Fort Michilimackinac

Michilimackinac n'a connu d'action militaire que pendant la GUERRE DE 1812. Sous le commandement du capitaine Charles Roberts, une troupe de 600 Britanniques, Canadiens et Autochtones du FORT ST JOSEPH débarque dans la nuit du 17 juillet 1812, un mois après le début des hostilités.

Guerre de 1812

Fort Michilimackinac (Michigan) désigne, en fait, trois postes militaires distincts sur le détroit de Mackinac, entre les lacs Huron et Michigan. Les explorateurs français, arrivés en 1634, construisent une mission sur la rive nord du détroit en 1671, puis un fort en 1690 (St Ignace, Michigan). En 1715, ils érigent une nouvelle palissade sur la rive sud (Mackinaw City, Michigan) et occupent les lieux jusqu'à l'arrivée des troupes britanniques en 1761, pendant la guerre de Sept Ans. Les Chippewas s'emparent de Michilimackinac pendant le soulèvement de Pontiac, en 1763, mais le fort est repris un an plus tard. Au cours de la Révolution américaine, le poste est déplacé non loin, sur l'île Mackinac (Michigan), pour plus de sécurité, et il est cédé aux États-Unis en 1796.

Guerre de 1812

Michilimackinac n'a connu d'action militaire que pendant la guerre de 1812. Sous le commandement du capitaine Charles Roberts, une troupe de 600 Britanniques, Canadiens et Autochtones du fort St. Joseph débarque dans la nuit du 17 juillet 1812, un mois après le début des hostilités. Il fait placer un canon sur un promontoire derrière le fort et, sachant que la garnison forte de 61 hommes ne sait pas que la guerre a éclaté, exige sa reddition. Conscient de la supériorité numérique de l'adversaire, le commandant américain, le lieutenant Porter Hanks, accepte les conditions. Par leur victoire, les Britanniques prennent le contrôle du Nord-Ouest. Par la suite, en 1814, ils construisent Fort George, afin d'avoir le contrôle du point culminant de l'île.

La présence britannique reste incontestée jusqu'en juillet 1814, moment où une flottille américaine transportant 750 soldats apparaît au large de l'île. À cause de la position élevée de Fort Michilimackinac, les canons des navires ne font guère de dégâts et les assaillants n'ont d'autre recours que de débarquer à 3,2 kilomètres au nord, ce qu'ils font le 4 août pour affronter les Britanniques et leurs alliés autochtones. La bataille de l'île Mackinac n'est pas décisive et le contingent américain bat en retraite. Dans une dernière tentative, le commandant de la flottille laisse deux canonnières, la Tigress et le Scorpion, pour maintenir un blocus, ce qui se révèle efficace jusqu'à ce que des forces venues de Michilimackinac surprennent les navires et s'en emparent au début du mois de septembre (3-5 septembre).

Après la guerre

Rendu aux États-Unis en 1815, Fort Mackinac, comme on appelle plus souvent le poste insulaire, protège un important centre de traite des fourrures jusqu'au milieu des années 1830 et il abrite une garnison jusqu'en 1895. Cette année-là, il est remis à l'État du Michigan pour qu'il en fasse un parc. Aujourd'hui, deux des forts, transformés en musées, sont ouverts au public. Les visiteurs de Fort Mackinac peuvent voir ses murs de pierre et quatre bâtiments qui remontent à la Guerre de 1812, le champ de bataille de 1814 et les ruines de Fort George. Le fort qui se dressait sur la rive sud du détroit de 1715 à 1781 a été reconstruit.


Lecture supplémentaire

  • Brian Leigh Dunnigan, The British Army at Mackinac, 1812-1815, Mackinac History and Archaeology, Number 7 (1980, reprinted in 1992) and A Picturesque Situation: Mackinac Before Photography, 1615-1860 (2008); E.O. Wood, Historic Mackinac (1918).