Bruce, Charles Tory

Charles Tory Bruce, poète, romancier (Port Shoreham, N.-É., 11 mai 1906 -- Toronto, 19 déc. 1971). Diplômé de l'U. Mount Allison en 1927, Bruce travaille durant huit mois comme journaliste au Halifax Chronicle, avant d'entrer au service de la Presse canadienne.
Charles Tory Bruce, poète, romancier (Port Shoreham, N.-É., 11 mai 1906 -- Toronto, 19 déc. 1971). Diplômé de l'U. Mount Allison en 1927, Bruce travaille durant huit mois comme journaliste au Halifax Chronicle, avant d'entrer au service de la Presse canadienne.


Bruce, Charles Tory

Charles Tory Bruce, poète, romancier (Port Shoreham, N.-É., 11 mai 1906 -- Toronto, 19 déc. 1971). Diplômé de l'U. Mount Allison en 1927, Bruce travaille durant huit mois comme journaliste au Halifax Chronicle, avant d'entrer au service de la Presse canadienne. Au cours des 35 années suivantes, il sera l'un des journalistes les plus respectés au pays, agissant à titre de directeur de la Presse canadienne de 1945 jusqu'à sa retraite en 1963. Son ouvrage News and the Southams, qui retrace l'historique de l'entreprise de presse Southam, paraît en 1968.

Durant sa dernière année d'université, Bruce publie à ses frais son premier recueil de poèmes, Wild Apples. Toutefois, ce sont des maisons d'édition qui publient ensuite Tomorrow's Tide (1932), Personal Note (1941), Grey Ship Moving (1945), The Flowing Summer (1947) et The Mulgrave Road (1951). Ce dernier recueil lui vaut le prix du Gouverneur général et un large auditoire. Ses meilleurs vers, qui évoquent sa région natale de la baie de Chedabucto où il a également passé son enfance, reposent sur des images simples et concrètes rehaussées par un ton original. Ses vers reflètent son postulat selon lequel, en poésie, la lueur de la vérité jaillit de l'expérience vécue.

Son unique roman, The Channel Shore, paraît en 1954; les personnages convaincants et le cadre mémorable du récit font ressortir le thème essentiel du temps en continuum, cher à l'auteur. Son recueil de nouvelles interreliées, The Township of Time (1959), retrace l'évolution de diverses familles fictives durant 160 années de colonisation le long du « Channel Shore ». Il illustre sa croyance bien ancrée dans une continuité, dans une filiation avec les générations passées et dans un sentiment d'appartenance avec les générations à venir.


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