Confédération

Confédération. Le terme confédération est utilisé couramment pour désigner l'union fédérale, en 1867, des provinces du Haut et du Bas-Canada (devenues l'Ontario et le Québec), du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, sous le nom de puissance ou Dominion du Canada.

Le terme confédération est utilisé couramment pour désigner l'union fédérale, en 1867, des provinces du Haut et du Bas-Canada (devenues l'Ontario et le Québec), du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, sous le nom de puissance ou Dominion du Canada. Le Manitoba s'y joignit en 1870, suivi de la Colombie-Britannique en 1871, de l'Île-du-Prince-Édouard en 1873 et de Terre-Neuve en 1949. L'Alberta et la Saskatchewan, auparavant des territoires ou districts, accédèrent au rang de provinces en 1905.

La confédération ne s'effectua pas sans soulever de vifs débats et les sentiments populaires favorables ou opposés à sa réalisation s'exprimèrent au moyen de la musique. Une annonce du Confederation Galop du sergent H. Dixon, oeuvre publiée en 1865 dans la collection « The New Brunswick Minstrel », affirmait que cette « composition entraînante... devrait inciter chacun à voter en faveur de la Confédération ». D'autre part, La Confédération Quadrille de Léon Casorti fut sous-titrée « danse nationale inaugurée en 1840, coup de grâce en 1865 » et dédiée à George Brown (qui démissionna du gouvernement de l'Union en 1865 mais allait devenir l'un des « pères de la Confédération ») dans les termes suivants : « Son Excellence le vicomte Georges Diocletien de Braun, Chevalier du gros Castor, Ministre des Cultes ». Composée à Terre-Neuve, l'« Anti-Confederation Song », caractéristique des chansons de campagne politique du XIXe siècle, est citée dans l'ouvrage Canada's Story in Song d'Edith Fowke. Trois oeuvres publiées en 1867 doivent leur origine à la naissance du Dominion canadien : « The Maple Leaf For Ever » d'Alexander Muir; « This Canada of Ours », paroles de J.D. Edgar, musique adaptée et arrangée par E.H. Ridout; et « Our Dominion », paroles de G.R. Kingsmill et musique de J. Holt. La plus importante composition qu'ait inspirée la Confédération est sans nul doute Cantate : la Confédération de Jean-Baptiste Labelle sur un texte d'Auguste Achintre, dédiée à George-Étienne Cartier et interprétée à l'Hôtel de Ville de Montréal le 7 janvier 1868. Elle incluait la chanson de Labelle « Ô Canada! mon pays! mes amours! ». Labelle composa également une « opérette comique » satirique sur un livret d'Elzéar Labelle intitulée La Conversion d'un pêcheur de la Nouvelle-Écosse. Les protagonistes en sont un pêcheur de la Nouvelle-Écosse et un fermier québécois qui fait valoir au premier les avantages de la Confédération. La partition chant et piano fut publiée chez Boucher vers 1868. Les anniversaires de la Confédération ont été soulignés par la Marche Confédération d'A. Pleau (1919), « The Birthday of Confederation » d'Albert E. MacNutt (1927) et diverses oeuvres écrites à l'occasion de son centenaire en 1967. Voir aussi « CA-NA-DA », Centenaire - Célébrations du, Expo 67, Louis Riel, Patria, La Prima Ballerina.


Lecture supplémentaire

  • La Minerve, 11 Jan 1868

    Hare, John. 'La Cantate de la Confédération,' Papers of the Bibliographical Society of Canada, vol 5 (1966)

    'Comprehensive catalogue of new Canadian music written in honour of Canada's centennial year, 1967,' Mcan, 7, Dec 1967

    Moisan, Clément. 'La Confédération, cantate d'Auguste Achintre,' Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, vol 1, ed Maurice Lemire (Montreal 1978)