Grand Portage

Poste de traite des fourrures, étape des VOYAGEURS à l'extrémité ouest du lac Supérieur.

Grand Portage

Poste de traite des fourrures, étape des VOYAGEURS à l'extrémité ouest du lac Supérieur. Situé à l'endroit où commence le premier et le plus difficile des 29 PORTAGES qui séparent le lac Supérieur du lac La Croix, il obligeait chaque voyageur à porter quatre charges de plus de 80 kg sur environ 14 km de sentiers rocailleux aux environs des chutes de la rivière Pigeon. La route qui longe la rivière était empruntée depuis longtemps par les autochtones. Pierre Gaultier de Varennes et de LA VÉRENDRYE a été le premier à s'y engager pour faire la TRAITE DES FOURRURES. La COMPAGNIE DU NORD-OUEST (CNO) a construit à l'embouchure de la rivière un imposant poste de traite qui, en 1784, était devenu la capitale du commerce des fourrures dans les régions reculées, c'est-à-dire l'endroit où se rencontraient les MANGEURS DE LARD (voyageurs qui transportent les denrées de Montréal) et les HIVERNANTS (commerçants qui apportent les fourrures du Nord-Ouest). Le poste était protégé par une palissade de 5 m, renforcée par un bastion et une porte massive; il abritait la pièce principale, des logements, des ateliers, des entrepôts et une poudrière en pierre. Une fois établie la frontière entre le Canada et les États-Unis, le poste s'est retrouvé en territoire américain; il a été abandonné en la fin du 1802, et la CNO s'est réinstallée l'année suivante au FORT WILLIAM, à l'embouchure de la rivière Kaministiquia. La nouvelle route, empruntée par de Noyon en 1688, était plus pénible que celle de Grand Portage; il fallait faire un portage aux chutes Kakabeka et un transport épuisant sur la ligne de crête jusqu'à la rivière Savanne.