Garneau, Raymond

Raymond Garneau, politicien (Plessisville, Qc, 3 janv. 1935). Habituellement considéré comme l'un des cerveaux du Parti libéral, Garneau se taille une réputation en tant que ministre des Finances du Québec (1970-1976). Après des études en économie à l'U. Laval et à l'U.

Garneau, Raymond

Raymond Garneau, politicien (Plessisville, Qc, 3 janv. 1935). Habituellement considéré comme l'un des cerveaux du Parti libéral, Garneau se taille une réputation en tant que ministre des Finances du Québec (1970-1976). Après des études en économie à l'U. Laval et à l'U. de Genève, il devient chef de cabinet du premier ministre Jean LESAGE (1965), auprès de qui il demeure jusqu'en 1970. Cette année-là, il est élu à l'Assemblée nationale, et Robert BOURASSA le nomme immédiatement ministre des Finances et président du Conseil du Trésor.

Garneau occupe ces postes (en plus du ministère de l'Éducation en 1975-1976) jusqu'à la défaite du gouvernement Bourassa en 1976, pratiquant une gestion efficace durant une période difficile. Il travaille ensuite dans les milieux d'affaires, pour le Groupe La Laurentienne et la Banque d'épargne de la Cité et du District de Montréal, jusqu'à ce qu'il soit candidat aux élections fédérales de 1984; il est alors élu député de Laval-des-Rapides malgré la vague conservatrice.

Au Parlement, Garneau exerce avec discrétion mais distinction les fonctions de critique financier de l'opposition et de président du caucus libéral du Québec; en pratique, il est le chef de l'aile québécoise. En 1987, le chef libéral John Turner en fait son lieutenant québécois. Garneau décide de ne pas se représenter aux élections de 1988 et devient président-directeur général de L'Industrielle-Alliance, Compagnie d'assurance sur la vie, poste qu'il occupera jusqu'en 2005. Cette même année, John Gomery le nommera président du comité consultatif de la commission d'enquête dans le cadre de la deuxième phase de la commission Gomery sur le scandale des commandites.