants, mais les deux parents bénéficieront d’un temps égal avec leurs fils. William et Harry entretiennent par la suite une relation étroite avec leur mère et leur père, et ils sont tous les deux bouleversés par le décès de Diana dans un accident de la route à Paris en 1997.

Premières visites au Canada

William visite deux fois le Canada avant de se marier. En 1991, Charles et Diana se rendent en Ontario et visitent Toronto, Sudbury, Niagara Falls, Kingston et Ottawa accompagnés de William, alors âgé de neuf ans, et de Harry, qui a sept ans. Pour de nombreux Canadiens, apercevoir la famille royale réunie sur le pont du yacht royal, le Britannia, dans le port de Toronto est le moment fort du voyage.

En 1998, William revient au Canada accompagné de son père et de son frère pour des vacances de ski à Whistler, en Colombie-Britannique. La famille royale se fait alors acclamer par la foule et de nombreuses adolescentes se mettent à crier à la vue du prince de 15 ans. Cette image de jeune homme coqueluche des adolescentes lui collera à la peau. Des années après ce voyage, durant la visite de la reine au Canada pour son, une étudiante du Collège Sheridan brandit une pancarte où elle a inscrit « Présentez-moi au prince William. »

Études supérieures

William suit des cours au Collège Eton, à Windsor, et passe avec succès les examens de fin d’études en géographie, en biologie et en histoire de l’art. L’école étant située à proximité du château de Windsor, le jeune prince peut passer une grande partie de son temps en compagnie de ses grands-parents, la reine et le prince Philip. Comme de nombreux jeunes hommes britanniques de sa génération, il prend une année de congé avant d’entrer à l’université en l’an 2000. Il profite de cette année pour effectuer des exercices d’entraînement militaire au Belize, enseigner à des enfants au Chili et visiter de nombreux pays d’Afrique. Son père et son grand-père, George VI, sont d’anciens étudiants de Cambridge mais, en 2001, William décide plutôt de s’inscrire en histoire de l’art à l’Université St. Andrews, en Écosse. Il changera plus tard son domaine d’étude pour la géographie. Pendant ses études, il rencontre sa future femme, Catherine « Kate » Middleton, elle aussi inscrite au programme d’histoire de l’art. En 2005, les deux obtiennent une maîtrise ès arts de l’Université St. Andrews.

Carrière militaire

Une fois diplômé de St. Andrews, William entame sa formation militaire tout comme plusieurs générations d’hommes de la famille royale l’ont fait avant lui. Il passe l’année 2006 à la Royal Military Academy de Sandhurst, puis y reçoit sa commission en tant que lieutenant Wales en décembre. Il commence alors sa carrière militaire comme commandant de troupe pour les Royal Horse Guards et les 1st Dragoons (Blues and Royals). Le service actif étant hors de question pour cet héritier du trône, William entame une formation à la Royal Navy et à la Royal Air Force. Il y obtient les grades de sous-lieutenant et de capitaine d’aviation. En 2009, il est nommé officier au sein de la Royal Air Force, est promu au rang de capitaine d’aviation et, en 2010, il devient copilote des hélicoptères Sea King au sein des forces de recherche et de sauvetage. (Voir aussi CH-124 Sea King.)

Le service miliaire du prince fait l’objet d’une couverture médiatique positive dans le monde entier. En 2012, un hélicoptère piloté par William vient au secours d’une résidente de l’Ontario qui s’est cassé la jambe pendant qu’elle se promenait sur la côte galloise. La même année, William est promu capitaine responsable des missions en hélicoptère. Au cours du printemps 2013, le gouvernement du Royaume-Uni annonce que les opérations de recherche et de sauvetage seront privatisées à partir de 2016, ce qui met fin à 70 ans de services de sauvetage assurés par la Royal Air Force et la Royal Navy. L’affectation de William comme pilote des services de recherche et de sauvetage prend fin à l’automne 2013.

En plus des nombreuses affectations militaires honorifiques qu’ils reçoivent au Royaume-Uni et dans plusieurs pays du Commonwealth, William et Harry sont nommés membres honoraires des Rangers canadiens en 2009 (voir Force de réserve du Canada).

Mariage

Kate Middleton, Prince William

Le 16 novembre 2010, Clarence House annonce les fiançailles du prince William et de Catherine Middleton. Contrairement à de nombreux couples royaux précédents qui ne se sont fréquentés que peu longtemps avant de se fiancer, le jeune couple royal s’est formé en 2003 et William et Kate ont partagé un appartement à St. Andrews et à Anglesey, au pays de Galles. William est le premier héritier direct du trône à épouser une personne de la « classe moyenne » depuis 1660, année où le futur James II épouse Anne Hyde.

Le mariage, célébré le 29 avril 2011, combine des éléments traditionnels et modernes. Le couple royal personnalise l’intérieur de l’abbaye de Westminster en ajoutant huit arbres de sept mètres de haut à la nef pour la cérémonie. Les invités comptent de nombreux amis du couple, des membres de familles royales étrangères ainsi que des chefs de gouvernements et gouverneurs généraux du Commonwealth. Harry est garçon d’honneur tandis que la sœur de la mariée, Philippa « Pippa » Middleton, est demoiselle d’honneur.

Plutôt que de soumettre une liste de cadeaux, le couple encourage ses invités à faire des dons à des organismes de charité recommandés sur une liste. Le gouverneur général David Johnston représente le Canada à la cérémonie du mariage et à la réception qui suit au palais de Buckingham. En l’honneur du mariage, il crée et finance le « Duke and Duchess of Cambridge Award », une bourse d’études unique pour l’Université de Waterloo. Le premier ministre Stephen Harper donne, « au nom de tous les Canadiens », 50 000 $ à la Garde côtière auxiliaire canadienne et offre au couple royal un cadeau personnel d’équipement de camping de plein air.

Quelques heures avant la cérémonie, la reine accorde aux futurs mariés les titres de duc et duchesse de Cambridge, comte et comtesse de Strathearn et baron et baronne de Carrickfergus, titres confirmés par lettres patentes et additions officielles au registre des titres le 26 mai. Le couple royal sera donc dorénavant composé du duc et de la duchesse de Cambridge plutôt que du prince et de la princesse William. Le mariage est un événement médiatique d’envergure dans le monde entier : il attire plus de 8 500 journalistes à Londres et un auditoire estimé à plus de deux milliards de téléspectateurs.

Visite au Canada en 2011

Will et Kate, le duc et la duchesse de Cambridge

De la fin du mois de juin au début du mois de juillet 2011, William et Kate effectuent leur premier voyage à l’étranger en tant que couple marié et se rendent au Canada. Tout comme le mariage, les visites des villes d’Ottawa, de Montréal, de Québec, de Charlottetown, de Summerside, de Yellowknife et de Calgary combinent tradition et modernité. Comme lors des précédentes visites royales au Canada, William et Kate célèbrent la fête du Canada sur la Colline du Parlement, assistent à des revues militaires et rendent visite à des organismes de bienfaisance. Les événements au calendrier de la visite reflètent cependant les personnalités et les intérêts des deux membres du couple. William et Kate démontrent un intérêt pour le sport et se font notamment la course en bateau-dragon au lac Dalvay, sur l’Île-du-Prince-Édouard. Ils prennent également le temps de s’entretenir avec plusieurs Canadiens de différents horizons.

William et Kate sont bien reçus tout au long de leur visite, même au Québec, où les visites royales sont pourtant en baisse de popularité depuis les années 1960. La couverture de leur visite sur les médias sociaux permet de faire connaître la famille royale à la nouvelle génération et contribue à raviver l’intérêt pour le monarchisme canadien. En juillet 2011, le premier ministre Stephen Harper annonce la création du Programme des jeunes ambassadeurs de Parcs Canada du duc et de la duchesse de Cambridge en souvenir de la visite du couple royal au Canada.

Réforme du droit des successions

Le mariage de William et Kate donne lieu à des spéculations sur leur désir de fonder une famille. Du soutien se manifeste alors en faveur d’un changement des règles de succession pour permettre la primogéniture absolue (héritage bénéficiant au premier enfant, quel que soit son sexe), une réforme décidée lors de la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth à Perth, en Australie, en 2011. En décembre 2012, Kate est admise à l’hôpital pour une hyperemesis gravidarum, et en juillet 2013, on annonce que le couple royal attend son premier enfant. Le jour suivant, le gouvernement britannique indique avoir reçu le consentement de toutes les nations membres du Commonwealth pour adopter une loi permettant de modifier les règles de succession.

Le 27 mars 2013, le Canada devient le premier royaume du Commonwealth à réformer officiellement la loi sur la succession en adoptant la Loi d’assentiment aux modifications apportées à la loi concernant la succession au trône. Le Royaume-Uni adopte une loi sur la réforme de la succession en avril de la même année. La loi canadienne sur la réforme de la succession est controversée parce que les provinces n’ont pas été consultées et que l’« assentiment » à la loi britannique paraît compromettre l’indépendance de la Couronne canadienne.

Deux professeurs de l’Université Laval contestent la loi devant les tribunaux en 2013. Le 16 février 2016, le juge Claude Bouchard de la Cour supérieure du Québec rend sa décision : « le Canada n’avait pas à modifier ses lois ni sa Constitution pour que les règles de succession royale britanniques puissent être modifiées et effectives ». La Cour d’appel du Québec confirme la décision de première instance en 2019, et la Cour suprême du Canada refuse la demande d’autorisation d’appel en 2020. Ainsi prend fin la contestation judiciaire de la loi sur la succession au trône de 2013.

En mars 2015, les 16 royaumes qui composent alors le Commonwealth ont déjà tous ratifié la réforme de la loi concernant la succession au trône.

Naissance de Son Altesse Royale le prince George de Cambridge

Le premier enfant du couple, le prince George de Cambridge, naît le 22 juillet 2013 à l’hôpital St. Mary, à Londres. Sa naissance rentre dans les annales de l’histoire de la royauté : pour la première fois depuis le règne de la reine Victoria, trois générations d’héritiers directs du trône coexistent. Au Canada, l’arrivée du bébé royal est célébrée par l’émission de pièces commémoratives par la Monnaie royale canadienne. C’est la première fois qu’une naissance royale est célébrée de cette manière. Le gouvernement canadien envoie à George une couverture faite à la main et donne 100 000 dollars à un organisme caritatif canadien voué à subvenir aux besoins des enfants. Le gouverneur général David Johnston et le premier ministre Stephen Harper font également parvenir au bébé royal un cadeau personnel, une collection de livres canadiens pour enfants écrits en français et en anglais. George est baptisé à la chapelle royale du palais St. James le 23 octobre 2013.

Naissance de Son Altesse Royale la princesse Charlotte de Cambridge

Le deuxième enfant du couple, la princesse Charlotte de Cambridge, naît le 2 mai 2015 à l’hôpital St. Mary de Londres. La naissance attire l’attention des médias du monde entier, car c’est la première princesse mise au monde dans la famille royale depuis la naissance de la princesse Eugenie en 1990. À Ottawa, la Tour de la Paix est illuminée en rose pour l’occasion. Le prénom Charlotte n’est pas très utilisé au sein de la famille royale depuis le 18e siècle, mais il semblerait qu’il gagnera en popularité dans le monde anglophone, notamment au Canada. La réforme de la succession étant entrée en vigueur quelques mois avant la naissance de Charlotte, elle est la première princesse dont les droits de succession ne pourront être supplantés par ceux d’un éventuel frère cadet, si William et Kate ont d’autres enfants. Charlotte reçoit des cadeaux du monde entier, notamment des mukluks offertes par la branche d’Ottawa de la Ligue monarchiste du Canada.

Préparation au trône

Depuis la fin de sa carrière militaire en septembre 2013, William se concentre sur ses devoirs royaux et ses activités caritatives. En octobre 2013, il préside sa première investiture et en novembre, il représente la reine pour la première fois lors d’une visite d’État. Il se joint alors à la présidente sud-coréenne Park Geun-hye afin de célébrer le lancement des travaux de construction d’un monument commémoratif pour la guerre de Corée. Comme le prince Charles, William et Catherine assument une charge croissante de devoirs royaux. En plus de ses responsabilités au Royaume-Uni, le couple visite l’Australie et la Nouvelle-Zélande en avril 2014. William se rend en Chine et au Japon en 2015, renforçant ainsi les relations commerciales internationales. Il se prépare également pour son futur rôle de steward du duché de Cornwall, qu’il devra assumer en tant qu’héritier du trône. En 2014, il termine avec succès un cours de gestion agricole de dix semaines à l’Université de Cambridge.

William et Catherine résident actuellement au Palais de Kensington, à Londres, et à Anmer Hall, à Norfolk. En 2015, William termine une formation pour entrer au service d’East Anglian Air Ambulance. Son salaire est remis à des œuvres caritatives. Sa formation se termine juste avant la naissance de sa fille Charlotte, et il peut donc prendre six semaines de congé de paternité avant d’entrer en fonction à l’été 2015.

En 2017, le prince William quitte le Est Anglian Air Ambulance afin de s’occuper d’engagements royaux à temps plein pour la reine. Il préside des investitures, présente des médailles, participe à des réceptions diplomatiques, effectue des visites à l’étranger pour le compte de la reine et s’occupe de ses organismes de bienfaisance.

Philanthropie et conservation

La Royal Foundation of the Duke and Duchess of Cambridge soutient des organismes caritatifs visant la conservation, les jeunes et les forces armées. L’organisation est également chargée d’allouer les fonds provenant des dons faits au Princess Diana Memorial Fund, clos à la fin de 2012. La Royal Foundation est l’une des 40 organisations caritatives de William, parmi lesquelles on compte également Child Bereavement UK, The British Academy of Film and Television Arts (BAFTA) et The Royal Society. En 2013, William met sur pied United for Wildlife, une collaboration sans précédent entre sept organismes de conservation visant à intensifier les mesures prises à l’échelle mondiale pour les espèces en voie de disparition et leurs habitats (voir Animaux en voie de disparition et Espèces de plantes menacées). Par ailleurs, William et Catherine sont membres honoraires à vie du En octobre 2020, William et la Royal Foundation lancent le Earthshot Prize, un prix international en environnement s’adressant aux innovateurs prêts à proposer des solutions aux changements climatiques, à la pollution et à la déforestation.

Kate Middleton, Prince William

Visite du Canada en 2016

Du 24 septembre au 1er octobre 2016, William visite la Colombie-Britannique et le Yukon en compagnie de Catherine et de leurs enfants, George et Charlotte. Le couple loge à la résidence officielle de la lieutenante-gouverneure à Victoria (à l’exception d’une nuit à Whitehorse), ce qui lui permet de consacrer ses soirées à ses enfants après ses engagements publics en journée.

L’itinéraire de la visite reflète les intérêts de William pour la protection de l’environnement et l’accroissement des possibilités offertes aux jeunes. Le 26 septembre, le couple rend visite à la Première Nation heiltsuk de Bella Bella, où il assiste à une cérémonie traditionnelle et visite une école communautaire. La forêt pluviale de Great Bear se trouve sur le territoire des Bella Bellas, et William annonce officiellement son admission au Queen’s Commonwealth Canopy, un programme de préservation des forêts. À Victoria, plus tard la même journée, le prince ajoute un anneau de réconciliation au Black Rod, un bâton cérémoniel utilisé dans la législature de la Colombie-Britannique en présence du monarque ou du lieutenant-gouverneur. Ce quatrième et dernier anneau reconnaît le rôle historique du monarque à titre de gardien et de protecteur des peuples autochtones, et symbolise la réconciliation des différentes cultures de la province. Entre autres activités au cours de sa visite en Colombie-Britannique et au Yukon, le couple royal visite le campus de l’Okanagan de l’Université de la Colombie-Britannique et assiste à un cours de langue autochtone au musée MacBride, à Whitehorse.

La visite de 2016 est bien accueillie et le couple royal est encensé, notamment pour avoir pris le temps de discuter avec des Canadiens de tous les horizons, de présenter ses enfants à la population canadienne et de sensibiliser le public aux institutions et organismes philanthropiques canadiens. Cependant, William essuie quelques critiques, notamment pour la piètre qualité de son français dans le discours officiel prononcé à son arrivée en sol canadien et pour une blague faite à Vancouver, lors de laquelle il prétend ne pas avoir lu ses notes. En l’honneur de la visite royale, le premier ministre Justin Trudeau fait deux dons de 50 000 $, le premier aux Œuvres de bienfaisance du prince de Galles au Canada, un organisme qui fait la promotion de l’éducation dans les communautés autochtones, et le second à la Immigrant Services Society of British Columbia, un organisme qui offre des services d’hébergement, d’aide à l’emploi et des cours de langue aux nouveaux arrivants de la Colombie-Britannique.

Devoirs royaux pendant la pandémie de COVID-19

William contracte la COVID-19 en avril 2020, un fait qui n’est rapporté publiquement qu’en novembre 2020 pour « éviter d’alarmer la nation » puisqu’il était déjà connu que son père, le prince Charles, avait la COVID-19 au même moment. William et Catherine remplissent leurs engagements virtuellement au printemps et à l’été 2020, puis reprennent leurs activités en personne à l’automne. En décembre 2020, ils visitent le Royaume-Uni par voie ferroviaire afin de remercier les travailleurs de première ligne pour leurs efforts pendant la pandémie. Le 11 juin 2021, le couple assiste au sommet du G7 à Cornwall, en Angleterre, et à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Glasgow, en Écosse, en novembre 2021.


En savoir plus

Lecture supplémentaire

  • Christina Blizzard, Young Royals on Tour: William and Catherine in Canada (2011); Robert Jobson, The New Royal Family: Prince George, William and Kate, The Next Generation (2013); Penny Junor, Prince William: The Man Who Will Be King (2012); Ingrid Seward, William and Harry: The People’s Princes (2009).