Sir Antoine-Aimé Dorion, avocat, homme politique et juge (né le 17 janvier 1818 à Sainte-Anne-de-la-Pérade, Bas-Canada; décédé le 31 mai 1891 à Montréal, QC). Membre de l'Assemblée de la province du Canada de 1854 à 1861 et de 1861 à 1867, Dorion devient un chef bien connu du Parti rouge dans les années 1850. Il vante les institutions politiques américaines, appuie les idées libérales, et préconise la réforme des tarifs douaniers et la colonisation des terres vierges. Il attaque aussi les intérêts financiers et commerciaux ainsi que certains aspects de la présence de l'Église catholique dans la société.

En 1858, le leader des Clear Grits, George Brown, forme un gouvernement de courte durée avec Dorion comme chef du Canada-Est. Il est aussi procureur général (Canada-Est) dans le gouvernement de John Sandfield Macdonald-Dorion (1863–1864). S'opposant vigoureusement au projet de Confédération, il refuse de se joindre à la Grande Coalition de 1864 qui allie Brown et les Clear Grits du Canada-Ouest aux conservateurs des deux moitiés de la province. En novembre 1864, à la suite de la Conférence de Québec, il accuse la fédération projetée d'être une union législative déguisée qui accorderait, en réalité, peu d'autonomie aux provinces même sur les questions d'intérêt local. Il insiste aussi pour que les citoyens soient consultés, puisque ce sont leurs intérêts et leur prospérité qui sont en jeu. Au cours des deux années suivantes, Dorion mène l'opposition du Bas-Canada contre les propositions relatives à la Confédération.

Après la Confédération, Dorion siège à la Chambre des communes jusqu'en 1874 et est brièvement ministre de la Justice et procureur général dans le gouvernement libéral d'Alexander Mackenzie. Il est nommé juge en chef de la Cour du Banc de la Reine de la province de Québec en 1874.