Le prince Charles (S.A.R. le prince de Galles)

Son Altesse Royale (S.A.R.) le prince de Galles (le prince Charles) est l’héritier des trônes du Canada, du Royaume-Uni et de 14 autres royaumes du Commonwealth (né le 14 novembre 1948 à Londres, au Royaume-Uni).

Son Altesse Royale (S.A.R.) le prince de Galles (le prince Charles) est l’héritier des trônes du Canada, du Royaume-Uni et de 14 autres royaumes du Commonwealth (né le 14 novembre 1948 à Londres, au Royaume-Uni). Charles est le fils aîné de Sa Majesté (S.M.) la reine et de S.A.R. le duc d’Édimbourg. Il est l’héritier depuis l’accession de sa mère aux trônes britannique et du Commonwealth, en 1952. Le prince de Galles est le colonel en chef honoraire de 7 régiments militaires canadiens, en plus de parrainer ou de présider plus de 400 organismes de charité à travers le monde, y compris les Œuvres de bienfaisance du prince au Canada.

Naissance

Le prince Charles Philip Arthur George naît le 14 novembre 1948 au palais de Buckingham, à Londres. Des milliers de personnes se rassemblent autour du palais pour entendre l’annonce officielle. Quelques semaines avant la naissance du prince, le roi George VI émet des lettres patentes spéciales décrétant que tous les enfants de sa fille aînée porteront le titre de S.A.R. le prince ou la princesse (en 1917, son père, le roi George V, avait restreint l’usage du titre aux enfants du souverain et aux petits-enfants de la lignée masculine). De plus, George VI met fin à la tradition, vieille de plusieurs siècles, voulant qu’un membre du gouvernement, en général le ministre de l’Intérieur, soit présent lors de la naissance des héritiers royaux.

Baptême et félicitations

Le baptême du nouveau prince a lieu dans la salle de musique du palais de Buckingham le 15 décembre 1948. Un de ses parrains et marraines, le roi Haakon VII de Norvège, ne pouvant être présent, l’ancien gouverneur général du Canada, Alexander Cambridge, comte d’Athlone, agit en son nom par procuration. Le public canadien s’intéresse de près à la naissance royale. Par ailleurs, l’événement bénéficie d’une large couverture médiatique au pays. En janvier 1949, le vicomte Alexander, gouverneur général du Canada, conclut son discours du trône ainsi : « La naissance d’un fils à Leurs Altesses Royales la princesse Elizabeth et le duc d’Édimbourg a donné lieu à des réjouissances générales. L’indisposition de Sa Majesté le roi a assombri quelque peu, cependant, les manifestations de joie qui ont marqué la naissance du prince royal. Le peuple canadien prie avec confiance pour la guérison complète du roi. »

Jeunesse

L’état de santé de George VI façonne les premières années de vie de son petit-fils Charles. Le roi devient chef du Commonwealth en 1949. Toutefois, le cancer des poumons et l’artériosclérose l’empêchent d’aller de l’avant avec les visites royales prévues à l’étranger. La princesse Elizabeth et le prince Philip voyagent beaucoup au nom du roi, et doivent laisser Charles et sa sœur, la princesse Anne (née le 15 août 1950), aux bons soins de leurs grands-parents et leurs nourrices. Charles est tout particulièrement proche de sa grand-mère, la reine Elizabeth (reine mère), et de ses nourrices, Mabel Anderson et Helen Lightbody. À la mort de son grand-père, le 6 février 1952, Charles devient l’héritier du trône et le duc de Cornouailles. Sa famille quitte Clarence House pour emménager au palais de Buckingham. En 1953, le prince, alors âgé de quatre ans, assiste au couronnement télédiffusé assis dans la tribune entre la reine mère et sa tante, la princesse Margaret.

Éducation

Charles est le premier héritier direct au trône à aller à l’école plutôt qu’à être éduqué par des tuteurs. Le prince Philip explique pourquoi la tradition a été rompue : « La reine et moi voulions que Charles aille à l’école avec d’autres garçons de sa génération et qu’il apprenne à vivre avec d’autres enfants, en plus de lui inculquer, dès l’enfance, la discipline imposée par l’éducation en groupe. » Après avoir reçu ses premières leçons auprès d’une gouvernante, il entreprend ses études formelles à la Hill House School, à Londres, en 1957.

Plus tard la même année, Charles, alors âgé de huit ans, amorce sa première session à Cheam, un pensionnat situé à Headley, dans le comté de Hampshire, où Philip avait étudié au début des années 1930. Il fait ses études secondaires au collège de Gordonstoun, sans la région écossaise de Moray Firth. Dans les lettres qu’il adresse à ses parents, Charles se plaint de l’intimidation et des règles spartiates du pensionnat. Il devient plus tard capitaine de l’école, et passe deux examens d’entrée à l’université en histoire et en français en 1967. Au cours de ses études secondaires, Charles fait aussi un échange scolaire au pensionnat Timbertop, situé près de Melbourne, pendant deux sessions.

D’autres princes étaient allés à l’université avant lui, mais Charles est le premier héritier du trône à obtenir un diplôme d’études postsecondaires. En 1970, il obtient un baccalauréat ès arts en anthropologie, en archéologie et en histoire de l’Université de Cambridge. Au cours de ses études à Cambridge, il s’absente du campus pour servir au sein des Forces navales, pour s’acquitter de ses tâches royales et participer à des voyages à l’étranger. En 1969, il étudie pendant une session à l’Université du pays de Galles, à Aberystwyth, où il apprend le gallois et l’histoire galloise en préparation pour son investiture à titre de prince de Galles plus tard la même année.

Premières visites au Canada

Avec ses parents et sa sœur, Anne, Charles visite le Canada pour la première fois en 1970 à l’occasion du centenaire de la création des Territoires du Nord-Ouest et de l’entrée du Manitoba dans la Confédération. La famille royale visite Tuktoyaktuk, la baie Frobisher (Iqualuit), la baie Resolute et Inuvik pour la première fois, affirmant ainsi la souveraineté du Canada dans l’Arctique. Charles visite à nouveau les Territoires du Nord-Ouest en 1975. Au cours de cette visite, il fait de la plongée sous glace dans la baie Resolute. En 1976, Charles visite Montréal en compagnie de ses parents, de sa sœur et de ses frères pour assister aux Jeux olympiques d’été. Bien que la CBC ait aperçu Charles en train de conseiller à ses petits frères, Andrew et Edward, de se faire discrets avec les journalistes, la famille royale fait des blagues et converse de façon informelle à de nombreuses reprises avec les médias pendant les Jeux.

En 1977, Charles visite l’Alberta à l’occasion du centenaire du traité no 7 entre la Couronne et la Nation des Pieds-Noirs. Au cours de la visite, il s’intéresse de près à la culture des Premières Nations de l’Alberta. Lorsqu’il est nommé « chef honoraire », il déclare : « J’ai beaucoup appris à vos côtés au cours des deux derniers jours. Maintenant, vous êtes fort généreux de m’attribuer un nom et un visage de guerrier, ainsi qu’une coiffe de chef Kainai [...] C’est avec grande fierté que je porte le nom de [...] Red Crow. »

Carrière militaire

De 1971 à 1976, Charles sert dans la Marine royale, suivant les traces de Philip, de George VI et de George V. À l’automne 1971, il suit des cours au Royal Naval College, de Dartmouth, en tant que sous-lieutenant intérimaire, puis se joint à l’équipage du HMS Norfolk, un contre-torpilleur lance-missile. En 1973, il est promu lieutenant intérimaire après avoir servi à bord du HMS Minerva dans les Caraïbes. En 1974, il obtient son brevet de pilote d’hélicoptère. L’année suivante, son service militaire l’amène en eaux canadiennes lorsqu’il se joint à l’escadron 845 Naval Air sur le HMS Hermes. Pendant cette période, il va en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et au Québec. Il termine son cours de lieutenant au Royal Naval College en 1975, puis, en 1976, il prend le commandement du HMS Bronington pour ce qui est sa dernière année de service actif.

Au Canada, Charles est le colonel en chef honoraire des groupes suivants : Réserve aérienne du Canada, Lord Strathcona’s Horse (The Royal Canadians), The Royal Winnipeg Rifles, The Royal Regiment of Canada, The Royal Canadian Dragoons, The Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada et The Toronto Scottish Regiment (Queen Elizabeth the Queen Mother’s Own). Au Royaume-Uni, il détient présentement le grade d’amiral dans la Marine royale, de maréchal dans l’Aviation royale et de général dans l’Armée.

Premières amours

Tout au long les années 1970, les perspectives de mariage de Charles font l’objet de vives spéculations populaires. Dans la vingtaine, Charles se montre peu enclin à se marier. Il suit les conseils de son grand-oncle et mentor, lord Louis Mountbatten, qui l’encourage à sortir avec plusieurs femmes avant de se caser. En 1970, il rencontre Camilla Shand, la future duchesse de Cornouailles, lors d’un match de polo. Les deux forment un couple jusqu’à ce que le long service naval de Charles les sépare. Camilla Shand se marie avec Andrew Parker Bowles en 1973.

Premier mariage

Charles connaît lady Diana Spencer (1961-1997) et sa famille depuis sa naissance. Le domaine Althorp des Spencer est situé près de Sandringham House. Diana était une camarade de jeu d’Andrew, le petit frère de Charles. Charles et Diana se rencontrent à nouveau en 1977, alors que le prince fréquente brièvement Sarah, la sœur aînée de Diana. Ils commencent à se fréquenter sérieusement en 1980. Les médias s’intéressent beaucoup à celle qu’ils surnomment « Shy Di », en raison de sa réticence à parler aux journalistes. Ils se fiancent le 24 février 1981.

Le mariage royal a lieu le 29 juillet 1981 à la cathédrale Saint-Paul, à Londres. Il captive 750 000 téléspectateurs à travers le monde. À Londres, 600 000 personnes se rassemblent le long des rues pour assister à l’arrivée de Diana à la cathédrale. Le couple royal passe sa lune de miel à la résidence du lord Louis Mountbatten à Hampshire, à bord du yacht royal Britannia dans la mer Méditerranée et au château de Balmoral, en Écosse. À leur retour de voyage, Charles et Diana s’installent au palais de Kensington, situé à Londres, et à Highgrove House, dans le comté de Gloucestershire.

Paternité

Le couple royal accueille le prince William Arthur Philip Louis, son premier enfant, le 21 juin 1982, soit presque un an après le mariage. Charles est présent dans la salle d’accouchement pendant les 16 heures que dure le travail de Diana. Il est le premier héritier au trône à être présent lors de la naissance de son enfant depuis 1864, soit lorsque le futur Édouard VII avait assisté à la naissance de son fils aîné. Le 15 septembre 1984, Charles et Diana accueillent leur deuxième enfant, Henry « Harry » Charles Albert David. Alors que ses enfants sont en jeune âge, Charles est parfois décrit de façon inexacte comme un père absent dans la presse, car Diana est plus attentionnée envers ses enfants en public. À l’abri des caméras, Charles passe beaucoup de temps avec ses fils et partage son amour de la campagne avec eux à Highgrove.

Prince et princesse de Galles au Canada

En 1983, Charles et Diana visitent le Canada pour la première fois en tant que couple marié. Leur voyage pancanadien vise à célébrer le 400e anniversaire de la prise de possession de Terre-Neuve par sir Humphrey Gilbert au nom de la reine Elizabeth I et le 200e anniversaire de l’arrivée des loyalistes de l’Empire-Uni en Nouvelle-Écosse. Le couple royal attire des foules grandioses, qui souhaitent les voir en personne à la suite de leur mariage médiatisé et de la naissance de William. Bien que les observateurs ont noté que l’itinéraire reflétait les intérêts de Charles, l’attention des médias s’est surtout portée sur les tenues vestimentaires de Diana et sur les rapports décontractés de cette dernière avec les foules.

Le couple royal se rend à nouveau au Canada en 1986 pour y visiter la Colombie-Britannique. En 1991, il visite l’Ontario en compagnie de leurs fils. Contrairement aux voyages royaux de 1983 et de 1986 pendant lesquels Charles et Diana suivent le même itinéraire, celui de 1991 reflète les intérêts de chacun, alors que Charles se concentre sur l’environnement et Diana visite des hôpitaux. Pendant ce qui sera leur dernier voyage au Canada en tant que couple, l’état de leur mariage fait l’objet de vives spéculations.

Échec du premier mariage

Charles et Diana se séparent officiellement en décembre 1992. Les problèmes matrimoniaux du couple royal remontent au milieu des années 1980. Au moment de leur séparation, Charles avait déjà repris sa relation avec Camilla Parker Bowles et Diana avait aussi eu des liaisons extraconjugales. Contrairement aux couples royaux qui se sont séparés avant eux, Charles et Diana parlent de leur mariage avec les médias. Lors d’une entrevue en 1994, Charles confie à Jonathan Dimbleby, son biographe, qu’il n’avait commis l’adultère que lorsque son mariage avait « irrémédiablement échoué ». L’année suivante, Diana accorde une entrevue télévisée pendant laquelle elle déclare : « Ce mariage comptait trois personnes, alors je me sentais un peu à l’étroit. » À l’époque, les déboires de Diana au sein de la famille royale lui attirent la sympathie du public, au détriment de la réputation de Charles. Le divorce du couple royal est prononcé le 28 août 1996.

Deuxième mariage

Camilla et Andrew Parker Bowles divorcent en 1995. Charles indique clairement que la présence de Camilla dans sa vie est « non négociable ». À la suite de la mort de Diana dans un accident de la route à Paris, en 1997, Camilla reste loin des yeux du public. Elle fait sa première apparition publique aux côtés de Charles à l’occasion d’une fête à l’hôtel Ritz en 1999. En 2000, Camilla commence à accompagner Charles lors des obligations officielles de ce dernier, puis, en 2001, elle marraine pour la première fois un organisme de charité. Au cours du début des années 2000, la perception du public à l’égard du couple s’améliore progressivement. Charles et Camilla se marient lors d’une cérémonie civile le 9 avril 2005 au Guildhall, à Windsor, avec comme témoins ​William et le fils de Camilla, Thomas Parker Bowles. La cérémonie est suivie d’une bénédiction religieuse à la chapelle Saint-Georges, à Windsor. Après le mariage, Camilla est officiellement devenue la princesse de Galles, mais elle porte le titre de duchesse de Cornouailles.

Prince de Galles et duchesse de Cornouailles au Canada

Charles et Camilla visitent ensemble le Canada pour la première fois en novembre 2009. Leur voyage les mène à ​Terre-Neuve, au ​Québec, en ​Ontario et en ​Colombie-Britannique. Alors que les foules affluaient pour accueillir Charles et Diana dans les années 1980, ce voyage suscite peu l’intérêt du public. À Québec, des manifestants accueillent le couple royal, alors que le mauvais temps et un itinéraire peu médiatisé découragent leurs admirateurs de venir à leur rencontre.

Le voyage du couple royal à l’occasion du jubilé de diamant de la reine, en mai 2012, est quant à lui couronné de succès. Le public accueille chaleureusement le couple au cours du voyage qui les mène au ​Nouveau-Brunswick, en Ontario et en ​Saskatchewan. Avant l’arrivée du couple royal, les médias font grand état des activités philanthropiques du prince au Canada. Charles est davantage spontané pendant ce voyage. Par exemple, il compte un but pendant une partie de hockey bottine avec des enfants à ​Saint John, au Nouveau-Brunswick, et il s’essaie comme présentateur de disques lors de sa visite à un organisme de charité venant en aide aux jeunes en recherche d’emploi à ​Toronto, en Ontario. Au cours de ce voyage, Camilla fait son premier discours au Canada, à titre de colonel en chef de l’unité Queens’s Own Rifles. En 2014, le couple royal visite l’​Île-du-Prince-Édouard, la ​Nouvelle-Écosse et le ​Manitoba.

Le prince Charles et le cent cinquantième anniversaire du Canada

En 2017, Charles et Camilla visitent le Nunavut, l’Ontario et la région de la capitale nationale en l’honneur du 150e anniversaire de la Confédération canadienne. L’apparition publique du couple vise à mettre en valeur les quatre thèmes officiels du 150e anniversaire du Canada, soit la diversité et l’inclusion, la réconciliation avec les peuples autochtones, l’environnement et la jeunesse.

La visite débute le 29 juin 2017 à Iqaluit, ville que Charles avait vue pour la dernière fois en 1970 pendant sa première tournée au Canada avec la reine et le prince Philip. (À l’époque, Iqaluit se nommait Frobisher Bay et faisait partie des Territoires du Nord‑Ouest.) Charles visite l’Institut de recherche du Nunavut, où il rencontre des chercheurs qui étudient l’environnement et les changements climatiques. Dans la Chambre de l’Assemblée législative du territoire, il participe à un événement visant à promouvoir et à raviver les langues inuites et assiste à des exposés d’étudiants du Centre Pirurvik, qui offre des programmes d’enseignement de l’inuktitut. Il reçoit également une version en inuktitut de son livre pour enfants, The Old Man of Lochnagar.

Le 30 juin, Charles et Camilla visitent le comté du Prince-Édouard, en Ontario. Ils font un tour guidé de la base des Forces canadiennes Trenton et rencontrent du personnel militaire, notamment des bénéficiaires de l’Opération Entrepreneur du prince, qui fournit aux anciens combattants l’éducation, la formation et les ressources nécessaires au lancement de leur propre entreprise. Le couple royal dépose également une couronne au Mémorial de rapatriement de l’Afghanistan. En après-midi, il rencontre des vendeurs et des artisans du marché fermier de Wellington.

Charles et Camilla passent la fête du Canada dans la région de la capitale nationale. Charles rencontre tout d’abord le premier ministre Justin Trudeau, puis est nommé Compagnon extraordinaire de l’Ordre du Canada. Il prononce ensuite un discours sur la Colline du Parlement, lors duquel il fait de nombreux commentaires en français et rend un hommage chaleureux au gouverneur général David Johnston, dont le mandat parvient à échéance en septembre 2017. Pendant son séjour dans la région de la capitale nationale, le couple royal inaugure également la salle de l’Histoire canadienne du Musée canadien de l’histoire, l’entrée de la Reine à Rideau Hall et le Centre national des Arts, qui vient tout juste d’être rénové.

Préparation au trône

Depuis les dernières années, Charles assume de plus en plus d’obligations royales, alors que la reine et le prince Philip réduisent graduellement leurs obligations. En 2013, Charles représente la reine lors de la réunion des chefs de gouvernement des pays du Commonwealth, tenue au Sri Lanka. En décembre 2013, il représente sa mère aux funérailles de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela. En 2013 également, Charles a eu 65 ans et est devenu grand-père, à la naissance du prince George, de Cambridge. Il est à présent l’héritier du trône le plus âgé de l’histoire britannique.

Philosophie

Depuis des décennies, Charles s’intéresse à la conservation et au développement durable, et met de l’avant des solutions novatrices. Il met en place une « banque à bouteilles » au palais de Buckingham avant que le Royaume-Uni se dote d’un programme national de recyclage. Ses jardins biologiques à Highgrove ont servi de modèle à d’autres projets d’​agriculture biologique. La ville de Poundbury, située dans le duché de Cornouailles, est dotée d’une nouvelle allure urbaine propice à la marche, qui décourage l’utilisation de l’​automobile. La conception de Poundbury combine les champs intérêts de Charles pour l’​environnement et l’​architecture. Par le passé, Charles s’est montré sceptique à l’égard de l’architecture moderniste. Il prône plutôt les styles qui se marient harmonieusement avec les édifices patrimoniaux. En 2014, Charles qualifie les sceptiques des ​changements climatiques de « brigade des poules sans tête ». Les opinions tranchées de Charles en matière d’environnement sont au centre de spéculations quant à son futur rôle de monarque constitutionnel. La reine fait montre d’une stricte impartialité politique depuis le début de son règne, mais ses prédécesseurs, tout comme Charles, étaient plus enclins à partager leurs opinions.

Philanthropie

Charles est philanthrope depuis qu’il a pris en charge le duché de Cornouailles, à l’âge de 21 ans. En 1976, il fonde son ​organisme caritatif le plus célèbre, The Prince’s Trust, qui a pour mission d’aider les jeunes défavorisés à atteindre leur plein potentiel. En 2001, Charles explique : « Depuis plus de 25 ans, The Prince’s Trust cherche des façons d’aider des jeunes qui sont souvent désespérément à la dérive dans la société et qui n’ont personne vers qui se tourner. Il vise à reconstruire leurs liens sociaux et leur sentiment d’appartenance à une mission commune, qui, je crois, sont nécessaires si nous voulons, en tant que société, nous attaquer efficacement au désespoir qui envahit tant de nos semblables. »

À travers les Œuvres de bienfaisance du prince au Canada (OBPC), Charles favorise la mise en place de partenariats entre des organismes canadiens et d’initiatives conjointes entre le Canada et le Royaume-Uni. Parmi les programmes financés par les OBPC, on compte l’Opération Entrepreneur du prince, qui aide d’anciens membres des Forces canadiennes à fonder leur entreprise, le Prix du prince de Galles pour la gestion municipale en matière de patrimoine et le Prix du prince de Galles pour une gestion durable des forêts.


En savoir plus

Lecture supplémentaire

  • David Lorimer, Charles d’Angleterre, un prince militant (2008).