Guerre civile russe, intervention du Canada dans la



Canadiens en Sibérie
L'artillerie canadienne de campagne fait partie du corps expéditionnaire envoyé à Murmansk; elle combat vaillamment au sud d'Archangel. Les Bolsheviks sont supérieurs en nombre, mais les Canadiens se distinguent au combat (avec la permission du Musée canadien de la guerre).
Les Canadiens en Sibérie
1919. Quelque 6000 soldats viennent s'ajouter à diverses unités alliées en Russie. Vladivostok, Russie (Bibliothèque et Archives Canada C-091749).

Guerre civile russe, intervention du Canada dans la

  Après l'effondrement de l'empire russe en 1917, l'Allemagne et l'Autriche peuvent transférer une bonne partie de leurs troupes à l'est vers le front occidental, augmentant ainsi la pression sur les forces alliées déjà très éprouvées en Belgique et en France.

Pour y remédier, les Alliés décident de soutenir les « Russes blancs » anticommunistes qui, une fois revenus au pouvoir, auraient repris la guerre à l'est contre l'Allemagne et l'Autriche, une stratégie chaudement appuyée par les autorités à Londres et à Paris, qui souhaitent purger la Russie des Bolcheviks. Acquiesçant à la volonté de Londres, le gouvernement canadien dépêche alors, au milieu de 1918, quelque 6 000 soldats qui viennent s'ajouter à diverses unités alliées en Russie.

Bien que des Canadiens périssent lors de violents affrontements dans le Nord de la Russie et lors de combats aériens au-dessus de la Mer Noire, la plupart de nos soldats, surtout ceux en Sibérie, reviennent au pays sans avoir combattu. Le premier ministre Robert Borden reconnaît par la suite que le Canada a commis à la fois une erreur politique et une bourde militaire. Subséquemment, les dirigeants canadiens se montreront plus réticents à accepter sans réflexion préalable les recommandations d'autres pays en vue de participer à des opérations militaires à l'étranger.