La Guignolée

« La Guignolée ». « Un refrain, peut-être la seule trace de souvenirs qui remontent à l'époque druidique. » C'est ainsi que l'historien français Jean-Jacques Ampère décrivait cette chanson en 1854.

La Guignolée

« La Guignolée ». « Un refrain, peut-être la seule trace de souvenirs qui remontent à l'époque druidique. » C'est ainsi que l'historien français Jean-Jacques Ampère décrivait cette chanson en 1854. En effet, la guignolée qui se prononce en France, ignolée, guillonée, guillona ou aguilanleu, selon la région, est une dérivation de « au gui l'an neuf » (mots prononcés par les druides lors de la cueillette du gui). Dans Chansons populaires du Canada (Québec 1865), Ernest Gagnon donne trois versions recueillies au Québec et décrit les différentes coutumes accompagnées par ce chant. Au début de chaque année nouvelle, des gens passent de porte en porte pour « la guignolée », quêtant vêtements et nourriture pour les plus démunis. Cette coutume a survécu surtout dans les petites villes et les campagnes. La chanson a été enregistrée sur micr. par Monique Miville-Deschênes (Gamma GS 135) et par Hélène Baillargeon avec les Bouttes en train (Folk. FC 7229).