Willan, Healey

En plus de son travail à l'église, il gagna une partie de sa vie comme organiste de la Saint Cecilia Society de 1895 à 1900, comme dir. de la Wanstead Choral Society de 1904 à 1906, et comme dir. de la Thalian Operatic Society en 1906.


Willan, Healey

 (James) Healey Willan. Compositeur, musicien d'église, organiste, chef de choeur, professeur (Balham, auj. intégrée à Londres, 12 octobre 1880 - Toronto, 16 février 1968). A.R.C.O. 1897, F.R.C.O. 1899, D.Mus. h.c. (Toronto) 1920, LL.D. h.c. (Queen's) 1952, D.èsL. h.c. (Manitoba) 1954, D.Mus. h.c. (Cantuar) 1956, D.èsL. h.c. (McMaster) 1962, F.R.S.C.M. 1963, F.R.H.C.M. 1965. Willan affirmait avoir reçu le don de lire la musique, bien que ses ancêtres (parmi eux des Irlandais, selon une légende entretenue dans sa famille) n'aient pas été musiciens mais, pour la plupart, médecins, maîtres d'école et membres du clergé. Sa mère avait quelque talent pour la musique et, quand il eut quatre ans et demi, elle devint son premier professeur, tâche qu'elle partagea avec sa gouvernante, Mlle De Bruin, qui lui enseigna des exercices pour les cinq doigts. À huit ans et demi, il entra comme stagiaire en probation à la Saint Saviour's Choir School d'Eastbourne et fit de tels progrès dans ses études qu'en six mois, fait sans précédent à l'école, il devint petit chanteur régulier. Il étudia le piano et l'orgue, l'harmonie et le contrepoint. Successivement nommé bibliothécaire adj. à l'église Saint Saviour's elle-même, il accéda au poste convoité de « doctor's boy » qui comportait la tâche d'aider l'organiste de l'église en préparant la musique appropriée, en époussetant les touches de l'orgue et en mettant en marche la soufflerie pneumatique. À 11 ans, il commença à diriger les répétitions du choeur, composé de garçons plus âgés que lui, à toucher l'orgue et à diriger l'office du soir à Saint Saviour's, en alternance avec l'organiste adulte. Sa voix mua à 14 ans mais il lui fut néanmoins permis de demeurer une année de plus à l'école. À son départ, Walter Hay Sangster, dir. de l'école et o. m. c., le complimenta en des termes que Willan jugea très flatteurs : « Vous me manquerez. Vous n'avez jamais eu une belle voix, mais n'avez jamais raté une attaque. » Il commença à étudier l'orgue avec William Stevenson Hoyte, organiste à l'église All Saints de Londres. Willan se dit redevable à Sangster et à Hoyte de son éducation musicale de base (« des inconnus en vérité, mais de grands pédagogues »). Plus tard au cours de sa vie, il citait volontiers les remarques des deux hommes, dont la suivante de Hoyte : « N'importe quel idiot peut jouer des notes; je veux entendre de la musique! » Les dons musicaux naturels de Willan semblent avoir correspondu à ses préférences : adolescent, il s'amusait à réaliser des exercices de contrepoint strict dans les cinq espèces à deux, trois, quatre et cinq parties au-dessus et en-dessous du cantus. Pendant son apprentissage avec Hoyte, il étudia aussi le piano avec Evlyn Howard-Jones. Il envisagea une carrière de pianiste de concert, spécialiste de la musique de Brahms dont « la dignité, le souffle et l'ampleur » lui inspiraient un profond respect, mais une blessure à l'avant-bras qui restreignit l'usage de sa main droite mit fin à ce rêve. Il fut o. m. c. à l'église Saint Saviour's, Saint Alban's, Hertfordshire, de 1898 à 1900, à la Christ Church, Wanstead, de 1900 à 1903, puis à Saint John the Baptist, Holland Road, Kensington, de 1903 à 1913. Il se tailla une réputation de spécialiste du plain-chant dans la langue vernaculaire (c'est-à-dire en anglais plutôt qu'en latin), intérêt qu'il partageait avec son ami Francis Burgess et qui fut le prolongement naturel de ses opinions religieuses - opinions qui remontaient à son enfance, alors que l'Église d'Angleterre était aux prises avec un conflit interne entre les factions protestante et anglocatholique, cette dernière s'alignant sur le mouvement d'Oxford. Les Willan furent d'ardents adeptes de la faction anglocatholique qui tendait à réintroduire la doctrine et le rituel abandonnés par l'Église anglaise depuis la Réforme. Les esprits s'échauffèrent au point où il y eut des bagarres de rues, et deux membres de la famille de Willan furent physiquement assaillis. Ce conflit, qui était en réalité celui de la rigueur intellectuelle contre la sentimentalité populaire, devait déterminer l'attitude de Willan à l'endroit du culte chrétien et cela pour toute sa vie. L'Église anglicane ne permettait pas l'usage du latin dans ses offices mais acceptait le plain-chant en langue anglaise; Willan consacra beaucoup de temps et de travail à rapprocher les deux. Dans le but de promouvoir l'usage du plain-chant en anglais, il prêcha par l'exemple en le mettant à l'honneur dans ses églises (sauf entre 1913 et 1921) et en assuma la révision, l'harmonisation et la publication. Comme prolongement de son oeuvre, il entra dans les rangs de la Gregorian Assn de Londres en 1910.

En plus de son travail à l'église, il gagna une partie de sa vie comme organiste de la Saint Cecilia Society de 1895 à 1900, comme dir. de la Wanstead Choral Society de 1904 à 1906, et comme dir. de la Thalian Operatic Society en 1906. Il corrigea aussi des épreuves pour Novello, enseigna et composa diverses oeuvres musicales. En 1904, il fut élu membre de la Philharmonic Society de Londres, ce qui lui permit d'assister aux répétitions d'orchestre, notamment celles que dirigeait Arthur Nikisch, selon lui le plus grand chef d'orchestre qu'il ait vu à l'oeuvre. En 1905, il épousa Gladys Ellen Hall (voir Gladys Willan), une étudiante en musique qui allait lui donner quatre enfants et demeurer à ses côtés jusqu'à sa mort en 1964.

C'est avant la deuxième décennie du XXe siècle que Willan fut exposé aux influences musicales les plus déterminantes. Parmi les compositeurs du continent, ce furent Wagner, Brahms et Tchaïkovsky; parmi les compositeurs britanniques, Elgar est souvent cité, mais Godfrey Ridout, élève de Willan, pense et probablement à juste titre, que Parry et Stanford eurent une influence plus considérable, même si Willan admirait Elgar comme homme (« il était généreux et bon d'esprit, un chic type »).

En 1913, Willan reçut de la part d'A.S. Vogt, principal du TCM (RCMT), l'offre du poste de chef du dépt des matières théoriques, laissé vacant par Humfrey Anger. Un ami de Vogt avait recommandé Willan après l'avoir entendu jouer à Londres. Plusieurs années après, Willan révéla que les chiffres 3 et 13 ayant marqué les étapes de sa vie, il avait décidé d'accepter cette offre qui lui parvint le troisième jour du troisième mois de l'année 1913, alors qu'il était âgé de 33 ans. Néanmoins, bien que le mysticisme celte (hérité ou assimilé) ait été un élément important de sa personnalité, il semble que cette décision fut davantage basée sur des motifs d'ordre économique que sur le hasard des chiffres. Trois semaines après son arrivée à Toronto, il accepta le poste d'o. m. c. à l'église anglicane Saint Paul's, rue Bloor. En 1914, il fut chargé de cours et examinateur à l'Université de Toronto. De 1919 à 1925, il fut aussi dir. mus. du Hart House Theatre de l'université et, à ce titre, écrivit et dirigea la musique de scène de 14 pièces. En 1920, il devint vice-principal du TCM, poste qu'il occupa jusqu'en 1936 alors qu'il fut remercié pour des raisons d'économie, ce qui déclencha une controverse considérable (voir sir Ernest MacMillan). Il a été dit que Willan ne s'était pas montré très apte à diriger le TCM, ses intérêts le portant beaucoup plus vers la composition et l'enseignement. Des observateurs maintiennent toutefois qu'il démissionna de lui-même pour protester contre un certain favoritisme. De toute manière, l'incident créa entre Willan et MacMillan un froid qui persista de nombreuses années, même s'ils se réconcilièrent par la suite, du moins jusqu'à ce que Willan fût nommé en 1937 à la faculté de musique de l'Université de Toronto (voir ci-dessous).

En 1921, son ami le père Griffin Hiscocks, recteur de la petite et modeste église anglicane de Saint Mary Magdalene du centre-ville, sollicita son aide pour trouver un o. m. c.. Willan ne trouva que lui-même à proposer, démissionna de l'église Saint Paul's le 12 octobre (geste qu'il qualifia de cadeau d'anniversaire) et entreprit avec Saint Mary une association qui allait durer jusqu'à sa mort. Du point de vue financier, le changement était dénué de sens, mais le père Hiscocks était prêt à lui confier l'entière responsabilité de la musique sous tous ses aspects, à lui donner carte blanche pour modifier la forme des offices et même l'architecture des lieux au besoin. Willan entreprit d'instituer l'office musical de style anglocatholique, style qui fut identifié nettement comme tel lors des offices de Noël 1921. Il ne regretta jamais sa décision; en 1963, il déclara : « Cela donne le sentiment d'être chez soi, d'un accomplissement total... faire le travail que l'on a envie de faire et que l'on se sent capable de mener à bien. »

Membre de l'Arts and Letters Club de Toronto durant plus de 50 ans, il en fut le prés. élu pour l'année 1923. Blagueur impénitent, l'un de ses premiers gestes fut de mettre en musique le texte des statuts. Le club était le lieu de rencontre d'intellectuels bons vivants et Willan put donner libre cours à son penchant pour la conversation stimulante avec ses pairs, jouir de la compagnie d'autres collègues artistes et, occasionnellement, s'adonner à une consommation de ce noble liquide qu'est le whisky, ce qui suscita ce bon mot de sa part : « Je suis Anglais par la naissance, Irlandais par l'origine, Canadien par adoption, et <Scotch> par absorption. »

Willan agit comme prés. (1922-23 et 1933-35) du CCO (CRCO) et plus tard fut nommé prés. honoraire et membre à vie de l'organisme. Il fut organiste en titre de l'Université de Toronto de 1932 à 1964, et fut ainsi appelé à jouer aux convocations et autres cérémonies officielles, en plus de donner chaque année un certain nombre de récitals pour les étudiants. Ses programmes étaient de bonne tenue même s'il ne se considérait pas comme un brillant organiste de concert et prétendait être incapable de jouer ses propres oeuvres majeures. En général, les récitals d'orgue l'ennuyaient (« l'orgue est un instrument terne ») et il faisait remarquer facétieusement que les seuls qu'il pouvait endurer jusqu'au bout étaient ceux qu'il donnait lui-même. En 1933, il agit comme prés. de l'Authors and Composers Assn du Canada et, au cours de la même année, fonda les Tudor Singers, un choeur mixte de 10 voix qu'il dirigea dans des programmes de musique de la Renaissance jusqu'à ce que la Deuxième Guerre mondiale ait entraîné sa dissolution en 1939 (voir Saint Mary Magdalene Singers). En 1936, Willan fut nommé prés. de la commission des examinateurs de l'Université Bishop's. Il enseigna le contrepoint et la composition à l'Université de Toronto (1937-50) et fut chargé de cours durant les étés de 1937 et 1938 à l'Université du Michigan et durant l'été de 1949 à l'Université de la Californie à Los Angeles. En 1943, il devint prés. du British Organ Restoration Fund, dont le but était d'aider au financement de la restauration des orgues de la cathédrale de Coventry. En 1950, il fut cofondateur et dir. mus. de la Gregorian Assn de Toronto. En 1953, accédant à la demande de l'évêque anglican de Toronto, il fonda la Toronto Diocesan Choir School (voir Maîtrises) et en assuma la direction musicale. Cette même année, premier non-résident de Grande-Bretagne titulaire de ce privilège, il reçut la commande d'« O Lord Our Governour », un hymne en l'honneur du couronnement d'Elizabeth II. Il fut fait membre honoraire de la LCCoomp en 1955, et l'archevêque de Canterbury lui décerna en 1956 un Lambeth Doctorate, la plus haute récompense qu'un musicien anglican puisse recevoir de son Église. Willan appréciait cette distinction plus que toute autre. En 1958, il fut fait « fellow » de l'Ancient Monuments Society d'Angleterre. En 1960, le CRCO établit une bourse annuelle en son honneur, le Prix Healey Willan. L'année suivante, il reçut la médaille du CAC et, en 1967, fut nommé compagnon de l'Ordre du Canada tandis que l'Ontario lui décernait un diplôme de reconnaissance de son action dans la vie musicale canadienne. Le CRCO créa en 1978 un comité pour encourager la célébration du centenaire de sa naissance. Ce comité devint le Healey Willan Centennial Celebration Committee, groupe d'admirateurs de Willan présidé par Nicholas Goldschmidt et voué à l'organisation en 1980 de manifestations en son honneur partout au Canada. Le 4 juillet 1980, le ministère des Postes du Canada émit, en même temps qu'un timbre à l'effigie d'Emma Albani, un autre timbre à l'effigie de Willan, qui devint alors l'un des deux premiers musiciens canadiens à être ainsi honorés. RCI lui a consacré un coffret de sa collection Anthologie de la musique canadienne, paru en 1982 (5-ACM 11), qui contient les enregistrements de 16 oeuvres et un documentaire préparé par Godfrey Ridout.

Dans les classes de Willan ont défilé Ewart Bartley, Howard Brown, Muriel Gidley, Ida Krehm, Glenn Kruspe, Horace Lapp, George Maybee, Scott Malcolm. Adelmo Melecci, Stanley Osborne, David Ouchterlony, Charles Peaker, Mgr Ronan, Margaret Sargent, Frederick Silvester, Ernest White et Michael Winesanker. Il compta aussi parmi ses élèves quelques compositeurs dont le style reflète l'influence du maître : Gerald Bales, Patricia Blomfield Holt, F.R.C. Clarke, Margaret Drynan, Robert Fleming, Walter MacNutt et Godfrey Ridout. Cette influence est cependant moins apparente dans les oeuvres de Louis Applebaum, John Beckwith, Kelsey Jones, William McCauley, Kenneth Peacock, Eldon Rathburn et John Weinzweig. Mary Willan Mason, fille de Healey, fut membre fondatrice de la Junior Vogt Society, active de la fin des années 1930 jusqu'en 1941. Mason fut aussi dir. administrative de la Fédération chorale de l'Ontario (1975-1982).

La réputation de Willan ne repose pas seulement sur son oeuvre de compositeur, mais aussi sur ses travaux dans d'autres domaines. Comme professeur, il avait surtout recours à l'encouragement et à l'exemple. Godfrey Ridout a fait remarquer : « Il ne pouvait enseigner la composition et n'essaya pas de le faire. Il engageait plutôt un dialogue sur les oeuvres et suggérait des améliorations. » Bien qu'incapable de comprendre et d'apprécier la musique du milieu du XXe siècle (« j'entends seulement des sons étranges qui m'étonnent et me dérangent »), Willan put entretenir de bonnes relations avec les élèves qui s'y adonnaient. Comme le dit Applebaum : « Il se tenait loin de certaines des nouveautés qui avaient cours, mais cela n'était pas important... Cela n'entravait jamais nos relations avec lui. » Comme chef et répétiteur de choeur, il favorisa l'appréciation du plain-chant et de la musique de la Renaissance, et ses idéals en matière de sonorité chorale suscitèrent beaucoup d'émulation. Par ses cours et articles et avant tout par l'exemple qu'il donna à Saint Mary Magdalene, il lutta sans répit contre la musique d'église médiocre. En résumé, sa stature comme homme public fut un encouragement pour les musiciens des générations qui ont suivi.

L'oeuvre

Willan comparait souvent la messe, rituel principal du culte de son église, à un drame sacré. Il avoua également son attachement profond et fidèle à Wagner. Il n'est donc pas surprenant de le voir préoccupé toute sa vie par la musique de théâtre. Cleopatra, une scène lyrique, remonte à 1907, et il travaillait à The Play of Our Lady peu de temps avant sa mort. Il considérait lui-même l'opéra Deirdre comme son oeuvre la plus importante quoique cette opinion ne soit pas généralement partagée. Deirdre a été l'objet de critiques pour son manque de puissance dramatique, le relief insuffisant de son instrumentation et une influence wagnérienne trop prononcée. Il a été dit de plus, bien qu'il s'agisse d'un truisme, qu'il n'avait pas écrit pour l'avenir, peut-être même pas pour son temps. Reconnaissant ce fait lui-même, Willan répliqua que la beauté est éternelle, et que son devoir comme compositeur était de contribuer à cette beauté en utilisant des formes et un langage acceptés, plutôt que de chercher à découvrir la forme et le son des choses de demain. Deirdre demeure un chef-d'oeuvre, imparfait peut-être, mais débordant d'une musique séduisante. De même que Transit through Fire et Brébeuf, Deirdre est le résultat d'une commande de la SRC pour la radio. Brébeuf fut ensuite présenté en concert à deux reprises. Deirdre fut remanié considérablement en 1962, 1964 et 1965 pour les besoins d'une production à la scène. The Beggar's Opera, L'Ordre de Bon Temps et les quatre « ballad operas » ont pour origine des chansons folkloriques (y compris des chansons canadiennes-françaises et amérindiennes). Cet intérêt pour le folklore trouva aussi son expression dans de nombreux arrangements pour une voix et pour choeur.

Ses grandes oeuvres pour choeur et orchestre témoignent de liens étroits avec le passé. Il s'y trouve à l'occasion quelques signes d'un style beaucoup plus personnel qui distingue les meilleures de ses oeuvres plus brèves pour choeur sans accompagnement. Le Te Deum laudamus en si bémol est un bon exemple du grand style où de nobles mélodies élégiaques harmonisées sans recherche s'allient à d'audacieux effets d'antiphonie dans un genre rappelant Parry et Stanford. L'introduction de beaux passages lyriques au sein de cette formule (particulièrement manifeste dans « Come, thou beloved of Christ » de la Coronation Suite de 1953) rappelle l'approche de Gerald Finzi à ce genre de musique. Ces éléments se retrouvent aussi dans plusieurs des grandes oeuvres pour choeur et orgue, dont quelques-unes comportent des accompagnements facultatifs pour divers instruments. Dans cette catégorie figurent plusieurs chants patriotiques ainsi que des « ballads » et des hymnes pour choeur.

Les oeuvres pour orchestre et pour harmonie de Willan évoquent l'ampleur, la noblesse et les longues mélodies qu'il admirait chez Brahms. L'ombre d'Elgar s'y profile aussi, mais davantage dans la mélodie et certaines tournures harmoniques que dans l'orchestration. La critique la plus fréquemment adressée aux deux Symphonies s'en prend à ce qui passe pour un sens déficient de la couleur orchestrale. En réalité, comme l'a souligné Godfrey Ridout, la musique n'a d'autre ennemi qu'elle-même dans le cas présent : elle semble, par son orchestration, lutter contre elle-même. Un parallèle avec la musique d'Edmund Rubbra vient à l'esprit. La Symphonie nº 2, en do mineur, est sans doute la plus populaire. Mais la première ne mérite pas l'oubli dont elle est l'objet par comparaison. Plusieurs marches pour harmonie ou orchestre n'échappent pas à la convention. Par contre, le Concerto en do mineur pour piano a de quoi surprendre. On en décèle aisément les influences, mais sa vigueur, la rigueur de sa construction et de son discours, jointes aux traits de bravoure de la partie solo en font une oeuvre des plus attrayantes. On ne peut pas revendiquer à son endroit une grande profondeur, mais il séduit d'emblée et mérite d'être entendu plus souvent. Il est significatif qu'une comparaison entre des premières oeuvres en manuscrit et des oeuvres pour orchestre ultérieures montre très peu de différences dans le style et l'approche. En fait, le premier mouvement de la Symphonie nº 1 contient de la musique esquissée d'abord vers 1910.

Willan a signé peu d'oeuvres de musique de chambre. En 1974, l'exécution partielle d'un Trio en si mineur (1907-15) permit d'entrevoir une oeuvre excellente. Malheureusement, l'oeuvre n'a pas été conservée dans sa totalité. La Sonate nº 1, en mi mineur, pour violon et piano, est une oeuvre populaire dans la tradition du romantisme à son déclin, tandis que la Sonate nº 2, en mi, venue plus tard, a la structure de la suite baroque. Ce qui subsiste d'un projet de quatuor à cordes, un Poem pour orchestre à cordes, fait souhaiter qu'une plus grande part de l'oeuvre eût dépassé le stade d'ébauche. Il existe de nombreux fragments manuscrits d'oeuvres dans ce genre. L'absence de musique pour piano est plutôt décevante : il n'y a qu'une oeuvre importante, Variations and Epilogue on an Original Theme pour deux pianos. Pour le reste, la production pour piano de Willan est strictement à but pédagogique.

Avec la musique pour orgue, Willan aborda un monde différent où il s'est montré parfaitement à l'aise. Sa contribution a été significative et durable. Une oeuvre se détache entre toutes : la monumentale Introduction, passacaille et fugue de 1916. On rapporte que Joseph Bonnet la considérait comme la plus grande en son genre depuis Bach (il existe à cet égard une forte concurrence de la part de Rheinberger, Reger et Karg-Elert). Il s'agit d'une oeuvre de virtuosité alliant la profondeur à l'imagination et à la diversité, de belle architecture et haute en couleur. Elle constitue le sommet de la première période de composition pour orgue qui débuta vers 1906 avec une Fantasia sur « Ad coenam agni ». Les Préludes et fugues en do mineur et en si mineur et l' Epilogue appartiennent aussi aux oeuvres importantes de cette période; si elles n'explorent pas les possibilités de l'instrument autant que le chef-d'oeuvre de Willan, elles n'en sont pas moins idiomatiques et très caractéristiques de leur époque. Elles trahissent un esprit anglais inné (relevé de saveur stanfordienne) auquel s'allie un chromatisme européen que l'on retrouve chez Reger et Karg-Elert. (Willan connut et joua quelques pièces de ce dernier, mais il est douteux qu'il ait entendu beaucoup de Reger à l'époque où il écrivit ces pièces.) Willan écrivit encore quelques petites pièces pour orgue au cours des quatre décennies suivantes, mais ce n'est qu'en 1950 qu'il se remit sérieusement à composer pour cet instrument. Son style d'alors, considérablement épuré, était devenu plus contrapuntique. De 1950 à 1960, les préludes de chorals constituèrent son mode d'expression favori : Six Chorale Preludes I et II, Five Preludes on Plainchant Melodies et Ten Hymn Preludes I, II et III sont les collections importantes. Même dans les compositions de style libre, la sobriété est évidente. A Fugal Trilogy, Five Pieces for Organ et Andante, fugue et choral en sont de bons exemples. Une exception est la Passacaille et fugue nº 2 où il se permet de plus grandes effusions dans une fugue qui est peut-être sa meilleure.

La musique d'église nous amène encore dans un autre domaine. Les écarts entre les liturgies religieuses à l'intention desquelles il composa engendrèrent des styles remarquablement différents. Pour le rite luthérien, il travailla dans un idiome simple, strict, ni particulièrement lyrique ni très riche du point de vue harmonique, sorte de Gebrauchsmusik religieuse. Une Missa brevis en sol (1954) en est une bonne illustration, de même que diverses collections résultant de commandes : sept motets, dix hymnes et sept hymnes-anthems. Dans les offices réguliers du culte anglican, son style refléta fidèlement celui des compositeurs d'église qui furent ses modèles dans ses années de formation - les deux dernières décennies du XIXe siècle. The Office of Holy Communion en sol, Te Deum en si bémol et Magnificat and Nunc dimittis en si bémol sont des oeuvres représentatives. Par la suite, Willan abandonna une bonne part du chromatisme et du lyrisme exacerbé de ce style, et écrivit dans une veine diatonique plus simple, utilisant davantage l'imitation. Des oeuvres du milieu du siècle telles Magnificat and Nunc dimittis en mi bémol, « Sing We Triumphant Songs » et « O Praise the Lord » illustrent à son mieux son style plus récent. Plusieurs hymnes-anthems du début des années 1960 sont écrits dans la même veine.

Les oeuvres composées pour l'église Saint Mary Magdalene sont d'un type différent : elles reflètent les besoins de la liturgie anglocatholique et exploitent la tendance de cette dernière vers un certain mysticisme. L'intérêt profond que Willan portait au plain-chant et à la polyphonie et sa conviction de leur adaptation à ce type d'office du culte apparaissent clairement dans cette musique. Modalité, ligne vocale mélismatique, liberté rythmique basée sur l'accentuation verbale et un souci plus prononcé du contour linéaire que de la conformité verticale se combinent pour arriver à un idiome tout à fait personnel. C'est là ce qui différencie ces oeuvres du reste de sa production et en font peut-être la part la plus importante. Les exemples les plus probants en sont les 14 mises en musique de la Missa brevis (1928-63), une collection de 11 Liturgical Motets (1928-37) dont les 3 motets à Notre-Dame (B. 312-314) sont à juste titre les plus populaires, les nombreuses mises en musique de cantiques en plain-chant et faux-bourdon, une collection antérieure de Six Motets et les Responsaries for the Offices of Tenebrae publiés en 1956. Willan, comme musicien d'église, composa aussi diverses oeuvres plus courtes, dont des airs d'hymnes, chants sacrés, faux-bourdons et introïts, sans compter des recueils d'anthems pour choeurs d'enfants et plusieurs noëls et arrangements de noëls. Il faudrait aussi mentionner trois oeuvres chorales d'importance. An Apostrophe to the Heavenly Hosts est une page élaborée pour grand choeur double sans accompagnement et petit choeur. Son style est unique dans la production de Willan, opposant un souffle d'une ampleur presque russe à des passages en accords très simples traités en antiphonie. « Gloria Deo per immensa saecula » est de forme plus classique, consistant en un prélude et une fugue. Laissée dans l'ombre, une cantate en six mouvements, The Mystery of Bethlehem, attend d'être reprise.

Il faut ajouter plusieurs madrigaux et chansons à parties ainsi que des arrangements de chants folkloriques pour choeurs profanes et plus de 100 mélodies originales, oeuvres en grande majorité inconnues mais que Willan lui-même tenait en haute estime. Elles méritent une réévaluation.

Depuis 1970, la Bibliothèque nationale du Canada est dépositaire des documents personnels de Willan. En 1972, elle organisa une exposition : « Healey Willan - l'homme et sa musique ». Elle publia en même temps le Catalogue Willan compilé par Giles Bryant, premier du genre à être consacré à l'oeuvre d'un compositeur canadien. Un supplément fut publié en 1982. Simultanément, les recherches s'intensifièrent : Willan a fait l'objet du plus grand nombre de thèses jamais rédigées sur un musicien canadien (voir BIBLIOGRAPHIE). F.R.C. Clarke, qui étudia en détails sa vie et son oeuvre, a également terminé ou orchestré certaines pièces, dont le Requiem, Dirge for Two Veterans, Hymn to the Sun et Introduction et allegro pour quatuor à cordes. Willan conserve son statut de compositeur agréé du Centre de musique canadienne.

Voir aussi Anthems, motets et psaumes, Cantate, Couronnements, Festivals du CP, Messes, Musique religieuse anglicane, Orgue - Composition, Plain-chant, Te Deum Laudamus.

COMPOSITIONS (Sélection)

Les numéros suivant chaque catégorie sont ceux qui figurent dans le Catalogue Willan de Bryant.

Théâtre (B. 1-B. 42)

The Beggar's Opera B. 19, « ballad opera » (Gay) : 1927; v, fl, cl, cdes; FH 1928.

L'Ordre de Bon Temps / The Order of Good Cheer B. 20, « ballad opera » (Louvigny de Montigny, trad J.M. Gibbon) : 1928; TTBB, fl, ht, vn, vc, clavn; FH 1928.

Hymn for Those in the Air B. 28, musique de scène (D.C. Scott) : 1942; narr, pt, orch; ms.

Voir aussi Brébeuf B. 29, Deirdre B. 30, Transit through Fire B. 27.

14 partitions de musique de scène pour le Hart House Theatre, 5 autres partitions de musique de scène, 4 autres « ballad operas » (2 sont perdus), autres oeuvres achevées et inachevées et fragments d'oeuvres.

Choeur avec accompagnement instrumental (B. 43-B. 64)

« O Lord, Our Governour » B. 56 (psaumes div) : v. 1953; SATB, orch; ms; HMV ALP-1057 (ch et orch combinés, Boult dir), (1977) Vista VPS-1053 (Exultate Singers, G. O'Brien dir., T. Farrell org).

Coronation Suite B. 57 (Milton, J.E. Ward, Saintes Écritures) : 1952; SSATB orch; BMIC 1953 (2e, 4e, 5e mvts); (2e, 5e mvts) RCI 118 (Orchestre symphonique de la SRC), (5e mvt) RCA LSC-3054 et Mel SMLP-4030 (Ch Mendelssohn de Tor).

Aussi 9 grandes oeuvres pour ch et orch.

Orchestre ou harmonie (B. 65- B. 91a)

Symphonie nº 1 B. 70 : 1936; grand orch; Ber (location).

Symphonie nº 2 B. 74 : 1941 (rév 1948); grand orch; Ber (location) RCI 23 (Orchestre symphonique de la SRC), CBC SM-133 et 5-ACM 11 (TS).

Concerto B. 76 : 1944 (rév 1949); p, orch; Ber (location); RCI : Album canadien nº 1 et RCA DM-1229 (Butcher), CBC SM-205 et 5-ACM 11 (Henig), CBC SMCD-5108 (Ozolins).

Royce Hall Suite B. 78 : 1949; harm; AMP 1952; (1971) CUWE-10 (ens à vent de l'Université Cornell).

Overture to an Unwritten Comedy B. 79 : 1951; orch moy; ms; CBC SM-143, 2-CBC SM-5050 et 5-ACM 11 (Orchestre de la SRC à Vancouver).

Three Fanfares B. 81 : 1959; 4 tpt, 3 trb, tim; ms.

Poem B. 82 : 1959; orch cdes; ms; 2-CBC SM 5050 (Orchestre de la SRC à Vancouver).

3 oeuvres de jeunesse pour orch; 12 autres oeuvres pour orch ou harm dont 5 marches (Élégie héroïque B. 83, enregistrée par l'Edmonton Wind Ens, CBC SM-5079; Centennial March B. 84, enregistrée par l'OS Edmonton, CBC SMCD-5093); plusieurs oeuvres inachevées pour orch.

Musique de chambre (B. 92-B. 120)

Trio en si mineur B. 98 : 1907; vn, vc, p; ms.

Sonate nº 1 B. 100 : 1916; vn, p; BMIC 1955; RCI 124 et 5-ACM 11 (Pratz).

Sonate nº 2 B. 101 : v. 1921; vn, p; Bosworth 1923; RCI 42 (Pratz), RCI 243 (Staryk).

Plusieurs oeuvres inachevées.

Piano (B. 121-B. 142)

Variations and Epilogue on an Original Theme B. 126 : 1913-15; 5-ACM 11 (L. et I. Zuk).

Orgue (B. 143-B. 212)

Prélude et fugue B. 146 : 1908; Novello 1908; Col MD-6798 (Francis Jackson).

Prélude et fugue B. 147 : 1909; Novello 1909.

Introduction, passacaille et fugue B. 149 : 1916; G. Schirmer 1919; Odeon CSD-1550C et Gamut UT-7054 (Jackson), Savvy S-1001 (Games), Aeolian-Skinner AS-318S (Albert Russell), World WRC1-4968, Gothic G-48629-CD et 5-ACM 11 (Tuttle).

Rondino, Elegy and Chaconne B. 171 : 1956; Novello 1957.

Fugal Trilogy B. 176 : 1958; OUP 1959, GVT 1973; (« nº 1 ») Col MS-6798 (Jackson).

Five Pieces for Organ B. 177 : 1958; BMIC 1959; (« Fanfare ») Sears SR-101568 et Wat WR-8024 (Bales).

Passacaille et fugue nº 2 B. 178 : v. 1959; Peters 1959; Col MS-6798 (Jackson), CBC SM-202 et 5-ACM 11 (Geoghegan).

Oeuvres pour org dont 97 préludes de chorals et plusieurs arr, quelques-uns enregistrés par Geoghegan, David Hill, Francis Jackson, H. McLean, Nowl Rawsthorn, E. Robertson et Raymond Sunderland.

Choeur (B. 212-B. 664)

Six Motets B. 303-B. 308 (div) : 1924; SATB; Gray 1924; (nº 1) RCI 11 (Saint Mary Magdalene Singers).

« Rise Up, My Love, My Fair One » B. 314 (Song of Solomon) : 1929; SATB; OUP 1929; Cap T-6041 (Ch de l'Université York), Cap ST-6248 et Hallmark CHS-3 (Festival Singers), RCI 11 et SMM 0002 (Saint Mary Magdalene Singers), AP 175 (église Saint Andrew and Saint Paul, Montréal), RCI 491 (Ens vocal Tudor de Mtl), Grouse 100 (Van Chamb Choir), World WRC1-4159 (cathédrale All Saints, Halifax).

« Behold the Tabernacle of God » B. 318 : 1933; SATB (divisi); Fischer 1934; Cap ST-6248, Hallmark CHS-3 et RCI 207 (Festival Singers), VCR 8301 (Vancouver Cantata Singers), Wat WR-8027 (Ch de chamb de l'Université Memorial, T.-N.), 2-Audat WRC6-696 (Concert Choir de l'Université de l'Alberta).

« The Three Kings » B. 425 (Housman) : SSATBB; OUP 1928; Cap ST-6248 et RCI 207 (Festival Singers), Col MS-6019 (Mormon Tabernacle Choir), Music Library MLR-7065 (A Cappella Choir du State College de San Jose), SMC 1001 (église Saint Mathias, Montréal), Marquis ERA-107 (Van Chamb Choir),LCH 1000 (Lutheran Church of Honolulu).

Red Carol Book B. 429 (div), Willan éd. : SATB (unisson), p; FH 1930.

Carols for the Seasons B. 442 (div), Willan arr : unisson (SS ou SA), clavr; Concordia 1959.

The Mystery of Bethlehem B. 585, cantate (div sources liturgiques, trad Athelstan Riley, John Mason Neale) : sop, basse, SATB, org, instr facultatifs; Gray 1923, 1951.

« Gloria Deo per immensa saecula » B. 593 (York Doxology, trad Alan G. McDougall) : 1950; SSATB; Western 1952; RCI 207 et Cap ST-6248 (Festival Singers).

The Story of Bethlehem B. 595 (Bible) : 1955; vx à l'unisson, SSAA, org; Concordia 1955.

Canadian Psalter B. 608, éd. en plain-chant (Bible), Willan éd. : vx à l'unisson; Église anglicane du Canada 1963; (sélections) SMM 7506 (église Saint Mary Magdalene).

« Hymne à l'occasion du Centenaire de la confédération canadienne » / « Anthem for the Centennial for Canadian Confederation » B. 611 (R. Choquette, adap anglaise J. Glassco) : 1966; SATB (TTBB ou vx à l'unisson), p; BMIC 1966; Saint Simons Church T 55562-3 (Saint Simon's Choir, E. Hanson dir).

Voir aussi An Apostrophe to the Heavenly Hosts B. 584.

14 mises en musique de la Missa brevis, 12 mises en musique de la Messe dont des messes latines et de la liturgie luthérienne.

39 faux-bourdons et 15 mises en musique complètes de cantiques.

11 motets liturgiques, plus de 20 motets div.

Plus de 40 anthems, plus de 30 hymnes-anthems, 31 mélodies d'hymnes, plus de 40 faux-bourdons sur des mélodies d'hymnes, nombreuses adaptations de plain-chant.

Quelques-unes des oeuvres précédentes ont été enregistrées par les choeurs de la cathédrale Saint Mark (Minneapolis, Minn.), de l'église Saint Andrew (Scarborough), de l'église Saint Andrew and Saint Paul (Montréal), de l'église Saint Mary Magdalene (Toronto), de l'église Saint Simon-the-Apostle (Toronto), de la Grace Church on-the-Hill (Toronto), de l'église Saint Mathias (Westmount), de la cathédrale de Washington (D.C.), par le Bishop Strachan School Chapel Choir, les Central College Tudor Singers (Danville, Ky), les chorales du College of Saint Nicholas (Chislehurst, Angl.), du Concordia College (Moorhead, Minn.) et de l'Université York, les Choralaires, les Festival Singers, les Leslie Bell Singers, le Mormon Tabernacle Choir, le Choeur Mendelssohn de Toronto, l'Ensemble vocal Tudor de Montréal, les University Singers (Université de la Colombie-Britannique) et le Vancouver Chamber Choir. Certaines figurent sur le coffret 5-ACM 11.

Oeuvres chorales profanes : 15 chansons à parties (B. 614-B. 664), 14 arr de chants folkloriques, autres oeuvres div. Plus de 100 mélodies originales et plusieurs arr de chansons folkloriques pour v (B. 665-B. 766), dont Chansons canadiennes (B. 743-B. 744). F. Harris a réédité les Healey Willan Song Albums (B. 736-B. 737) et les Songs of the British Isles (B. 741-B. 742) en 1980. Maureen Forrester et les Anne Campbell Singers ont enregistré certains chants.

Discographie

Voir « Enregistrements sonores » dans le Catalogue Willan de Bryant pour les enregistrements des oeuvres de Willan jusqu'en 1972, et les sections 3 et 4 pour la liste des disques et bandes par Willan et d'autres à son sujet. On trouve dans le suppl. des correctifs et une mise à jour jusqu'en 1982.

Filmographie

Le Vent qui chante / Music in the Wind (ONF 1945).

Man of Music (ONF 1959).


Liens externes