Lac Témiscamingue

Le lac Témiscamingue, d'une superficie de 304 km2, d'une longueur de 108 km et d'une altitude de 180 m, est situé à la frontière de l'Ontario et du Québec, à l'extrémité sud-ouest du Québec, Le lac se nomme « Timiskaming » en Ontario et « Témiscamingue » au Québec.

Le lac Témiscamingue, d'une superficie de 304 km2, d'une longueur de 108 km et d'une altitude de 180 m, est situé à la frontière de l'Ontario et du Québec, à l'extrémité sud-ouest du Québec, Le lac se nomme « Timiskaming » en Ontario et « Témiscamingue » au Québec. Il chevauche la frontière, la moitié se trouvant en Ontario et l'autre au Québec, et sa largeur varie de quelques centaines de mètres à 8 km. Son nom, un mot algonquin qui signifie « à l'endroit où l'eau est profonde », résume bien ses caractéristiques physiques. Le lac est profond (122 m en moyenne), sauf dans les parties basses et argileuses de l'extrémité nord-est, qui sont asséchées quand le niveau de l'eau est bas. On retrouve le long de ses rives Est et Sud-Est des falaises escarpées qui font partie des HAUTES-TERRES LAURENTIENNES et qui, jusqu'au XIXe siècle, étaient couvertes de forêts de PINS. La même topographie prévaut sur la rive Sud-Ouest, mais au nord de la rivière Montréal, où le lac s'élargit, les collines cèdent le terrain à des pentes plus douces. Sur le plan géologique, le lac Témiscamingue est un lac fossile du lac Barlow, un lac glaciaire remontant à environ 10 000 ans.

Avant l'arrivée des Européens dans cette région, les ALGONQUINS occupent les terres situées au nord-est du lac, les OJIBWÉS sont au sud et les CRIS au nord-ouest. Tous sont impliqués dans la TRAITES DES FOURRURES au début des années 1670 et, à partir de ce moment jusqu'au début du XIXe siècle (quand la traite se déplace vers le nord-ouest), le lac Témiscamingue sert surtout de voie de transport pour les compagnies de fourrures successives et leurs négociants. Toutefois, dans les années 1830 et 1840, le zèle missionnaire amène d'abord les OBLATS et ensuite les SULPICIENS dans cette région. Au cours de ces mêmes années, des bûcherons achètent des droits de coupe le long de la rive Est du lac dans la région de Kipawa. Dans les années 1870, le territoire des bûcherons s'est étendu vers le nord et de l'autre côté du lac, sur la rive Ouest. Dans les années 1880, une colonie permanente s'installe autour du lac Témiscamingue, au Québec grâce aux efforts de missionnaires colonisateurs comme le père Paradis à VILLE-MARIE et, en Ontario, grâce au travail d'hommes tels que Charles C. Farr, le fondateur d'HAILEYBURY. Le premier bateau commercial à vapeur prend le lac en 1882. Quatorze sont en activité en 1900. Toutefois, dès lors, les chemins de fer se substituent progressivement aux lacs dans le domaine du transport. La ligne secondaire du Canadien Pacifique, la Temiskaming Colonization Railway, qui part de Mattawa vers le nord du Québec, rejoint TÉMISCAMINGUE en 1894 et Ville-Marie en 1925. Le gouvernement ontarien entreprend la construction de son propre chemin de fer de colonisation, le Temiskaming and Northern Ontario (T & NO), en 1902. En 1905, le T & NO a déjà rejoint NEW LISKEARD, le village rural à l'embouchure du ruisseau Wabi sur le lac Témiscamingue, et, trois ans plus tard, il est raccordé au National Transcontinental Railway à COCHRANE, dans le Grand Clay Belt. En tant qu'instrument de développement, le T & NO se révèle être une immense réussite, rendant possible la création d'un grand nombre de villes d'exploitation argentifère (COBALT) et aurifère (TIMMINS, KIRKLAND LAKE) à l'ouest et au nord-ouest du lac. Ces chemins de fer et les routes construites dans la région dans les années 20, à partir de NORTH BAY et de Mattawa provoquent le déclin du lac Témiscamingue comme voie de transport commerciale après la Première Guerre mondiale, mais il trouve une nouvelle vocation dans le tourisme et le loisir.