CUSO International

CUSO International (anciennement Canadian University Service Overseas) est un organisme de développement international non gouvernemental connu surtout pour l'envoi, pendant une période de deux ans, de Canadiens qualifiés dans des postes d'assistance technique dans des pays en développement.

CUSO International

CUSO International (anciennement Canadian University Service Overseas) est un organisme de développement international non gouvernemental connu surtout pour l'envoi, pendant une période de deux ans, de Canadiens qualifiés dans des postes d'assistance technique dans des pays en développement. Il finance en outre des projets dans le Tiers Monde et participe à l'éducation en matière de développement au Canada. Créé le 6 juin 1961 par les représentants de 21 universités et de 22 organisations de partout au Canada, CUSO ne relève pas du gouvernement même si la majeure partie de son enveloppe budgétaire provient de l'AGENCE CANADIENNE DE DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL. Des donateurs canadiens lui fournissent chaque année environ un million de dollars pour ses projets.

Depuis sa création, CUSO a envoyé en poste 9000 Canadiens qualifiés dans des pays en développement. Les premières années, il s'agissait pour la plupart de diplômés frais émoulus de l'université, affectés surtout à des postes d'enseignants. Depuis une dizaine d'années, le besoin d'enseignants diminue cependant, car les pays eux-mêmes commencent à les former en nombre suffisant. Désormais, CUSO répond à une demande de commerçants, d'agriculteurs, de forestiers, de travailleurs des pêches et d'experts en matière de PME, de coopératives et de développement, sans oublier les domaines plus classiques de la santé et de l'éducation. En 1981, devant la baisse de la demande de diplômés universitaires, CUSO élimine l'affiliation universitaire de son titre et s'appelle désormais simplement CUSO. C'est alors aussi qu'il se sépare de son homologue francophone, le SUCO (Service universitaire canadien outre-mer).

Le nombre de placements atteint un sommet de 1000 personnes à la fin des années 1960. Aujourd'hui, on compte entre 400 et 500 personnes sur le terrain à tout moment. Ce ne sont plus des volontaires, mais des « coopérants », car la coopération et le partenariat sont essentiels aux rapports donnant-donnant qui caractérisent le travail auprès de gens d'une autre culture.

Alors que les agences de placement de coopérants de la majorité des pays paient elles-mêmes leurs travailleurs, CUSO a adopté une politique originale. Le gouvernement ou l'organisme étranger qui sollicite les services paie les travailleurs de CUSO aux salaires locaux. Ainsi, quand on demande un travailleur à CUSO, c'est généralement parce qu'on ne trouve pas de personne qualifiée sur place. Le fait de recevoir le même salaire que leurs collègues facilite aussi l'intégration des coopérants CUSO sur le lieu de travail. CUSO peut offrir des suppléments là où le salaire local est bas et le mandat peut être prolongé au-delà du contrat initial de deux ans.

Une bonne partie du travail de CUSO se fait auprès des collectivités locales, mais il participe de plus en plus aux grands projets de développement. Au cours des dix dernières années, il s'est engagé dans les initiatives suivantes : un projet d'alphabétisation touchant 56 villages au Sierra Leone, un projet communautaire au Bangladesh, l'assistance technique aux coopératives minières en Bolivie, un projet d'éducation et de production agricole et artisanale chez les Guaymis, un programme de production de pommes de terre au Nicaragua et un projet de puits au Togo. CUSO se charge également de l'administration de projets à l'étranger pour le compte d'autres organisations de développement international et contribue activement à la création d'organisations non gouvernementales (ONG) locales dans les pays en développement pour leur permettre de finir par gérer leurs propres affaires sans aide de l'extérieur. Avec sa base d'anciens coopérants, cet organisme occupe une position unique qui lui permet d'aider les groupes communautaires partout au Canada dans l'élaboration de programmes de sensibilisation et d'action.