Coureurs des bois

Les coureurs des bois étaient des commerçants itinérants qui s’adonnaient sans permis à la traite des fourrures en Nouvelle-France. Les Anglais de la baie d’Hudson les appelaient wood-runners et les Anglo-Hollandais de New York, bush-lopers. Contrairement aux voyageurs, qui étaient autorisés à transporter des marchandises aux postes de traite, les coureurs des bois étaient considérés en quelque sorte comme des hors-la-loi parce qu’ils n’avaient pas de permis délivré par les autorités coloniales. Libres et indépendants, ils ont joué un rôle important dans l’exploration européenne du continent et ont établi des relations commerciales essentielles avec les peuples autochtones.



Voyageurs à l’aube
Les Métis étaient interprètes, gestionnaires, diplomates, commerçants, guides et chasseurs. Ils jouèrent un rôle essentiel dans la traite des fourrures en fournissant vivres et main-d’œuvre aux compagnies. Leur présence contribua aussi à renforcer les liens entre les marchands de fourrures et les groupes autochtones qu’ils rencontraient.

Origines

Avant le milieu des années 1660, peu de colons français se sont aventurés à l’ouest de la rivière des Outaouais. À cette époque, une chute soudaine du prix du castor, l’arrivée de quelque 3 000 serfs et soldats et la paix avec les Haudenosaunee (Iroquois) rendent la chose à la fois nécessaire et faisable.

En 1680, environ 500 coureurs des bois se trouvent dans la région du lac Supérieur, où ils essaient de distancer les intermédiaires autochtones. Ils sont là malgré l’interdiction de l’Église catholique et des autorités coloniales. Leur concurrence fait que les Autochtones sont moins nombreux à apporter des fourrures à Montréal et à Trois-Rivières.

Permis de traite et travailleurs engagés

En 1681, les autorités françaises établissent un régime de permis de traite afin de contrôler l’exode saisonnier vers les Pays d’en Haut. Des voyageurs professionnels ‒ et donc « respectables » ‒ sont désormais autorisés à transporter des marchandises aux postes de traite et n’ont généralement pas le droit de s’adonner eux-mêmes à la traite. Toutefois, il reste des commerçants rebelles, qu’on en vient à appeler « coureurs des bois » après que la Nouvelle-Orléans est devenue un nouveau carrefour de la traite au 18e siècle. (Voir aussiLa Louisiane francophone et le Canada.)

Les coureurs des bois indépendants ont joué un rôle important dans l’exploration européenne du continent et ont établi des relations commerciales essentielles avec les peuples autochtones.


En savoir plus // Coureurs de bois

Lecture supplémentaire

  • Allan Greer, Brève histoire des peuples de la Nouvelle-France (1998).
  • Gilles Havard and Cécile Vidal, Histoire de l’Amérique française (2008).
  • Georges-Hébert Germain, Les coureurs des bois. La saga des Indiens blancs (2003).
  • Georges-Hébert Germain, Les coureurs des bois. La saga des Indiens blancs (2003).
  • Louise Dechêne, Habitants et marchands de Montréal au XVIIe siècle (1974).
  • Carolyn Podruchny, Les voyageurs et leur monde. Voyageurs et traiteurs de fourrures en Amérique du Nord (2009).
  • Gilles Havard et Cécile Vidal, Histoire de l’Amérique française (2008).

Liens externes