Île Saint-Joseph

L'île Saint-Joseph, 370 km2 se trouve à l'entrée est de la RIVIÈRE ST. MARYS, dans le chenal North qui relie les lacs HURON et SUPÉRIEUR, à environ 30 km au sud-est de Sault Ste. Marie (Ontario). L'île correspond à la section la plus à l'ouest de la partie canadienne de l'ESCARPEMENT DU NIAGARA.

L'île Saint-Joseph, 370 km2 se trouve à l'entrée est de la RIVIÈRE ST. MARYS, dans le chenal North qui relie les lacs HURON et SUPÉRIEUR, à environ 30 km au sud-est de Sault Ste. Marie (Ontario). L'île correspond à la section la plus à l'ouest de la partie canadienne de l'ESCARPEMENT DU NIAGARA. Les Chippewa appelaient l'île Anipich ou Payentanassin, un nom qui décrit les feuillus présents sur l'île. Anipich apparaît sur une carte dessinée par René de Bréhant de Galinée en 1670, basée sur des observations qu'il a faites au cours de ses voyages avec son compagnon sulpicien, François DOLLIER DE CASSON. Le nom « St-Joseph » apparaît sur une carte produite en 1744, et on pense que ce sont des missionnaires jésuites qui l'ont attribué.

En 1797, l'armée britannique construit le fort SAINT-JOSEPH sur la pointe sud-ouest de l'île. À l'époque, ce fort est le poste militaire le plus à l'ouest du Canada. Il devient le lieu de rendez-vous pour les marchands et les autochtones. Même s'il fut détruit au cours de la GUERRE DE 1812, on peut encore aujourd'hui visiter ses vestiges qui font maintenant partie d'un site historique national. Les premiers agriculteurs s'y installent à la fin du XIXe siècle.

De nos jours, la majorité de la population de l'île habite en deux communautés, Hilton Beach et Richards Landing. L'île est connue pour son SIROP D'ÉRABLE et comme une destination touristique. Un pont (construit en 1972) enjambe le chenal Saint-Joseph, une voie navigable importante, et relie l'île au continent.

Le complexe du Village-musée de l'île St. Joseph retrace l'histoire de l'île depuis la traite des fourrures jusqu'à la moitié du XXe siècle.