Grossman, Daniel Williams

Il apprend la danse folklorique à l'école élémentaire et, dès 1960, il étudie la danse moderne avec Gloria Unti. Pendant un cours d'été au Connecticut College en 1963, il rencontre Paul Taylor, qui l'invite à se joindre à sa compagnie new-yorkaise.
Il apprend la danse folklorique à l'école élémentaire et, dès 1960, il étudie la danse moderne avec Gloria Unti. Pendant un cours d'été au Connecticut College en 1963, il rencontre Paul Taylor, qui l'invite à se joindre à sa compagnie new-yorkaise.



Grossman, Daniel Williams

 Daniel Williams Grossman, danseur et chorégraphe (San Francisco, Californie, 13 sept. 1942). Fils d'un père polonais-hongrois juif et d'une mère irlandaise catholique, Grossman grandit dans un milieu très politisé. Il participe à un piquet de grève à l'âge de 10 ans et prend part aux manifestations des étudiants de l'U. Berkeley. Influencées par son éducation, ses chorégraphies traitent de thèmes comme le racisme, la sexualité, la guerre et les conflits humains, la pauvreté, le respect de la nature et le développement spirituel individuel. Son oeuvre ne se limite pas, toutefois, à de sérieuses critiques de la société, et ses créations sont souvent humoristiques et satiriques.

Il apprend la danse folklorique à l'école élémentaire et, dès 1960, il étudie la danse moderne avec Gloria Unti. Pendant un cours d'été au Connecticut College en 1963, il rencontre Paul Taylor, qui l'invite à se joindre à sa compagnie new-yorkaise. Grossman danse avec Taylor (1963-1973) et participe à des tournées partout dans le monde.

Il vit au Canada depuis 1973, l'année où il est artiste invité du TORONTO DANCE THEATRE (TDT). En 1974, il se joint à la faculté de danse de l'U. York tout en continuant à travailler avec le TDT. La pièce Higher, créée à l'U. York en 1975, mène à la fondation de la DANNY GROSSMAN DANCE COMPANY (DGDC), la même année. Higher est une oeuvre de tension sexuelle enjouée où un homme et une femme dansent sur et autour de deux chaises et d'une échelle, sur la musique de Ray Charles.

Le milieu des années 1970 est une période prolifique pour Grossman, et plusieurs de ses premières oeuvres font maintenant partie du répertoire de la compagnie. En 1976, il crée quatre nouvelles chorégraphies : Couples Suite, National Spirit, Fratelli et Triptych. National Spirit, qui traite du patriotisme américain, est sa première satire politique. En 1977, il produit trois oeuvres. Dans Curious Schools of Theatrical Dancing, son premier solo, un paranoïaque est impliqué dans une danse à la mort physiquement dangereuse; Ecce Homo s'inspire de tableaux et de dessins religieux sur l'extase et le péché; Bella, créée en collaboration avec Judy JARVIS, est inspirée par la musique de Puccini et des tableaux d'amants de Chagall. Ses autres oeuvres importantes comprennent l'apocalyptique Endangered Species, la pince-sans-rire Nobody's Business, la très sombre Ces Plaisirs, d'après The Pure and the Impure de Colette, et La Valse, un regard sarcastique sur la pauvreté et la richesse.

Soucieux de préserver la danse, Grossman et sa compagnie reprennent des oeuvres canadiennes de Patricia BEATTY, d'Anna Blewchamp, de Paula ROSS, de Judy Jarvis et de Peter RANDAZZO. Mue par une visée éducative, la DGDC tire parti des diverses compétences de ses danseurs pour offrir des ateliers et des conférences/démonstrations dans des écoles publiques et aux élèves des programmes de danse post-secondaires. Activiste culturel, Grossman est membre du conseil d'administration du Conseil des Arts de Toronto et participe à la campagne Artsvote de Toronto visant à éduquer les électeurs et les politiciens locaux en matière de culture. Il est aussi professeur adjoint au département de danse de l'U. York.

Il reçoit le prix Jean A. Chalmers pour la chorégraphie (1978), un prix Dora Mavor Moore pour la meilleure nouvelle chorégraphie (1988), le prix d'excellence William Kilbourn pour l'ensemble de ses réalisations, remis par le Toronto Arts Awards (1998), et le Dance Ontario Award (1998).