George F. Walker

La carrière de G. Walker commence au début des années 1970 quand, alors qu'il est au volant d'un taxi à Toronto, il remarque une affiche demandant des scénarios originaux pour le FACTORY THEATRE qui vient d'être fondé.
La carrière de G. Walker commence au début des années 1970 quand, alors qu'il est au volant d'un taxi à Toronto, il remarque une affiche demandant des scénarios originaux pour le FACTORY THEATRE qui vient d'être fondé.


Walker, George F.

George F. Walker

  George F. Walker, dramaturge (Toronto, Ontario, 3 août 1947). Il est l'un des dramaturges et scénaristes de télévision les plus populaires et les plus prolifiques du Canada. George Walker est surtout connu pour ses comédies noires au rythme rapide qui présentent une satire corrosive de l'égocentrisme, de l'avidité et de l'agressivité de la culture urbaine qui se développent sous la pression du capitalisme.

La carrière de G. Walker commence au début des années 1970 quand, alors qu'il est au volant d'un taxi à Toronto, il remarque une affiche demandant des scénarios originaux pour le FACTORY THEATRE qui vient d'être fondé. En 1972, la compagnie présente sa première pièce, The Prince of Naples, inaugurant un long partenariat productif et bénéfique à la fois pour l'auteur et pour le théâtre.

Sa première pièce témoigne de l'influence qu'ont eue sur lui les dramaturges européens Eugène Ionesco et Samuel Beckett, mais il développe rapidement son propre style, qu'il puise dans la culture populaire à des sources telles que les films de série B (Beyond Mozambique, Science and Madness), la bande dessinée (Sacktown Rag, Bagdad Saloon), le mélodrame (Zastrozzi) et les films noirs (Ramona and the White Slaves, Theatre of the Film Noir, The Power Plays). Malgré l'illusion que donne le ton badin et ironique de ces pièces, G. Walker traite souvent des dilemmes fondamentaux de notre époque moderne.

En 1984, le style de G. Walker bascule avec Criminals in Love, la première de ses East End Plays dont l'action se situe dans les quartiers ouvriers de l'est de Toronto où il a grandi et parmi lesquelles figurent les pièces Better Living, Beautiful City, Escape from Happiness, Love and Anger et Tough! Les caricatures exagérées qui peuplaient ses premières oeuvres font place à des personnages plus reconnaissables - même s'ils sont très excentriques - de la vie courante. Cette veine se poursuit avec Suburban Motel, un cycle de six pièces produites par le Factory Theatre en 1997-1998 et Heaven, une pièce commandée par la CANADIAN STAGE COMPANY pour sa saison 1999-2000 en vue d'une présentation sur la scène principale de la compagnie, mais jouée sur sa seconde scène, plus petite, par crainte de la controverse. Après une absence de dix ans pendant lesquels il écrit surtout pour la télévision, Walker fait un retour au théâtre avec And So It Goes, pièce qui met en scène un homme et une femme d'âge moyen qui voient leur vie s'effondrer quand ils apprennent qu'ils sont ruinés. Le fantôme de l'écrivain américain décédé Kurt Vonnegut est l'un des principaux personnages de la pièce.

L'œuvre de George Walker, présentée partout dans le monde, a fait l'objet de plusieurs récompenses, dont deux PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL pour les arts de la scène, catégorie théâtre, pour Criminals in Love et pour Nothing Sacred, son adaptation de la pièce Fathers and Sons de Tourgueniev. Depuis le début des années 1980, il met en scène la plupart des premières de ses propres pièces. Il a aussi écrit pour la télévision, il a notamment coécrit This is Wonderland, The Line et Living in Your Car.

En 2006, il a été nommé Membre de l'ORDRE DU CANADA.


Lecture supplémentaire

  • Chris Johnson, Essays on George F. Walker: Playing with Anxiety (Blizzard, 1999); Craig Walker, The Buried Astrolabe: Canadian Dramatic Imagination and Western Tradition (McGill-Queens, 2001).

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