Institut canadien de musique/Canadian Institute of Music

Institut canadien de musique/Canadian Institute of Music. Fondé (1929) à Montréal et dirigé par Rodolphe Mathieu, il avait pour but la création d'un centre intellectuel permettant aux « jeunes artistes et littérateurs de se produire devant un public d'élite ».
Institut canadien de musique/Canadian Institute of Music. Fondé (1929) à Montréal et dirigé par Rodolphe Mathieu, il avait pour but la création d'un centre intellectuel permettant aux « jeunes artistes et littérateurs de se produire devant un public d'élite ».


Institut canadien de musique/Canadian Institute of Music

Institut canadien de musique/Canadian Institute of Music. Fondé (1929) à Montréal et dirigé par Rodolphe Mathieu, il avait pour but la création d'un centre intellectuel permettant aux « jeunes artistes et littérateurs de se produire devant un public d'élite ». Le 27 février 1930, il présenta un premier concert consacré à des compositrices canadiennes. En 1931, l'institut prétendait regrouper 22 studios dans la métropole et s'annonçait comme « la plus grande institution d'enseignement général de musique au Canada ». À partir de 1930 l'Institut présenta les Soirées Mathieu. Ces concerts, d'abord mensuels puis donnés irrégulièrement, se poursuivirent jusqu'en 1952 et eurent lieu successivement aux hôtels Windsor et Ritz-Carlton, et au Cercle universitaire. La première Soirée (28 octobre), consacrée aux oeuvres de Mathieu, fut donnée par Hortense Lord (Sonate pour piano), Paul Trottier et le Quatuor à cordes Durieux (Deux poèmes) ainsi que Lucien Plamondon et Ulysse Paquin, accompagnés par le compositeur (Sonate pour violoncelle et piano et Saisons canadiennes). À partir de la deuxième réunion, les soirées prirent le plus souvent la forme de causeries-concerts, au cours desquelles un ou deux conférenciers abordaient des thèmes aussi divers que la littérature, l'art, la philosophie, la science, la psychologie ou la politique. Parmi les artistes invités ont figuré George M. Brewer, Paul Doyon, Jean Leduc, Roland Leduc, Anna Malenfant et le jeune André Mathieu qui présenta ses propres compositions en 1935. Les bénéfices de ces soirées étaient consacrés à des bourses d'études aux gagnants d'un concours de virtuosité organisé annuellement par l'Institut dès 1930. Fleurette Beauchamp compta à trois reprises parmi les lauréats - qui avaient également le privilège de se produire en récital lors d'une soirée Mathieu - et fut la première bénéficiaire du Prix de Paris (1933). L'activité de l'Institut prit fin vers 1956.