Routes de la traite des fourrures

Pendant toute la période historique de la traite des fourrures, les voies navigables des voyageurs et des coureurs des bois sont les routes naturelles. Le mode principal de transport est le canot (plus tard le bateau, principalement les barges d’York). L’établissement d’un poste de traite dépend de la présence des Peuples autochtones ayant la volonté et la possibilité de commercer, et des facilités d’accès et de transport

Pendant toute la période historique de la traite des fourrures, les voies navigables des voyageurs et des coureurs des bois sont les routes naturelles. Le mode principal de transport est le canot (plus tard le bateau, principalement les barges d’York). L’établissement d’un poste de traite dépend de la présence des Peuples autochtones ayant la volonté et la possibilité de commercer, et des facilités d’accès et de transport. 


« Shooting the Rapids »

Dans la région de l’Atlantique, sans réseau principal de navigation intérieure, le commerce des fourrures reste très local. Les Français ont un potentiel immensément plus grand grâce au fleuve Saint-Laurent et à ses tributaires. Le Québec et Montréal reçoivent des fourrures des Montagnais, des Algonquins, des Hurons et des Outaouais. Ils voyagent par différentes rivières ou descendent la rivière des Outaouais à partir du lac Témiscamingue et au-delà. Plus tard, la route de traite la plus importante est toutefois la route que les Français ouvrent vers l’ouest par le Saint-Laurent, la rivière des Outaouais et la rivière des Français. Au début des années 1740, ils l’avaient déjà prolongé jusqu’au lac Supérieur et, ensuite, jusqu’aux Prairies.

Après la Conquête de 1759-1760, cette route est empruntée par les négociants en fourrure indépendants anglais, puis par la Compagnie du Nord-Ouest (CNO). De Kaministiquia (plus tard Fort William), la route vers l’intérieur des terres commence à Grand Portage et serpente vers le nord et l’ouest par une série de rivières et de lacs ayant plus de 50 portages tortueux. Les négociants partent du lac Winnipeg pour monter vers l’ouest par les deux branches de la rivière Saskatchewan. Beaucoup se rendent vers le nord-ouest, par le Portage La Loche, au lac Athabasca.

Postes de traite des fourrures

L’autre route importante est celle de la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH), basée à Londres, qui traverse la baie d’Hudson. Quand la CBH commence à se déplacer vers l’intérieur des terres en 1774, avec la construction de la Cumberland House sur la rivière Saskatchewan, une grande partie de ses déplacements se font par la rivière Hayes, à partir de York Factory. Dans la concurrence directe qui s’ensuit entre la CBH et les autres négociants, les rivaux se suivent sur diverses routes vers l’ouest à la grandeur des Prairies. Finalement, les routes traversent les montagnes Rocheuses, en passant par les cols de Howse, d’Athabasca et de Yellowhead, et descendent le fleuve Columbiav jusqu’au Pacifique.

Après 1814, les bateaux de la CBH contournent le cap Horn pour desservir les postes du Pacifique par la mer. Comme le commerce décline dans la région plus au sud, les négociants descendent le fleuve Mackenzie, dans l’ouest de l’Arctique. D’autres remontent la rivière East Main (côte Est de la baie d’Hudson), vers l’intérieur des terres. L’accès à Fort Chimo et au Labrador se fait généralement par la mer. Après la fusion de la CNO et de la CBH en 1821, les expéditions ne passent plus par Montréal.


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