Centre des arts de la Confédération

Le design du centre, que l'on doit à l'architecte Dimitri Dimakopoulos et à l'ensemblier de théâtre George Izenour, a été choisi par un jury d'architectes de réputation internationale parmi 47 soumissions.


Centre des arts de la Confédération

  Centre des arts de la Confédération (anciennement The Fathers of Confederation Centre of the Arts), Charlottetown, Î.-P.-É. Complexe artistique inauguré le 6 octobre 1964 par la reine Elizabeth II, lors du 100e anniversaire de la Conférence de Charlottetown, où furent ébauchés les premiers projets de création du Canada. Le premier directeur du centre est James Mavor Moore.

Conception et caractéristiques du théâtre

Le design du centre, que l'on doit à l'architecte Dimitri Dimakopoulos et à l'ensemblier de théâtre George Izenour, a été choisi par un jury d'architectes de réputation internationale parmi 47 soumissions. Le complexe comprend le théâtre Homburg de 1102 places (anciennement le Mainstage Theatre, rebaptisé en l'honneur de Richard Homburg pour son don de deux millions de dollars en 2009), deux théâtres-studios, le théâtre MacKenzie, une galerie d'art et un musée, des bibliothèques, un restaurant donnant sur une aire réservée à la sculpture et une salle commémorative de 18 m2. L'avant-scène du théâtre Homburg est fixe, mais l'auditorium lui-même est adaptable. Des panneaux muraux et des panneaux absorbants suspendus permettent d'en modifier l'acoustique. Les cinq premières rangées de fauteuils du parterre peuvent être abaissées pour faire place à une avant-scène prolongée. La rénovation de l'éclairage et du son a été terminée en 2007. Le théâtre MacKenzie (anciennement Capitol Theatre), de style cabaret, qui compte 200 places, a été acquis en 1974 pour accueillir les productions plus modestes.

Financement

À l'instar du Centre national des arts, le Centre des arts de la Confédération est doté d'une charte fédérale. La formule de financement adoptée pour sa construction reflète son importance nationale; le gouvernement fédéral a payé la moitié du coût total de 5,6 millions de dollars, soit 2,8 millions, et les provinces ont versé 15 cents par habitant. Le Canada devait être propriétaire du centre, et l'Île-du-Prince-Édouard, son gardien. Toutefois, aucune disposition financière n'a été prise quant à son entretien et à son exploitation. En 1975, le Centre accuse un déficit de 600 000 $ et a besoin de réparations urgentes, d'un coût estimé à près d'un million de dollars. Le déficit est redressé par une subvention fédérale de fonctionnement de 800 000 $ en 1976 et une autre de 900 000 $ en 1977. En 1978, le gouvernement fédéral attribue une subvention de trois ans, d'un montant de 1,25 million de dollars, pour réparations et rénovations. En 1983 est instauré un programme fédéral quinquennal de financement, auquel le gouvernement fédéral est le principal contributeur, suivi du gouvernement provincial. Les autres provinces contribuent selon leur nombre d'habitants, mais pas de façon régulière. En 2009, le Centre reçoit une subvention fédérale d'exploitation de trois ans, d'un montant de 3 millions de dollars.

Festival de Charlottetown et autres représentations

Le Festival de Charlottetown, qui se tient chaque année au Centre depuis 1965, est consacré principalement au théâtre musical canadien, la comédie musicale Anne of Green Gables étant sa production principale.

Le Centre a aussi présenté Guys and Dolls, Forever Paid, The Ballad of Stompin Tom et la première mondiale de la comédie musicale Emily (1999). S'y sont également données des représentations de la Canadian Opera Company, du Ballet royal de Winnipeg, des Grands ballets canadiens, du Ballet national, de l'Orchestre national des jeunes du Canada, de l'Orchestre symphonique de Toronto, de l'Orchestre symphonique de l'Atlantique et de l'Orchestre symphonique de l'Île-du-Prince-Édouard, et Maureen Forrester, Lois Marshall, Barenaked Ladies, Blue Rodeo, David Clayton-Thomas, Maynard Ferguson, Les Feux Follets, le Harlem Gospel Choir et Oscar Peterson s'y sont produits. Le Centre a parrainé en 1988 le Concours de la chanson de la Confédération afin d'inspirer la composition d'un thème musical pour la double célébration de son 25e anniversaire et du 125e anniversaire de la conférence de Charlottetown. La chanson gagnante a été One Canada, du Torontois Stuart Peterson.

La programmation musicale comprend aussi trois chœurs, dirigés par le directeur musical du Centre : le Chœur des garçons du Centre de la Confédération, le Chœur des filles du Centre de la Confédération, le Chœur des jeunes de la Confédération et les Chantres de la Confédération, un chœur adulte d'oratorio.

En 2008, le Centre des arts de la Confédération a attiré 25 000 personnes à plus de 35 représentations et a reçu le prix de l'entreprise de l'année de l'Association de l'industrie touristique du Canada.

Voir aussi Centre des arts de la Confédération - Chœurs du.

Bibliographie

Marianne MORROW, « Overture to Canada's centennial », Opera Canada (mai 1964).

Janice KENNEDY, « Canada's cultural success story: P.E.I.'s Confederation Centre is thriving... », The Ottawa Citizen (31 juillet 1999).

Mel ATKEY, Broadway North: The Dream of a Canadian Musical Theatre, Toronto (2006).


Lecture supplémentaire

  • Morrow, Marianne. Overture to Canada's centennial, Opera Canada, May 1964

    Kennedy, Janice. Canadas cultural success story: P.E.I.s Confederation Centre is thriving . . . . , The Ottawa Citizen, 31 Jul 1999

    Atkey, Mel. Broadway North: The Dream of a Canadian Musical Theatre (Toronto 2006)