Festival du printemps de Guelph/Guelph Spring Festival

Festival du printemps de Guelph/Guelph Spring Festival.

Festival du printemps de Guelph/Guelph Spring Festival

Festival du printemps de Guelph/Guelph Spring Festival. Fondé en 1968 sous les auspices de l'Edward Johnson Music Foundation, le festival s'étend sur quatre semaines, réparties en avril et mai, et met à l'affiche concerts, opéras et expositions par des artistes locaux et d'autres de réputation nationale et internationale. Il offre aussi un programme pédagogique, avec des classes de maîtres, des séminaires et des concours. Nicolas Goldschmidt (1968-87), Billie Bridgman (1988-89), Louis Applebaum (par intérim, 1989), William Lord (peu de temps en 1989) et Simon Streatfeild (à partir de 1989) se sont succédés à la direction artistique du festival. On a présenté un opéra de chambre chaque année à partir de 1969, notamment The Prodigal Son de Britten (1969); The Village Barber de Johann Schenk (1970); The Burning Fiery Furnace (1971) et Noye's Fludde (1972) de Britten; The Consul de Menotti (1973); The Rape of Lucretia de Britten (1974); Acis and Galatea de Haendel (1975); The Beggar's Opera de Britten (1976); Seabird Island de Derek Healey (1977); Psycho Red de Charles Wilson (1978); Hansel and Gretel de Humperdinck, Chip and His Dog de Menotti et All the King's Men de Richard Rodney Bennett (1979); L'Enfance du Christ de Berlioz en version scénique avec des marionnettes géantes (1980); les premières canadiennes de Post Card From Morocco de Dominick Argento (1981), The Two Widows de Smetana (1982) et Curlew River de Britten (1983); Orpheus and Euridice (1984); The Prodigal Son de Britten (1985); les premières canadiennes de The Lighthouse de Peter Maxwell Davies (1986) et de La Finta Giardiniera de Mozart (1987). En 1988, le festival donna la première représentation professionnelle d'un opéra commandé par le CA Banff, Saint Carmen of the Main de Sydney Hodkinson, livret de Lee Devin d'après la pièce de Michel Tremblay. L'année suivante, il donna la première de Crazy to Kill de John Beckwith, livret de James Reaney, une autre commande. Après un arrêt d'un an, la présentation d'opéras reprit en 1991 avec Noye's Fludde de Britten.

Les oeuvres commandées à des Canadiens ont occupé une place importante au festival : En guise d'Orphée de Wilson (1968); Festival Psalm de Lorne Betts (1969); Chants of Glory and Mercy de Talivaldis Kenins, Quatuor à cordes no 2 de Wilson et Music Without Pretensions de Gerhard Wuensch (1970); Psaume 148 d'André Prévost (1971); Cantiones Mysticae no 3 de Godfrey Ridout et Sinfonietta concertata de George Fiala (1972); Image out of Season de Wilson, Six Canadian Folk Songs de Healey et Chroma de Clermont Pépin (1973); Music for Solo Violin de Harry Somers (1974); 11 and 7 for 5 de Norma Beecroft, Convolution de Gary Hayes et Reconnaissance for Amplified String Quartet de James Montgomery (1975); Concerto pour harpe et orchestre d'Oskar Morawetz (1976). En 1977, pour célébrer à la fois son 10e anniversaire et le cinquantenaire de Guelph, le festival commanda Song for Saint Cecilia's Day de Wilson, Seabird Island de Healey et la comédie musicale The Return of the Tiger de David Archibald. Il organisa également un deuxième concours national de chant dont les juges furent Rose Bampton, lord Harewood et Léopold Simoneau. (Des concours subséquents eurent lieu en 1982 et 1987.) En 1978, le festival commanda Psycho Red et la comédie musicale The Cabbagetown Kids de Pat Patterson. Le centenaire de Healey Willan fut souligné en 1980 par la création de Limericks, une oeuvre de Harry Somers dédiée à Willan et interprétée par Lois Marshall, les Elmer Iseler Singers et le Stratford Ensemble. À l'épreuve finale du Concours national d'orgue, le gagnant reçut un prix Healey Willan de la SDE Canada et plusieurs exécutions d'oeuvres de Willan prirent place, dont la Sonate no 1 pour violon jouée par Lorand Fenyves et Patricia Parr. Parmi les autres oeuvres commandées figurent Little Lamb, Who Made Thee? de Morawetz et The Ballad of Saint George de Ruth Watson Henderson en 1982; Ces plaisirs d'Ann Southam en 1985; Silence! de Raymond Luedeke en 1986; Interplay de Lothar Klein, Earth Cycles d'Alexina Louie et Another Spring d'Eric Robertson en 1988; Crazy to Kill, Rhapsody pour orgue et orchestre de Gerald Bales et Valley of a Thousand Hills de Malcolm Forsyth en 1989; Notions de Louis Applebaum en 1990; Canonic Variations on a Theme of Mozart de Pierre Gallant et Opening Day de Peter Tiefenbach (texte de Paul Quarrington) en 1991.

Même si plusieurs artistes importants de l'étranger tels que Marilyn Horne et Jan Peerce ont donné des récitals dans le cadre du festival, les interprètes canadiens (Bouchard et Morisset, James Campbell, le Canadian Brass, le Canadian Children's Opera Chorus, Anna Chornodolska, les Festival Singers, Maureen Forrester, Ingemar Korjus, André Laplante, Oscar Peterson, le Quatuor à cordes Orford, Catherine Robbin, Scott Saint John, Steven Staryk, Robert Silverman, Jon Vickers, etc.) et les orchestres canadiens (Orchestre philharmonique de Hamilton, Orchestre symphonique de Kitchener-Waterloo, OSM, OCNA, Orchestre symphonique de Québec, TS) ont joué un rôle important dans l'évolution de ce modeste mais important festival, qui est passé de 6 manifestations et un budget de 24 000 $ en 1968 à 29 manifestations et un budget de 475 000 $ en 1991. Le festival reçoit des subventions de l'Edward Johnson Music Foundation, en plus de l'aide de ses membres, bienfaiteurs et entreprises commerciales, de la ville et de l'Université de Guelph, de la SRC, du CAO et du CAC. À l'instar de festivals européens comme ceux de Gstaad (Suisse) et Bath (Angleterre), les manifestations sont réalisées en fonction des lieux disponibles de la localité : églises, War Memorial Hall et campus universitaire. Le charme de ces lieux, auquel s'ajoute l'hospitalité de la population de Guelph, a contribué pour beaucoup au succès du festival. Les archives du festival ont été déposées à la bibliothèque McLaughlin de l'Université de Guelph en 1987.


Lecture supplémentaire

  • Benson, Eugene. 'The Guelph Spring Festival: a retrospective view,' Guelph Spring Festival souvenir program (1972)

    Edinborough, Arnold. 'Why the all-Canadian Guelph Music Festival is becoming our best,' Financial Post, 3 Jun 1972

    Clapp, Gail. 'Five orchestras to play at the Guelph Spring Festival,' OCan, vol 4, Mar 1977

    Rowcliffe, Katherine. 'Guelph Spring Festival: small festival earns big reputation,' Fugue, Apr 1977

    Edinborough, Arnold. 'Break with tradition causes setback for Guelph festival,' Financial Post, 27 Jun 1988

    Littler, William. 'A dream house for Guelph Festival,' Toronto Star, 21 Apr 1990

    Brickenden, Jack. 'Guelph springs forward,' Music, May 1991