Beckwith, John

VieSes ancêtres paternels s'établissent en Nouvelle-Écosse en 1760. Ses parents, tous deux musiciens, favorisent l'épanouissement de son talent.

John Beckwith
Beckwith est un important créateur de musique qui tirait son inspiration de ses connaissances de l'environnement canadien (photo de Walter Curtin/avec la permission des Biblioth\u00e8que et Archives Canada).

Beckwith, John

 John Beckwith. Compositeur, écrivain, éducateur, pianiste, commentateur à la radio et à la télévision (Victoria, C.-B., 9 mars 1927). B.Mus. (Toronto) 1947, M.Mus (ibid.) 1961, D.Mus. h.c. (Mount Allison) 1974, D.Mus. h.c. (McGill) 1978, D.Mus. h.c. (Guelph) 1995, LL.D. h.c. (Queen's) 1998, D.Mus. h.c. (Victoria) 1999.

Vie
Ses ancêtres paternels s'établissent en Nouvelle-Écosse en 1760. Ses parents, tous deux musiciens, favorisent l'épanouissement de son talent. À Victoria, il fait partie de la chorale de la cathédrale anglicane dirigée par Stanley Bulley et, dès l'âge de six ans, il étudie le piano avec Ogreta McNeill puis avec Gwendoline Harper. Il vient à Toronto en 1945 comme boursier du TCM pour étudier avec Alberto Guerrero, le professeur qui va exercer sur lui l'influence la plus marquante. À Toronto, il devient membre d'un cercle de musiciens et d'écrivains incluant le poète-dramaturge James Reaney, avec qui il commence une collaboration qui dure plus de 40 ans (il collabore aussi à l'occasion avec d'autres poètes : Jay Macpherson, Margaret Atwood, Dennis Lee, bp Nichol). À l'université, il est responsable de la rubrique des beaux-arts (1947-1948) dans The Varsity. À la fin de ses études, il s'adonne à de nombreuses activités professionnelles à titre de compositeur, comédien, répétiteur et relationniste du conservatoire (devenu alors le RCMT). En 1950, il remporte la bourse de l'Association canadienne de hockey amateur, ce qui lui permet d'étudier la composition à Paris avec Nadia Boulanger (1950-1951), de voyager et composer en Europe.

Beckwith donne un récital-causerie sur les Variations Goldberg le 21 mars 1950. Il rédige occasionnellement des comptes rendus de concerts (1948-1949, 1952-1953) pour The Globe and Mail, et est aussi critique attitré (1959-1962, 1963-1965) du Toronto Daily Star. Il signe également les notices des programmes du l'Orchestre symphonique de Toronto (1966-1971). Scripteur à la SRC (1953-1955), il y demeure comme collaborateur régulier à la pige jusqu'en 1963 et est le concepteur et l'auteur de diverses séries radiophoniques telles que « Music in Our Time » (1953-1956), « The World of Music » (1956-1963) ainsi que « The Music of Chopin » (1966-1967), série qu'il planifie avec la réalisatrice Diana Brown et dont il est le narrateur. Il prépare également des documentaires radiophoniques sur Hindemith (1964), Boulez (1965), Bartók (1966) et Berlioz (1969). Il est rédacteur adjoint de The Canadian Music Journal (1957-1962, recension des disques). En 1965, il obtient une bourse du Conseil des Arts du Canada pour étudier la musique électroacoustique et composer un opéra.

Beckwith est chargé de cours à temps partiel à l'Université de Toronto en 1952. Il y enseigne à temps plein de 1955 à 1990 et est doyen de la faculté de musique de 1970 à 1977. Au cours de son décanat, il contribue à donner un nouvel essor au développement des études canadiennes et à la corrélation des diverses disciplines. Il manifeste « une patience, une équité et une sagesse caractéristiques » (News, faculté de musique de l'Université de Toronto, printemps-été 1977) et, sous son mandat, la faculté « rehausse son prestige et demeure stable » (ibid.). Il est bien possible que ce soit cependant son enseignement - où passe sa compréhension intégrante des mondes individuels mais pourtant reliés de la composition, de l'interprétation et de l'érudition - qui sera considéré, en dernière analyse, comme sa principale contribution à l'université. William Aide, Robert Aitken, Gustav Ciamaga, Beverley Diamond, Edward Laufer et Bruce Mather suivent ses cours et Clifford Ford, avant de s'y inscrire, reçoit de lui des leçons particulières. En 1984, Beckwith est nommé à la chaire Jean A. Chalmers alors récemment établie, et devient le directeur fondateur de l'Institute for Canadian Music à la faculté. À ce titre, il organise des conférences et publie la série des CanMus Documents. Il abandonne ses fonctions à l'université en 1990 avec le titre de professeur émérite; afin de souligner cette occasion, un concert de ses œuvres a lieu à la salle Walter le 17 mars 1990. Beckwith continue à enseigner occasionnellement à Toronto et est professeur invité à l'Université de l'Alberta en 1997. Puis, il est un conférencier très recherché sur la musique canadienne et reçoit le soutien du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international pour une tournée de conférences en Australie en 1992. En 1996, il est compositeur invité au New Music Festival de Hong Kong.

Critique à la fois réceptif et franc, Beckwith commente la musique canadienne et d'autres sujets musicaux dans une multitude de publications. C'est son article sur la place réservée à la musique canadienne dans les encyclopédies musicales internationales, « Fausses images de la musique canadienne projetées sur la scène internationale », qui donne à Floyd Chalmers l'idée de créer un ouvrage de référence canadien sur le sujet - d'où l'EMC (pour laquelle Beckwith écrit de nombreux articles).

Les connaissances, l'objectivité et l'expérience de Beckwith en font un membre respecté et recherché de nombreux comités. Il fait partie du Conseil des universités ontariennes (président 1973-1974) et des conseils d'administration des Ten Centuries Concerts (1962-1967), de la COC (1970-1977), du Centre de musique canadienne (1970-1977), des NMC (1971-1984) et de la SDE Canada (1976-1981). Il est aussi membre des conseils d'administration de l'EMC de 1972 à 1996 (directeur honoraire depuis 1998), de la Music Promotion Fondation en 1983 et de la Sir Ernest MacMillan Memorial Foundation de 1984 à 1996, et de beaucoup d'autres organisations. De plus, il est secrétaire (1952-1955, 1961-1963) de la LCComp. En 1972, il reçoit la médaille du Conseil canadien de la musique Conseil canadien de la musique. En 1978, il donne à London (Ont.), la principale communication du 13<sub>e</sub> congrès de la SIEM, « Music : the Search for Universals ».

Beckwith est cofondateur de la SPMC en 1981 et fait partie de son comité d'administration jusqu'en 2000. Il édite un recueil d'hymnes pour celle-ci (PMC, vol. V) en 1986 et un recueil d'extraits d'oratorios et de cantates (PMC, vol. XIIX) en 1995. Il devient également responsable des programmes, arrangeur et interprète pour le festival Music at Sharon en 1981. Ses quelque 200 compositions pour ce festival d'été incluent sa restauration d'un des premiers opéras canadiens, Lucas et Cécile de Joseph Quesnel, à partir des parties vocales restantes. Music at Sharon honore la contribution de Beckwith au festival par un concert spécial en son hommage, tenu le 6 juillet 1991. En 1984, il élabore un programme musical pour souligner le 150<sub>e</sub> anniversaire de la ville de Toronto. Les moments les plus marquants de ce concert du 20 juin 1984, mettant en vedette les Elmer Iseler Singers, Rosemarie Landry, Mark DuBois, James Campbell, Nelson Lohnes, Lawrence Cherney et Beckwith au pupitre, sont enregistrés sur étiquette Marquis (MAR-104). Les transcriptions, les arrangements et les reconstitutions de matériel historique canadien constituent pour Beckwith un travail fait avec passion, appuyé par une solide érudition, un goût sûr et une intuition de l'essence du matériel concerné, le tout animé par le respect et un sens de ses responsabilités envers la musique et ses créateurs.

En tant que compositeur, Beckwith reçoit des commandes d'Arraymusic, de la SRC, du Canadian Brass, de Classical Cabaret, de l'Elora Festival, de l'Esprit Orchestra, des Festival Singers, du Forest Hill Community Centre (Toronto), du Festival du printemps de Guelph, de l'Orchestre philharmonique de Hamilton, du Leslie Bell Competition Commitee, de Lois Marshall, d'Ewen McCuaig, de Musick Fyne, du Ballet national du Canada, du Quatuor à cordes Orford, de l'église unie Saint George (Toronto), du Toronto Consort, du TS, du Chœur Mendelssohn de Toronto, de l'Alumni Association de la faculté de musique de l'Université de Toronto, de la Vancouver Junior Symphony, du Festival international de Vancouver, de l'Orchestre symphonique de Victoria, du chœur de l'Université luthérienne de Waterloo et de l'Orchestre symphonique de Winnipeg.

Œuvres
Le thème persistant dans l'œuvre de Beckwith (la recherche d'une expression canadienne par la musique) et la forme de structure qu'il préfère, un peu comme une mosaïque, se manifestent déjà en 1949 dans The Great Lakes Suite, qui suggère, comme si ils étaient perçus à travers l'imagination d'un enfant, des lieux, des gens, des attitudes et des gestes familiers, ainsi que les sentiments et pensées qui en découlent. Les mélodies, spirituelles, piquantes ou élégamment tissées, les rythmes vifs et secs ou coulants et simples, évoquent un music-hall de 1920, une salle de bal victorienne, une excursion en canot, une ritournelle parlée du temps jadis, ou une blague à moitié oubliée, autant d'éléments réunis d'une main adroite en un tout harmonieux. Le dernier mouvement devient introspectif : « Ma voix est douce tandis que la leur est forte... Je ne suis qu'un; ils sont une foule ». Ce thème de l'écart entre les univers de la vie privée et de la vie publique préoccupe encore Beckwith 20 ans plus tard dans Place of Meeting.

À son retour de Paris en 1952, sûr de sa technique et pénétré de son objectif, Beckwith élabore avec Reaney le thème de l'opéra Night Blooming Cereus. Les deux hommes collaborent à trois autres opéras en 1995, The Shivaree, Crazy to Kill et Taptoo!. Ces opéras traitent de thèmes musicaux et dramatiques qui se situent au centre de l'activité créatrice de Beckwith et font appel à des mythes et des archétypes afin de donner aux personnages et au cadre du sud de l'Ontario une perspective universelle. John Mayo (voir BIBLIOGRAPHIE) met en évidence que même si les trois premières œuvres partagent des similarités superficielles, elles représentent des approches de l'opéra totalement différentes : Night Blooming Cereus est plus proche de l'opera seria baroque ou encore du masque qui précède cette forme, The Shivaree est un opéra-comique et Crazy to Kill est une pièce de théâtre chantée comme Pelléas et Mélisande de Debussy, bien qu'elle ne soit pas dans le même style. Ces trois œuvres sont parmi les plus importantes de Beckwith.

Beckwith collabore aussi avec Reaney à quatre « collages » pour la radio, riches en contenu référentiel et essayant des juxtapositions et superpositions d'éléments aux individualités fortes et contrastantes. Le plus substantiel de ces collages est Canada Dash - Canada Dot, triptyque panoramique offrant l'image d'un pays et de ses gens à travers la texture complexe d'un assemblage disparate : code morse stylisé, un violoneux, énumérations de noms (rappelant Whitman par son effet incantatoire), un galop de Lavallée modifié (d'un genre très Variétés lyriques), jargon des chemins de fer, colportage, le refrain d'un chanteur pop débridé, et des hymnes. À un moment donné, le voyage s'oriente vers le nord et s'enfonce dans le passé, à Sharon (Ont.), pays des Enfants de la paix, lieu revêtant un sens symbolique pour Beckwith. Le passage d'un endroit à l'autre et d'une époque à l'autre n'est pas linéaire; des éléments subtils de perception et de rappel assurent une progression à la fois plus complexe et évocatrice. The Trumpets of Summer, œuvre commandée à l'occasion du quatrième centenaire de Shakespeare, « illustre la façon dont Shakespeare en est venu à faire partie de l'expérience canadienne ». Dans le texte de Margaret Atwood, la vie et le théâtre s'unissent de manière à percevoir le « monde qui nous entoure », le fauteuil du spectateur devenant « l'axe de la terre et des cieux ». Une vie se déroule : souvenirs des tourments de l'enfance (un tissage contrapuntique sériel, reposant sur deux rythmes et sur une série diatonique de sept notes et de six hauteurs); une charge contre la « consommation culturelle » à l'école secondaire (une scène mi-opéra d'une gaucherie experte utilisant deux séries de douze sons, chacune divisible en deux hexacordes diatoniques); une parodie d'un débat pseudo-savant (dans lequel la polyphonie sérielle, la déclamation pompeuse et la chanson parlée se fondent en une satire); enfin, un Épilogue introspectif. Comme dans ses autres œuvres, Beckwith utilise l'instrumentation avec une sobriété rappelant la pratique de l'« accord brisé » élisabéthain dans les productions du Globe Theatre à l'époque de Shakespeare, et peut être aussi afin de suggérer la débrouillardise des pionniers canadiens qui devaient faire beaucoup avec peu.

Jonah, une leçon de « charité et de tolérance », réunit dans un tout syncrétique un conte hébreu, un melos sériel inspiré du style de la cantillation biblique, des anciens hymnes protestants, ainsi que des échos de Purcell et du Stravinsky sériel. Jonah est la première des œuvres de Beckwith à révéler la puissance de ses préoccupations éthiques, sociales et ontologiques. Le même besoin de prosélytisme transparait dans ses œuvres suivantes, aux caractéristiques différentes par ailleurs. Sharon Fragments se compose de huit courts mouvements délicatement façonnés par un traitement sériel de deux airs d'hymnes sur des textes de David Willson, chef de la secte de Sharon. L'œuvre évolue dans une déclamation flexible et des transformations de texture subtiles, atteignant un équilibre parfait entre les parties et une euphonie rare et spontanée.

Place of Meeting dépeint la vie dans une grande ville (peut-être Ninive-Toronto), vie alourdie et endurcie par la banalité et l'agression quotidiennes. Trois voix d'hommes solistes s'inscrivent à contre-courant et leur quête d'une cité céleste, la « Civitas Dei », annonce le châtiment de façon poignante. D'ailleurs, le titre initial (rejeté par la suite) était Civitas. The Sun Dance sonde le passé lointain, en quête de racines spirituelles, empruntant des mots aux Cris des Plaines, aux Chinois du premier siècle avant Jésus-Christ et à d'autres sources. Une ambiance de rituel est créée par un melos pentatonique, la percussion, le chœur chanté et parlé, un jeu spatial et des rapports de durée flexibles. Dans Circle, with Tangents et dans son Quatuor, Beckwith affine encore ses techniques du collage. Œuvres importantes, elles utilisent chacune à leur façon, d'une manière soigneusement contrôlée, de subtiles et complexes organisations de durée qui soulignent le déploiement simultané de différentes périodicités et l'interaction de diverses densités de texture. Taking a Stand (titre à double sens) et Musical Chairs ajoutent une dimension nouvelle à sa recherche de l'allégorie musicale et font preuve du même sens de la plaisanterie que son conte pour enfants réalisé avec Reaney, All the Bees and All the Keys.

À la fin des années 1970, Beckwith s'est révélé un compositeur d'un éclectisme magique, dont les influences et les emprunts d'œuvres perdent une partie de leur identité et se voient confier par lui de nouveaux rôles. À cette époque, il s'est aussi affirmé comme étant peut-être la voix canadienne-anglaise la plus caractéristique dans le domaine de la composition musicale.

Durant les années 1980, son œuvre fonde sur cette aperception et la développe. Une tendance protéenne se manifeste à un plus haut degré, d'une façon ou d'une autre : dans l'emploi régulier de plusieurs claviers dans certaines œuvres (Avowals, Keyboard Practice) par exemple, dans les orchestrations alternatives et optionnelles de Case Study. L'existence d'une autre limite floue apparaît dans le répertoire des « appels d'amour » (chants du mâle) des insectes, animaux et jeunes humains, transposé dans un idiome populaire ou un autre, dans Mating Time, composée en collaboration avec bp Nichol. Cette pièce et certaines autres (Keyboard Practice, Case Study et Peregrine) animent aussi l'espace d'interprétation de positions inhabituelles, des entrées, sorties et autres scénarios ambulatoires posés, d'une façon qui suggère une relation entre l'interprétation et un autre but inexprimé dont on ne peut que pressentir l'existence. Dans certains cas, des zones au-delà des limites du centre propre à l'interprétation peuvent aussi être impliquées, brouillant la démarcation habituellement définie entre « l'intérieur » et « l'extérieur ».

La musique pour voix demeure un moyen d'expression préféré, apparaissant entre autres dans l'exquis Three Motets on Swans's « China » (autre hommage au Temple de Sharon) et dans l'élan généreux de Harp of David. Dans d'autres œuvres, on peut observer la présence, même exclusive, d'un besoin de textes (pseudo) « alternatifs » : des séquences de phonèmes, choisies principalement pour leur caractère acoustique, des syllabes absurdes, des cris d'animaux, des anagrammes, etc., tous utilisés efficacement dans un travail d'expression (souvent fantaisiste ou, comme dans A Little Organ Concert, se gaussant des manières pompeuses) ou d'allusion. Son esprit inventif paraît dans sa propension à organiser le temps comme un collage, grâce à l'emploi simultané d'espaces-temps aux attributs différents : tempo giusto, tempo giusto avec rubato, superposition de divers rubatos, etc. De telles constructions véhiculent, avec un pouvoir allusif considérable, la notion de la coexistence possible dans un plan supraordonné de ce qu'on aurait pu considérer jusqu'alors comme des courants incompatibles. À l'occasion, Beckwith délaisse son espace-temps favori, le sud de l'Ontario du 19e au 20e siècle. A Concert of Myths explore une partie du monde mythique de la Grèce antique sous la forme d'un brillant concerto pour flûte solo. Le Grand Nord canadien est visité dans Arctic Dances et The Hector raconte la traversée difficile de l'Atlantique du navire du même nom qui transporte les colonisateurs de l'Écosse à la Nouvelle-Écosse en 1773. On peut aussi entendre une quête d'un lieu imaginaire des Caraïbes (un Shangri La ou peut être une île enchantée?) dans les échos hispaniques de Synthetic Trios. Dans Avowals, Crazy to Kill, ainsi que dans d'autres compositions, divers idiomes de musique populaire apparaissent ici et là : ragtime, blues, jazz, chanson de charme, un style de ballade de l'Europe centrale à la Kurt Weillian, apportant avec eux leur bagage de références bien évident.

Le langage de composition éclectique de Beckwith est soutenu par une large palette d'idiomes, de couleurs et par la disponibilité d'une riche variété de procédures d'élaboration. Il cherche partout des idées avec la certitude d'un artiste mûr qui sait qu'il retrouvera les façons appropriées de les exprimer. Au cours de sa carrière de composition, enseignement et érudition sont indissociables, tous deux motivés par un esprit scrutateur, sensible et créateur, d'une grande envergure et d'une portée exemplaire.

Honneurs
Beckwith est choisi compositeur de l'année par le Conseil canadien de la musique en 1984. En 1986, un coffret de cinq disques de sa musique contenant une conversation entre Beckwith et Keith MacMillan paraît dans l'Anthologie de la musique canadienne (5-ACM 26) de RCI. Le Centre de musique canadienne(CMC) produit un CD de quatre de ses pièces instrumentales (Centredisques CMC CD 5897) en 1997. Beckwith est nommé membre de l'Ordre du Canada en 1987. Ses documents personnels sont déposés à la bibliothèque de musique de l'Université de Toronto en 1990.

Il reçoit le Toronto Arts Award de la musique en 1995 et est récompensé du Diplôme d'Honneur de la Conférence canadienne des arts en 1996. Beckwith est compositeur agréé du CMC et collaborateur de l'EMC et de The New Grove Dictionary of Music.

Bibliographie
James REANEY, « An evening with Babble and Doodle », Canadian Literature, XII (print. 1962).

M. WILSON, « John Beckwith's new cantata "Jonah" », Alphabet, 7 (déc. 1963).

« John Beckwith, un portrait », Mcan, 6 (nov. 1967).

K. WINTERS, « How Beckwith influence will be felt in new task », The Telegram (Toronto, 8 janv. 1970).

Gardner READ, « Circle, with Tangents », Notes, XXVI (juin 1970).

William LITTLER, « Sensibilité exceptionnelle des œuvres de Beckwith », ScM, 261 (sept.-oct. 1971).

Peter SUCH, Soundprints (Toronto 1972).

Susan CARSON, « I compose in spite of the fact that it cost me money », Weekend (11 mars 1972).

Tanis Leigh FAST, « A study of selected solo vocal works of John Beckwith », mémoire de M.Mus. (Université de Western Ontario 1982).

BMI Canada Ltd., SDE Canada Ltée, « John Beckwith », dépliants (1970, 1976, 1978, 1983, 1988).

Rick MacMILLAN, « John Beckwith : ressuscite les Enfants de la paix et déterre le passé de la musique canadienne », ScM, 344 (juill.-août 1985).

Gaynor JONES, « A protagonist for Canadian music », Columns de l'Université de Toronto (print. 1986).

Stephen YOUNG, « Aesthetics of victim/victimization in three works of Anglo-Canadian music », American Review of Canadian Studies, XIX (hiv. 1989).

John MAYO, « Expectations and compacts in the Beckwith-Reaney operas : a case study », Quarterly, Université de Toronto, LC (hiv. 1990-91).

Timothy McGEE, éd., Taking a Stand: Essays in Honour of John Beckwith (Toronto 1995).

Ulla COLGRASS, « Canada's musical polymath sounds off », Globe and Mail (10 jan. 1998).

David Olds, « Musician in our midst : John Beckwith »WholeNote (1<sub>er</sub> oct. 1999).

Robert CREW, « Opera tackles local history », Star (Toronto, 6 mars 2003).

Compositeurs canadiens contemporains.

Dictionary of contemporary Music.

The New Grove Dictionary.

Compositions

Théâtre

The Killdeer, musique de scène (Reaney) : 1960, réorchestré 1961; p préparé (5 instr); ms.

The Hector, cantate documentaire (sources div) : 1990 (Tor 1990); sop, ens instr anciens; ms.

Taptoo!, opéra-ballade documentaire (Reaney) : 1993-1995.

Voir aussi Crazy to Kill, Night Blooming Cereus, The Shivaree.

Orchestre ou harmonie

Music for Dancing (orch à partir d'une partition pour p 4-mains) : 1948 (p), orch 1959 (Ott 1959);BMI Canada 1961; CBC SM-47 et 5-ACM 26 (Orchestre de la SRC à Vancouver).

Montage : 1953 (Tor 1953), réorchestré 1955; orch moy; ms.

Fall Scene and Fair Dance : 1956 (Tor 1956); vn, cl, cdes; BMI Canada 1957; (1977) Lethbridge Symphony Assn LSA-101 (OS de Lethbridge).

Concerto Fantasy : 1959 (Mtl 1962); p, orch; Berandol (location).

Flower Variations and Wheels : 1962 (Victoria 1963); orch moy; Berandol (location).

Concertino : 1963 (Tor 1964); cor, orch; Berandol (location).

Jonah, cantate (sources div) : 1963 (Tor 1963);BMI Canada 1969.

Place of Meeting (Dennis Lee) : 1967 (Tor 1967); réc, tén, chanteur de blues, SATB, orch; ms.

Elastic Band Studies : 1969, rév 1975 (Tor 1976); harm; ms.

All the Bees and All the Keys (Reaney) : 1973 (Tor 1973); narr, orch; (orch) Berandol (location), (partition de p) Press Porcépic 1976.

A Concert of Myths : 1983 (Calgary 1984); fl, orch; ms.

Peregrine : 1989 (Tor 1990); al, perc, pt orch; ms.

Round and Round : 1991-1992.

Musique de chambre

The Great Lakes Suite (Reaney) : 1949; sop, bar, cl, vc, p; ms.

Five Pieces for Brass Trio : 1951; ms; (1981) Music Gallery Editions MGE-34 (Composers Brass Group).

Five Pieces for Flute Duet : 1951; BMI Canada 1962.

Four Pieces for Bassoon Duet : 1951; ms.

Quatuor pour instruments à vent : 1951; ms.

Three Studies for String Trio : 1956; ms.

Circle, with Tangents : 1967; clavn, 13 cdes; BMI Canada 1968, CBC SMCD 5168.

Taking a Stand : 1972; 8 cuivres, 14 lutrins, 5 ex; Berandol 1975.

Musical Chairs : 1973; quin cdes; Berandol 1980.

Quatuor : 1977; quat cdes; ms; Melbourne SMLP-4038 et 5-ACM 26, CMC CD 5897 (Quatuor à cordes Orford).

Case Study : a Multi-Purpose Quintet : 1980; 5 instr cdes ou bs ou cuivres; ms.

Eight Miniatures (arr du ms d'Alan Ash) : 1981; vn, p; ms.

Sonatine : 1981; tpt, p; ms.

Tunes of the Sharon Band (arr) : 1982; quin cuivres; Sonante 1984.

Arctic Dances : 1984; ht, p; ms; McGill University Records 85026 (L. Cherney).

For Starters : 1984; 11 cuivres; ms.

College Airs : 1990; quat cdes; ms.

After Images, after Webern : 1994; guitare, violoncelle; Musicworks 68.

Blue Continuum : 1994; trompette, piano, trio de cordes.

Echoes of Quesnel : 1995; cor anglais, orgue, violon, alto.

Echoes of Thiele : 1995, 8 instruments.

Eureka : 1996; 9 vents.

Lines Overlapping : 1996-1997; banjo, clavecin.

Blurred Lines (duo en quarts de tons) : 1997; violon, clavecin.

Ringaround : 1998 : harpe sans levier, clavecin.

Workout : 2001; 4 perc.

A New Pibroch : 2002; cornemuse, 7 cordes, perc.

Piano

Four Conceits 1945-48 : 1945-48; ms; RCI 228 et RCA CCS-1022 (Troup).

Music for Dancing : 1948; p 4-mains; ms; RCI 113 (P. Beaudet, G. Bourassa).

The Music Room : 1951; FH 1955; RCI 134 (Newmark).

Novelette : 1951; BMI Canada 1954; Centredisques CMC-1684 et 5-ACM 26 (Foreman).

Six Mobiles : 1959; BMI Canada 1960; CCM 2 (Cavalho).

Interval Studies : 1962; BMI Canada 1962.

Suite on Old Tunes (arr) : 1966; BMI Canada 1967; CCM 2 (Cavalho).

Variation Piquant sur la « Toronto Opera House Waltz » : 1967; 2 pianos; ms.

New Mobiles : 1971; Waterloo 1972.

Keyboard Practice : 1979; 4 ex, 10 clavr; 5-ACM 24, CMC CD 5897 (Aide).

Etudes : 1983; ms; 5-ACM 26 (Coop).

March, March! : 2001.

Une oeuvre pour org et bande préparée, Upper Canadian Hymn Preludes : 1977; ms; Centredisques CMC-1784, et 5-ACM 26et CMC CD 5897 (Wedd).

Choeur

The Trumpets of Summer (Atwood) : 1964; sol, SATB, narr, ens chamb; Berandol (location); CBC SM-81, RCI 340, Cap ST-6323 et 5-ACM 26 (Festival Singers).

Sharon Fragments (Willson) : 1966; SATB; Wat 1966; Cap ST-6258 et Sera S-60085 (Festival Singers).

The Sun Dance (sources div): 1968; SATB, réc, org, perc; éd. hors commerce

Three Blessings (Fisher, Burns, Wesley) : 1968; SATB, instr (facultatif dans n 2); BMI Canada 1968; CBC SM-81, RCI 340 et Cap ST-6323 (Festival Singers).

Gas! (Beckwith) : 1969; 20 réc; Berandol 1978.

1838 (Lee) : 1970; SATB; Novello 1970.

Papineau (2 chansons folkloriques du Bas-Canada) : 1977; 2 vx égales; Gordon V. Thompson 1978; Centredisques CMC-2285 (Tor Children's Chorus).

Three Motets on Swan's « China » (sources div) : 1981; SATB; Waterloo 1983; Melbourne SMLP-4041 et 5-ACM 26 (Elmer Iseler Singers).

A Little Organ Concert (vocables) : 1982; SATB, org, quin cuivres; ms.

Mating Time (bp Nichol) : 1982; SATB (20 vx solo), perc, clavr élec; ms.

A Canadian Christmas Carol, arr (J.P. Clarke) : 1984; SATB, harmonium (piano ou orgue); Gordon V. Thompson 1989; CBC SM-5055 (Elmer Iseler Singers).

Mating Time (bp Nichol) : 1982; SATB (20 vx solo), perc, clavier élec.; ms.

Harp of David (livre du rituel anglican) : 1985; SATB; ms; Centredisques CMC-CD-3790 (Van Chamb Choir).

The Banks of Newfoundland (arr) : 1985; bar, SATB (ht, quat cdes); Gordon V. Thompson 1987.

Three Burns Songs, arr (R. Burns) : 1986; SATB; Gordon V. Thompson 1987.

Farewell to Nova Scotia (arr) : 1985; bar, SATB, p, perc, 2 tpt, al, vc, cb; Gordon V. Thompson 1987.

The Gowans Are Gay (arr) : 1986; SATB, perc; Gordon V. Thompson 1987.

Basic Music : 1998; chorale d'enfants et de jeunes, orch.

Lady Wisdom : 2000.

Voix

Five Lyrics of the T'ang Dynasty (sources div) : 1947; v élevée, p; BMI Canada 1949; RCI 148, 5-ACM 26 (Alarie), Centredisques CMC-2185 (Vickers), (n<sup>os</sup> 3, 4, 5, 1988) Philips 6514-157 (B. Fei sop, N. Loo p).

« Serenade » (Thibaudeau) : 1949; v moy, p; ms; RCI 36 (C. Jordan).

« The Formal Garden of the Heart » (Thibaudeau) : 1950; v moy, p; ms.

Four Songs to Poems by e.e. Cummings : 1950; sop, p; Waterloo 1975.

Four Songs from Ben Jonson's « Volpone » : 1961; bar, guit; BMI Canada 1967.

A Chaucer Suite : 1962; contralto, tén, bar; ms.

Ten English Rhymes (anon) : 1964; vx d'enfants, p; BMI Canada 1964.

Four Love Songs (chansons folkloriques canadiennes) : 1969; bar, p; Berandol 1970; (n<sup>os</sup> 1, 3, 4) CBC SM-111 (Bell), (paru 1986) 5-ACM 26 (Pepper, Beckwith).

Five songs (arr) : 1971; contralto, p; Waterloo 1971; CBC SM-77, Sel CC-15073 et 5-ACM 26 (Forrester).

Six Poems by e.e. Cummings : 1980-1982; bar, p; ms.

Earlier Voices (arr) : 1984; sop, bar, SATB, p; ms.

Avowals (bp Nichol) : 1985; tén, 1 ex p, cél et clavn; ms.

The Harp that Once Thro' Tara's Halls, arr (T. Moore) : 1986; mezzo, p; GVT 1987.

Les Premiers hivernements (S. Champlain, M. Lescarbot) : 1986; sop, tén, 2 flb, luth, viole, perc; ms.

Synthetic Trios (vocables) : 1987; sop, cl, p; ms.

The Harp that Once Thro' Tara's Halls, arr (T. Moore) : 1986; mezzo, piano; Gordon V. Thompson 1987.

beep (bp Nichol); 1990; sop, bar, SATB, perc; ms.

Stacey (Margaret Laurence) : 1997; soprano, piano.

Collages

A Message to Winnipeg (Reaney) : 1960 (Tor 1960); 4 réc, vn, cl, p, perc; ms.

Twelve Letters to a Small Town (Reaney) : 1961 (Tor 1961); 4 réc, fl, ht, guit, p-harmonium; ms.

Wednesday's Child (Reaney) : 1962 (Tor 1962); 3 réc, sop, tén, fl, al, p, perc; ms.

Canada Dash - Canada Dot (Reaney) : 1965-1966 (Tor 1967); 5 vx, 4 réc, ens chamb; ms.

The Journals of Susanna Moodie, musique de scène (Atwood) : 1972 (Tor 1973), rév 1990; 2 ex clavr, perc; ms.

Écrits
« Composers in Toronto and Montreal », Quarterly, Université de Toronto, XXVI (oct. 1956).

« Music », The Culture of Contemporary Canada, J. Park dir. (Cornell 1957).

« Music », The Arts in Canada, M. Ross dir. (Toronto 1958).

« Music Education », ibid.

« Young composers' performances in Toronto », CMJ, II (été 1958).

« Jean Papineau-Couture », CMJ, III (hiv. 1959).

« Recent orchestral works by Champagne, Morel and Anhalt », CMJ, IV (été 1960).

- et Udo KASEMETS dir., The Modern Composer and His World (Toronto 1961).

« Notes on a recording career, (the work of Glenn Gould) », Canadian Forum, XL (janv. 1961).

Recension de A History of Music in Canada 1534-1914 de Helmut Kallmann, Quarterly, Université de Toronto, XXX (juill. 1961).

« Shoenberg ten years after », Canadian forum, XLI (nov. 1961).

« Stravinsky triptych », CMJ, VI (été 1962).

« The Bernstein experiment », Canadian Forum, XLIII (avril 1964).

« Notes on Jonah », Alphabet, 8 (juin 1964).

Recension de British Composers in Interview, R. Murray Schafer dir., Quarterly, Université de Toronto, XXXIII (juill. 1964).

« A "Complete" Schoenberg », Canadian Forum, XLVI (janv. 1967).

« Fausses images de la musique canadienne projetées sur la scène internationale / About Canadian music, the P.R. failure », Mcan, 21 (juill.-août 1969); réimpr. avec ajouts dans AGO/RCCO Music, V (mars 1971).

« What every U.S. musician should know about contemporary Canadian music », Mcan, 29 (dernière livraison 1970).

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« Trying to define music », ConsB(Noël 1970).

« Aims and methods for a music-theory program », J ACEUM, I (print. 1971).

« Healey Willan », Canadian Forum, LII (déc. 1972).

« Enseignement de la musique moderne : quoi? comment? pourquoi? », ScM, 270 (mars-avril 1973).

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- et Keith MacMILLAN dir., Contemporary Canadian Composers.

« Les Nouvelles œuvres de Anhalt repoussent les frontières vocales », ScM, 281 (janv.-févr. 1975).

« A big song-and-dance », CME, XVIII (print. 1977).

« Reflections on Ives », An Ives Celebration, H. Wiley Hitchcock et Vivian Perlis dir. (Urbana, Ill. 1977).

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Music in Canada (Ottawa 1979).

- et Ruth PINCOE dir., Canadian Music a Chronicle, programme du concert des NMC pour le 20<sub>e</sub> anniversaire du Centre CM, 20 oct. 1979 (Toronto 1979).

« Kolinski : an appreciation and list of works », Cross-Cultural Perspectives on Music, R. Falck et T. Rice dir. (Toronto 1982).

(Directeur), John Weinzweig at Seventy (Toronto 1983).

« Shattering a few myths », Glenn Gould Variations, J. McGreevy dir. (New York 1983).

« Choral confessions », Anacrusis, VI (aut. 1986).

« On compiling an anthology of Canadian hymn tunes », Sing Out the Glad News, Beckwith dir., CanMus Documents n 1 (Toronto 1987).

« Canadian tunebooks and hymnals, 1801-1939 », American Music, VI (été 1988).

« A "failure" revisited : new Canadian music in recent studies and reference works », Hello Out There!, Beckwith et D. Cooper dir., CanMus Documents n 2 (Toronto 1988).

- et autres, « From composer to audience : the production of serious music in Canada », RMUC, 9 (1989).

Recensions de The New Grove Dictionnary of American Music, America's Music et Music in the United States : A Historical Introduction, ibid.

« Canadiana réalisées pour "Music at Sharon", 1981-90 », Nouvelles de la SPMC, I (print. 1991).

« Letter from Canada », Sonneck Society Bulletin, 2 (1989-1991).

« Restoring Joseph Quesnel's other operetta, Lucas et Cécile », Notations (oct. 1991).

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« Musical quotations in Taptoo! », Sonneck Society Bulletin (aut. 1995).

« Glenn Gould, the early years : Addenda and corrigenda », GlennGould (aut.1996).

Music at Toronto : A Personnal Account (Toronto 1995).

Music Papers : Articles and Talks by a Canadian Composer 1961-1994 (Ottawa 1997).

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« Orchestral works » dans Istvan Anhalt : Pathways and Memory, éds Robien Elliott et Gordon E. Smith (Montréal, Kingston, 2001).

Psalmody in British North America : Humbert, Daulé, Jenkins, Burnham (Toronto 2002).

- et Helmut KALLMAN, « Musical instrument building ».

Encyclopedia Canadiana

- et Frederick A. HALL, éds, Musical Canada.

« Recordings », Music in Canada.

Articles sur Anhalt, Gould, Kasemets, Kolinski, MacMillan, Marshall et L. Smith dans The New Grove Dictionary, et sur les hymnes, la composition musicale, les écoles de chant choral et Ernest MacMillan dans l'Encyclopédie canadienne.

Voir aussi PUBLICATIONS et BIBLIOGRAPHIE de l'Institute for Canadian Music.


Lecture supplémentaire

  • Reaney, James. "An evening with Babble and Doodle," Canadian Literature, vol 12, Spring 1962

    Wilson, M. "John Beckwith's new cantata 'Jonah'," Alphabet, 7, Dec 1963

    "John Beckwith: a portrait," Musicanada, 6, Nov 1967

    Winters, K. "How Beckwith influence will be felt in new task," Toronto Telegram, 8 Jan 1970

    Read, Gardner. "Circle, with Tangents," Notes, vol 26, Jun 1970

    Littler, William. "Beckwith works unique in their sensitivity," Music Scene, 261, Sep-Oct 1971

    Such, Peter. Soundprints (Toronto 1972)

    Carson, Susan. "I compose in spite of the fact that it costs me money," Weekend, 11 Mar 1972

    Fast, Tanis Leigh. "A study of selected solo vocal works of John Beckwith," M.MUS thesis, University of Western Ontario 1982

    BMI Canada Ltd/PRO Canada Ltd. "John Beckwith," pamphlets, 1970, 1976, 1978, 1983, 1988

    MacMillan, Rick. "John Beckwith at Sharon," Music Scene, 344, Jul/Aug 1985

    Jones, Gaynor. "A protagonist for Canadian music," University of Toronto Columns, Spring 1986

    Young, Stephen. "Aesthetics of victim/victimization in three works of Anglo-Canadian music," American Review of Canadian Studies, vol 19, Winter 1989

    Mayo, John. "Expectations and compacts in the Beckwith-Reaney operas: a case study," University of Toronto Quarterly, vol 60, Winter 1990-1

    McGee, Timothy J. "John Beckwith and Canadian music," Taking a Stand: Essays in Honour of John Beckwith, ed Timothy J. McGee (Toronto 1995)

    Colgrass, Ulla. "Canada's musical polymath sounds off," Globe and Mail, 10 Jan 1998

    Olds, David. "Musician in our midst: John Beckwith," WholeNote, 1 Oct 1999

    Crew, Robert. "Opera tackles local history," Toronto Star, 6 Mar 2003

    Contemporary Canadian Composers/Compositeurs canadiens contemporains

    Dictionary of Contemporary Music

    The New Grove Dictionary