Golden Ass, The

The Golden Ass. Opéra composé par Randolph Peters sur un libretto du romancier et dramaturge Robertson Davies et commandé par Richard Bradshaw pour la Canadian Opera Company.
The Golden Ass. Opéra composé par Randolph Peters sur un libretto du romancier et dramaturge Robertson Davies et commandé par Richard Bradshaw pour la Canadian Opera Company.


Golden Ass, The

The Golden Ass. Opéra composé par Randolph Peters sur un libretto du romancier et dramaturge Robertson Davies et commandé par Richard Bradshaw pour la Canadian Opera Company. La première de la production de 1,8 million de dollars est donnée le 13 avril 1999 au Hummingbird Centre de Toronto, avec Bradshaw au pupitre. La distribution, sous la direction de Colin Graham, comprend Theodore Baerg (Festus), Kevin Anderson (Lucius), Judith Forst (Pamphilia/Antiope) et Rebecca Caine (Fotis), dans un décor et des costumes de Susan Benson.

L'opéra est inspiré du roman de 1958 de Davies A Mixture of Frailties, dans lequel un personnage compose un opéra basé sur la fable latine de Lucius Apuleius L'Âne d'or. L'hédoniste Lucius, parti en voyage à Carthage, dans une quête incessante du plaisir, a chez son hôte une rencontre sentimentale avec Fotis, une servante. Pamphilia, magicienne et maîtresse de la maison, se transforme en chouette et, en essayant de l'imiter, Lucius devient un âne. Fotis lui dit qu'il peut reprendre sa forme humaine en mangeant une rose, mais, avant qu'elle ait pu en trouver une, des bandits entraînent Lucius dans une série d'aventures généreusement pimentées de sexe et de violence. Après avoir subi de nombreuses indignités, un Lucius repenti retrouve sa forme humaine grâce à une rose de Fotis. Dans la version de Davies, les aventures sont racontées par un narrateur et jouées pendant qu'un chœur tourne en rond sur une scène qui représente une place du marché de l'antiquité.

Davies a accepté d'écrire le libretto à condition que l'opéra soit exempt de « musique stridente dodécaphonique »; lui et Bradshaw ont donc choisi Peters, qui a composé une musique tonale lyrique qu'on a comparée à des œuvres de Sondheim et Bernstein (American Record Guide, août 1999). La première de The Golden Ass a donné lieu à un fleuve de commentaires de la part des critiques quant à la valeur de l'opéra d'un point de vue populiste et moderniste. D'une part, on a reproché à l'œuvre d'être antimoderne et sa musique, impersonnelle et fade sur le plan mélodique (William Littler, Opera Canada, automne 1999); d'autre part, des critiques ont loué l'opéra pour son accessibilité, en affirmant que la partition présentait une « richesse ravélienne » transparente. (American Record Guide)

Bibliographie

Bemrose, John. « Famous last words », Maclean's, 26 avr. 1999

Trotter, Herman. « Opera everywhere: Toronto--Canadian opera: Peters' The Golden Ass », American Record Guide, juillet-août 1999

Smith, Patrick J. « In review: From around the world--Toronto », Opera News, août 1999

Viccari, Ben. « The Golden Ass: Will we see it again? », Performing Arts & Entertainment in Canada, août 1999

Littler, William. Review. Opera Canada, automne 1999

Beckwith, John. Review. Opera Canada, printemps 2000


Les oeuvres sélectionnées de Robertson Davies

Lecture supplémentaire

  • Bemrose, John. "Famous last words," Maclean's, 26 Apr 1999

    Trotter, Herman. "Opera everywhere: Toronto--Canadian opera: Peters' The Golden Ass," American Record Guide, Jul-Aug 1999

    Smith, Patrick J. "In review: From around the world--Toronto," Opera News, Aug 1999

    Viccari, Ben. "The Golden Ass: Will we see it again?," Performing Arts & Entertainment in Canada, Aug 1999

    Littler, William. Review. Opera Canada, Fall 1999

    Beckwith, John. Review. Opera Canada, Spring 2000