Paul Bley

Après avoir étudié le violon et le piano, il est admis au McGill Conservatorium. Du milieu à la fin des années 1940, il se produit avec des groupes de jazz dans Montréal et ses environs et les dirige, souvent sous le nom de Hy ou Buzzy Bley. En 1949, il succède à Oscar Peterson à l'Alberta Lounge.
Après avoir étudié le violon et le piano, il est admis au McGill Conservatorium. Du milieu à la fin des années 1940, il se produit avec des groupes de jazz dans Montréal et ses environs et les dirige, souvent sous le nom de Hy ou Buzzy Bley. En 1949, il succède à Oscar Peterson à l'Alberta Lounge.


Bley, Paul
Le pianiste de jazz Paul Bley (photo de Mark Miller).

Hyman Paul Bley, pianiste, synthétisiste, compositeur (né le 10 novembre 1932 à Montréal en Québec; décédé le 3 janvier 2016 à Stuart en Floride). Paul Bley est l'un des rares musiciens de jazz canadiens de sa génération à obtenir une reconnaissance internationale en tant que concertiste et artiste d'enregistrement. Pionnier du free-jazz et de l'avant-garde, Bley se produit avec une panoplie d'improvisateurs créatifs tout au long de sa carrière qui s'étend sur sept décennies. Moins connu que ses contemporains Oscar Peterson et Maynard Ferguson, il n'en est pas moins le Canadien qui a probablement le plus influencé la musique jazz en général.

Jeunesse et débuts de carrière

Après avoir étudié le violon et le piano, il est admis au McGill Conservatorium. Du milieu à la fin des années 1940, il se produit avec des groupes de jazz dans Montréal et ses environs et les dirige, souvent sous le nom de Hy ou Buzzy Bley. En 1949, il succède à Oscar Peterson à l'Alberta Lounge. Tout en suivant des cours de composition et de direction d'orchestre à la Juilliard School of Music (N.Y.) à partir de 1950, il se produit à New York dans des groupes dirigés par Charlie Parker, Sonny Rollins, Ben Webster et d'autres. Son premier enregistrement aux États-Unis, Introducing Paul Bley (avec Charles Mingus à la contrebasse et Art Blakey à la batterie) est produit en 1953. Même s'il vit à New York, Bley reste actif sur la scène de Montréal. En 1952, il cofonde le Jazz Workshop à Montréal, un organisme dirigé par des musiciens qui présente des concerts de soliste venant de New York accompagnés de musiciens locaux. Le Jazz Workshop organise en février 1953 la prestation de Charlie Parker à Montréal, pour qui Bley joue du piano dans le cadre de concerts diffusés sur les ondes télévisées de CBFT et à la boîte de nuit Chez Parée. La même année, un trio dirigé par Bley fait une apparition dans le film documentaire Canadian Cameo Series : Spotlight Number 5.

Au milieu des années 1950, Bley donne des spectacles avec son propre trio et aussi avec des groupes dirigés par Lester Young, Chet Baker et d'autres. En 1957, Bley s'installe à Los Angeles pour, entre autres, un long engagement au Hillcrest Club. En octobre 1958, il dirige un quintette au Hillcrest comprenant Ornette Coleman (saxophone alto), Don Cherry (trompette), Billy Higgins (batterie) et Charlie Haden (contrebasse). Comme beaucoup d'artistes jazz de cette décennie, Bley joue principalement du bop et c'est lors de ses engagements à Los Angeles - notamment avec le quintette composé de Coleman et Cherry et en duo libre avec le trompettiste canadien Herb Spanier - qu'il commence à jouer ce qui s'appellera plus tard du jazz. Bley épouse sa première femme, la compositrice Karen Borg (ensuite connue sous le nom de Carla Bley) en 1957.

Carrière pendant les années 1960 et jazz libre

De retour à New York en 1959, Bley se produit et enregistre avec des groupes dirigés, entre autres, par Charles Mingus, George Russell et Don Ellis. En 1961 et 1962, il fait partie du trio libre d'avant-garde avec Jimmy Giuffre (anches) et Steve Swallow (contrebasse). Au début des années 1960, il travaille aussi avec Swallow, le bassiste Gary Peacock et le batteur Paul Motian, dans d'autres groupes. En 1963 et 1964, il joue dans le quatuor de Sonny Rollins, donnant des spectacles au Japon, et, en 1964, il travaille avec Albert Ayler. La même année, Paul et Carla Bley sont actifs dans la Jazz Composers Guild, un organisme dirigé par des artistes qui présente ses membres en concerts d'avant-garde et de free-jazz à New York. Alors que les innovations dans le domaine du free-jazz des années 1950 mettent l'accent sur la liberté harmonique et formelle, c'est au milieu des années 1960 que Bley et d'autres associés de la Jazz Composers Guild commencent à explorer les possibilités du jazz libre. Bley et d'autres membres de la Jazz Composers Guild sont le sujet d'un film documentaire de 1981, Imagine the Sound.

Durant les années 1960, Bley dirige un influent trio librement interactif aux États- Unis, à l'occasion au Canada et, de plus en plus à partir de 1965, en Europe. Les membres réguliers du trio incluent les bassistes Kent Carter, Mark Levinson et Gary Peacock et les batteurs Barry Altschul et Billy Elgart, qu'on peut entendre sur une série d'enregistrements importants comme Ramblin', Blood et Mr Joy. En 1967, après son divorce avec Carla Bley, il épouse sa deuxième femme, la compositrice et vocaliste Annette Peacock.

Phase électrique

La carrière de Bley prend un tournant important vers la fin des années 1960, lorsque qu'il commence à utiliser des instruments électriques en concert et en enregistrement. En plus du clavier électrique, Bley adopte les synthétiseurs Moog et ARP et il est l'un des premiers artistes importants à explorer les possibilités tonales de ces nouveaux instruments. Se produisant parfois avec Annette Peacock, ses ensembles, de 1969 à 1972, portent souvent le nom de Paul Bley (ou Bley-Peacock) Synthesizer Show.

Après sa séparation de Peacock, il dirige le groupe de jazz-rock électrique Paul Bley and Scorpio. En 1974, un projet d'enregistrement de Scorpio devient le premier album du guitariste Pat Metheny et du bassiste électrique Jaco Pastorius. En dépit de l'accent mis sur les instruments électriques pendant cette période, en 1972, Bley enregistre le premier d'un bon nombre d'importants albums de piano solo, Open, To Love. Après 1974, il joue rarement des instruments électriques.

Improvising Artists Inc.

En 1974, Bley et la vidéaste Carol Goss, qu'il épouse en 1980, établissent la compagnie Improvising Artists Inc (IAI). Dans les années 1970, sa période la plus fructueuse, IAI développe un catalogue d'enregistrements de Bley et d'autres artistes de jazz et fait la promotion d'une liste ambitieuse de musiciens jazz en représentation. Parmi les artistes qui enregistrent et donnent des spectacles avec IAI, nommons Lester Bowie, Jimmy Giuffre, Lee Konitz, Steve Lacy, Sun Ra et Sam Rivers. En plus d'enregistrements audio, Goss, Bley et IAI produisent des vidéoclips commerciaux. Le magasine Billboard dit même qu'ils instaurent le genre du vidéoclip commercial. Certaines vidéos IAI sont des documentaires sur des concerts de jazz et d'autres sont des interprétations plus abstraites. Les choix de montage et de mixage des vidéos IAI sont improvisés lors de l'interprétation de la musique, afin de créer un parallèle avec le processus créatif du jazz.

Au début des années 1980, Goss-Bley et IAI quittent la ville de New York pour Cherry Valley (NY).

Suite de sa carrière et honneurs, activités canadiennes

À partir de 1974, Bley fait des tournées et enregistre, souvent en Europe, seul ou avec différentes combinaisons d'artistes (généralement en duos ou en trios, rarement avec des ensembles plus grands qu'un quatuor), généralement à titre de chef d'attaque ou de son adjoint. À la fin de sa carrière, alors que la formation est informelle, Bley maintient beaucoup de collaborations de longue date et regroupe d'anciens ensembles - notamment le trio de Bley, Peacock et Altschul, qui se réunit pour une importante tournée du Japon en 1976, et celui de Bley, Giuffre et Swallow, qui est reformé de 1989 à 1995.

Même si ses visites au Canada sont peu fréquentes dans les années 1960 et 1970, la présence de Bley sur la scène de jazz canadienne devient plus importante à partir des années 1980. Il enregistre, pour Justin Time et d'autres étiquettes canadiennes, avec plusieurs Canadiens, dont Jon Ballantyne, Jane Bunnett, Sonny Greenwich, Yannick Rieu, Herb Spanier et Kenny Wheeler. Il se produit dans des festivals canadiens de jazz et de nouvelle musique, notamment au Festival international de jazz de Montréal , qui l'honore d'une série de concerts en 1992 et lui remet le Prix Oscar Peterson en 1994. En 1998, les réseaux de télévision BRAVO! et ARTE diffusent un documentaire biographique sur Bley. Au début des années 1990, Bley ajoute l'enseignement à sa carrière lorsqu'il se joint à la faculté du New England Conservatory of Music. En 2008 il reçoit l'Ordre du Canada.

Répertoire et appréciation

En plus d'exécuter ses propres compositions et des classiques de jazz, Bley est un important interprète et promoteur des compositions d'Ornette Coleman, de Carla Bley et d'Annette Peacock. Même si l'interprétation de Bley consiste généralement en des improvisations sur de la musique précomposée, il s'engage aussi souvent dans la création spontanée de nouvelles compositions seul ou en groupe, que ce soit en concert ou en studio d'enregistrement. La musique de Bley est de plus en plus caractérisée par son caractère informel, le peu de répétition (ou aucune) et la liberté. Sa tendance à s'engager dans un dialogue musical durant les représentations d'ensemble témoigne de sa vision de la musique : une activité sociale dans laquelle il faut s'embarquer avec des amis. Ses improvisations et ses compositions, ainsi que les musiciens avec qui il choisit de jouer, révèlent aussi un intérêt pour la dissonance, les timbres musicaux, l'atonalité, la microtonalité et le sérialisme.

La carrière de Bley est marquée par l'agitation et l'ouverture, comme dans son changement du bop au free-jazz, du temps standard au temps libre, des instruments acoustiques aux instruments électriques. Bley est un important artiste d'enregistrement à succès qui a produit presque 100 enregistrements, fait des tournées et s'est gagné un public en Amérique, en Europe, au Japon et ailleurs.

Ses archives sont tenues à Bibliothèque et Archives Canada.

Discographie

Paul Bley, Piano
Introducing Paul Bley : Mingus cb, Blakey batterie; 1953; Debut DLP-7 et Original Jazz Classics OJC-201.

Paul Bley : Heath ou Ind cb, Levitt batterie; 1954; Emarcy MG-36092 et Wing MGW-60001.

Solemn Meditation : Pike vib, Haden cb, McBrowne batterie; 1957; GNP Crescendo GNPS-31.

The Fabulous Paul Bley Quintet : Cherry tpt, Coleman sax alto, Haden cb, Higgins batterie; 1958 (1976); Inner City IC-1007.

Footloose : Swallow cb, LaRoca batterie; 1962, 1963; Savoy MG-12182 et BYG 529-114 (repris en partie sur Floater, Savoy SJL-1148 et en totalité plus d'autres titres sur Floater Syndrome, Vogue VG-655).

With Gary Peacock : Peacock cb; 1963; ECM 1003.

Turning Point : Gilmore sax tén, Peacock cb, Motian batterie; 1964, 1968 (1976); IAI 373841 (les enregistrements de 1964 sont repris avec d'autres titres sur Turns, Savoy WL-71410).

Barrage : Johnson tpt, Allen sax alto, Gomez cb, Graves batterie; 1964; ESP Disk 1008.

Closer : Swallow cb, Alschul batterie; 1965; ESP Disk 1021.

Copenhagen and Haarlem : (1975); 2-Artista Freedom 1901 (réédition de Touching : Carter cb, Altschul batterie, 1965, S 688.60ZL; et de Blood, Paul Bley in Haarlem : Levinson cb, Altschul batterie, 1966, Poly S-623258).

Ramblin : Levinson cb, Altschul batterie; 1966; BYG S 529.313.

Blood : Levinson cb, Altschul batterie; 1966; Fontana S 883.911CY.

Virtuosi : 1967 (1976); IAI 373.844.

Ballads : Levinson ou Peacock cb, Altschul batterie; 1967; ECM 1010.

Mr. Joy : Peacock cb, Elgart batterie; 1968; Limelight SLS-86060 et Trip TLP-5587.

Paul Bley Trio : Pavone cb, Altschul batterie; 1968; RCI 305.

Bley-Peacock Synthesizer Show : Revenge : The Bigger the Love, the Greater the Hate : Bley synth et p élec, Peacock v et synth, Robinson cl, Moore cb, Cook batterie, et autres; 1969; Poly 2425.043.

Improvisie : Bley synth et clavr, Peacock v, synth et p élec, Bennink batterie; 1970; America 30 AM-6121.

Dual Unity : Bley synth et p élec, Peacock p, Pavone cb, Cook batterie; 1970, 1971; Freedom SFLP-40-109.

The Paul Bley Synthesizer Show : Bley synth et clavr, Youngstein, Moore ou Tusa cb, Haas ou Moses batterie; 1970, 1971; Milestone MSP-9033.

Open, to Love : 1972; ECM 1023.

Scorpio : Bley synth et clavr, Holland cb, Altschul batterie; 1972; Milestone MSP-9046.

Paul Bley NHØP : Bley p et p élec, Niels-Henning Orsted Pedersen cb; 1973; SteepleChase SCS-1005.

Alone Again : 1974; IAI 373-840.

Pastorius/Metheny/Ditmas/Bley : Bley p élec, Metheny guit, Pastorius guit b (élec), Ditmas batterie; 1974; IAI 373.846

Quiet Song : Bley p et p élec, Giuffre cl, fl et sax tén, Connors guit; 1974; IAI 373.839.

Japan Suite : Peacock cb, Altschul batterie; 1976; IAI 373-849.

Axis : 1977; IAI 373.853.

Tears : 1983; Owl 034.

Tango Palace : 1983; Soul Note SN-1090

Sonor : McDonald perc; 1983; Soul Note SN-1085.

Diane : Baker tpt et v; 1985; SteepleChase SCCD-31207.

The Paul Bley Group : Scofield guit, Swallow guit b (élec), Altschul batterie; 1985; Soul Note SN-1140.

My Standard : Lundgaard cb, Hart batterie; 1985; SteepleChase SCS-1214 et avec des titres additionnels sur CD, SCCD-31214.

Live : Lundgaard cb; 1986; SteepleChase SCCD-31223.

Fragments : Surman sax sop et cl b, Frisell guit, Motian batterie; 1986; ECM 1320.

Notes : Motian batterie; 1987; Soul Note 121-190-1.

Indian Summer : McClure cb, Altschul batterie; 1987 (1991); SteepleChase SCCD-31286.

The Paul Bley Quartet : Surman sax sop et cl b, Frisell guit, Motian batterie; 1987; ECM 1365.

Solo : 1987; Justin Time JUST-28 (CD).

Solo Piano : 1988; SteepleChase SCS-1236.

The Nearness of You : McClure cb, Hart batterie; 1989; SteepleChase SCCD-31246.

Bebop : Cranshaw cb, Copeland batterie; 1989; Steeplechase SCCD-31259.

Rejoicing : Urbaniak vn, McClure cb, Altschul batterie; 1989; SteepleChase SCCD-31274.

Partners : Peacock cb; 1989; Owl 058 (CD).

Life of a Trio: Saturday : Giuffre sax sop et cl, Swallow guit b (élec); 1989; Owl 059 (CD).

Life of a Trio : Sunday : Giuffre sax sop et cl, Swallow guit b (élec); 1989; Owl 060 (CD).

Right Place Right Time : Burton vib; 1990; Sonet SNTCD-1038.

12 (+6) in a Row : Koglmann flhn, Koch cl et sax; 1990; Hat ART CD-6081.

Bibliographie

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Arrigo CAPPELLETTI, Paul Bley : La Logica del Caso (2004).

Avec d'autres musiciens

Parker On the Road ; 1953 (1975); Jazz Showcase 5003.

Russell Jazz in the Space Age ; 1959; 2-MCA 4017.

Mingus Revisited ; 1960; Mer 60627.

- Mingus ; 1960; Candid 9021.

Giuffre Fusion ; 1961; Verve 6839.

- Thesis ; 1961; Verve 68402.

- Free Fall ; 1962; Col CS-8764.

Ellis Essence ; 1962; Pacific Jazz S-55.

Rollins Sonny Meets Hawk ; 1963; 2-RCA Victor (France) 741074-741075 (réédité sur CD en 1990 sous le titre All the Things You Are 1963-1964, Bluebird 2179-2-RB).

Jazz Composer's Orchestra Communication ; 1964, 1965; Fontana S 881.011ZY.

Peacock I'm the One ; 1971; RCA LSP 4578.

Marion Brown Sweet Earth Flying ; 1974; Impulse 9275.

Bob Mover The Night Bathers ; 1986; Justin Time JUST-14.

Yannick Rieu Yannick Rieu Ensemble ; 1989; Amplitude JACD-4011.

Franz Koglmann A White Line ; 1989; hat ART 6048 (CD).

Une discographie détaillée des enregistrements de Bley jusqu'en 1977 figure dans Canadian Jazz Discography.


Lecture supplémentaire

  • Fulford, Bob. "Paul Bley: jazz is just about ready for another revolution, says Canada's young pianist," Down Beat, vol 22, 13 Jul 1955 (reprinted in vol. 61, Jul 1994)

    Heckman, Don. "Paul Bley," Down Beat, vol 31, 12 Mar 1964

    Dobbin, Len. "Paul Bley," Coda, vol 7, Jun-Jul 1965

    Merceron, G. "Pudique Bley," Jazz Hot, 219, Apr 1966

    Knox, Keith. "Paul Bley," Jazz Monthly, vol 12, Dec 1966

    Cuscuna, Michael. "Paul Bley: being together," Down Beat, vol 35, 17 Oct 1968

    Goddet, Laurent. "Un canadien bien tranquille," Jazz Hot, 276, Oct 1971

    Interview: "Paul Bley: 'I'm a real timelife player'," MM (Denmark?), Feb 1973

    Klee, Joe and Smith, Will. "Focus on Paul Bley," Down Beat, vol 41, 17 Jan 1974

    MacDonald, Geordie and Wawanash, Sheila. "Why don't we try it my way: an interview with Paul Bley," Shades (Toronto), 4, ca. 1974-1980

    Peterson, I.S. and Goddet, Laurent. "Discographie de Paul Bley," Jazz Hot, 332, Nov 1976

    Dutilh, Alex. "Paul Bley: Lecture d'une photographie," Jazz Hot, 334, Feb 1977

    Dutilh, Alex. "L'Interrogation," Jazz Hot, 335, Mar 1977

    Lyons, Len. "Paul Bley improvising artist," Contemporary Keyboard, vol 3, May 1977

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    Fraser, David. "The Paul Bley fonds at the Music Division of the Library and Archives of Canada," CAML Review, vol 31 (Aug 2003) / 'Le Fonds Paul Bley de la Division de la musique, Bibliothèque et Archives du Canada,' Revue de l'ACBM, vol 31 (août 2003)

    Meehan, Norman. Time Will Tell: Conversations with Paul Bley (Albany, California, 2003)

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